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Bordeaux primeurs,
Foires aux vins Le classement
2002 des meilleures
AOC bordelaises |
Evaluation générale du millésime par
appellations (moyenne proportionnelle) |
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cliquez
sur l'image pour l'agrandir
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Moyenne des notes par région
Le graphique ci-dessus présente la moyenne des notes obtenues
pour tous les vins d'une AOC.
88 à >90 = excellents
86 à 88 = très bons
84 à 86 = bons
< 84 = généralement plaisants, mais peuvent de cas en cas
manquer de caractère, de complexité ou de concentration. |
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Ces évaluations par appellations vous permettront de définir vos
priorités en vue de vos achats Bordeaux Primeurs ou lors des
Foires aux vins. Pour plus de détails, consultez grâce à notre moteur de recherche, les plus belles réussites (et les échecs marquants) de chaque
région par millésime.
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Millésime 2002
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CONDITIONS CLIMATIQUES
Un hiver trop doux et sec occasionnant des débourrements précoces et des floraisons laborieuses. Un début d'été pourri par une pluviométrie anormalement élevée, provoquant
coulure et
millerandage, plus particulièrement dans les
Merlots. Juillet et août sont curieusement frais et encore pluvieux. Bref, à la fin août, tout le monde pense le
millésime définitivement compromis en se demandant si les raisins allaient enfin mûrir. Et puis miracle! Dès le 10 septembre, s'installe pour presque un mois, un temps beau et sec, alternant avec des nuits fraîches, le tout accompagné d'un vent du nord-est favorisant la concentration des raisins par le phénomène de dessiccation.
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CUEILLETTE ET VINIFICATION: LA GLOIRE DU CABERNET ET DU PETIT VERDOT
Si au dernier moment et de manière totalement inespérée, les cieux s'étaient enfin réconciliés avec les viticulteurs, le travail dans les vignes a été particulièrement compliqué en 2002. Pourriture et
millerandage nécessitent des tries impitoyables. Dans certaines parcelles, l'hiver précédent, trop sec, provoque un stress hydrique des vignes en septembre 2002, cela malgré les pluies abondantes de l'été. Les
Merlots, arrivant à maturité plus tôt et très sensibles à la pourriture, doivent être vendangés de manière anticipée. Les meilleurs vins proviennent donc des cépages majoritairement
Cabernet-Sauvignon et
Petit-Verdot qui ont pu être récoltés très mûrs car ayant profité au maximum de cette période météo idéale. Les
Cabernets sont ramassés avec un degré d'alcool potentiel dépassant parfois les 13 degrés! L'acidité naturelle devrait à terme venir équilibrer cette impression un peu lourde et alcooleuse. Cependant, la qualité médiocre des peaux des baies font que les
tannins semblent manquer parfois de complexité.
Les producteurs ayant mené leur barque avec doigté et finesse dans ces courants difficiles, présentent finalement d'excellents vins fruités, étonnants de tonicité. Ils ne sont hélas qu'une petite minorité. Par contre, de nombreux vins présentent des caractéristiques végétales marquées ou des
tannins d'une curieuse sècheresse, avec en
finale une
amertume désagréable.
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COMMENTAIRES SUR NOS ANALYSES
Incontestablement, et à quelques exceptions près dans le
Saint-Emilionais, les grandes réussites sont à chercher sur la
rive gauche, plus particulièrement à
Pauillac et
Saint-Julien qui, une fois encore, présente des vins d'une qualité remarquable malgré l'hétérogénéité du
millésime.
Ainsi dans le BORDEAUX TOP 10, on trouve 3 Pauillac, 2 St-Julien, 2 St-Emilion et 1
Pessac-Léognan-Graves. Ce classement est complété par deux liquoreux de
Sauternes, dont les meilleurs domaines ont produit des vins aromatiques et relativement légers, mais d'une délicieuse
texture.
Margaux,
Saint-Estèphe,
Pomerol,
Médoc et
Haut-Médoc sont totalement absents à ce stade du classement.
Avec le BORDEAUX TOP 50, la domination de la
rive gauche se confirme avec la moitié des vins provenant de cette région. Les liquoreux trustent 30% des places d'honneur, alors que
Pomerol et Saint-Emilion se partagent chichement les 20% restants.
2002 marque la contestation de la suprématie au sein de certaines régions. Ainsi à
Margaux, appellation dont les résultats globaux sont loin d'égaler ses pairs de la
rive gauche,
Palmer vole pour une fois la vedette à
Château
Margaux. A St-Julien,
Léoville-Barton se porte à hauteur de l'incontournable
Léoville las
Cases.
Pauillac exhibe sa superbe trilogie
(Mouton -
Latour - Lafite), mais les lieutenants de l'appellation sont qualitativement très proches
(Pichon
Lalande,
Pichon Baron et
Lynch-Bages). A
Sauternes,
Guiraud
et Haut Peyraguey viennent sérieusement concurrencer
Climens, alors que
Rieussec est cette année en retrait par rapport à son classement des années précédentes.
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ACHETER? OUI - MAIS SELECTIVEMENT!
Tirés vers le bas par la conjoncture économique mondiale en pleine déprime, un Euro excessivement fort pénalisant les acheteurs Américains et Asiatiques, ainsi que des marchés boursiers à la ramasse sur les trois dernières années, les prix des primeurs ont cette année subi une très nette cassure, de l'ordre de 30% par rapport à 2001, et parfois plus de 50% par rapport au spéculatif, mais excellent 2000. Ainsi, les prix de certains Crus Classés se sont retrouvés au niveau de 1996.
Faut-il pour autant procéder à des achats en primeurs? Vont-ils encore baisser d'ici 2004-2005? Qui peut le dire...? De même que pour tout autre investissement, bourse,
SICAV, immobilier, marché de l'art etc..., il faut que chacun se fasse son scénario et tire ses conclusions. Certains pensent qu'ils vont trouver ces vins au même prix, voire moins cher dans deux ans dans les Foires aux vins ou ailleurs. C'est possible. Pour ma part, je prend le pari que la situation générale va s'améliorer d'ici fin 2004 et par conséquent, que les prix ne vont d'ici là plus baisser. Vont-ils monter? Pas énormément parce que les stocks sont encore importants dans des millésimes comme 97, 99 et 2001. Je prévois au plus 10 - 15% de hausse dans deux ans sur les meilleurs 2002, pour autant que la conjoncture économique s'améliore.
Ainsi, commander aujourd'hui un des 15-25 châteaux qui, aux dires des experts, ont vraiment réussi leur livrée 2002, fait du sens. Les commandes des amateurs vont se porter prioritairement sur ces vins-là, lesquels risquent de disparaître du marché assez rapidement, d'autant plus que les
rendements cette année sont d'environ 30% inférieurs à la moyenne. Il est donc possible que dans deux ans, il soit difficile de les trouver dans les Foires aux vins, du moins aux prix d'appels. Les meilleures bouteilles seront d'ailleurs certainement en grande partie en train de vieillir tranquillement dans les caves de ceux qui les auront commandé en primeur !
2002 sera l'année plaisir, où les spéculateurs seront absents. Par conséquent, et bien que 2002 se présente comme un
millésime de garde, la plupart des amateurs garderont ces vins pour les boire en attendant leurs meilleurs 2000. Mais pour 2002, encore plus que pour les
années précédentes, le mot d'ordre est la SELECTION !
Enfin, aux dires de nombreux dégustateurs, les vins blancs secs sont généralement inférieurs aux grands 2001.
Grâce à sa méthodologie "mathématique" et implacable, Winemega est à même de vous donner tous ces renseignements, clairement, en toute objectivité et sans conflit d'intérêts.
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Pour Winemega.com, Alain Bringolf,
juin 2003
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