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Bordeaux primeurs,
Foires aux vins Le classement
2004 des meilleures
AOC bordelaises |
Bordeaux 2004: un millésime classique avec de gros volumes |
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cliquez sur l'image pour l'agrandir
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Evaluation générale
du millésime par appellations
Le graphique ci-dessus présente la moyenne des notes obtenues
par tous les vins par AOC. Ce tableau est exprimé sur une base 100 relative. Ainsi, les appellations se comparent par rapport à la meilleure d'entre elles, qui est située tout à gauche du graphique avec une valeur
relative de 100 points. 88 à >90
points = excellents
86 à 88 points = très bons
84 à 86 points = bons
< 84 points = généralement plaisants, mais peuvent de cas en cas manquer de caractère, de complexité ou de concentration.
Ces évaluations par appellations vous permettront de définir vos
priorités en vue de vos achats Bordeaux Primeurs ou lors des
Foires aux vins. Pour plus de détails, consultez grâce à notre moteur de recherche, les plus belles réussites (et les échecs marquants) de chaque
région par millésime.
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Bordeaux 2004, compte rendu et analyse
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CONDITIONS CLIMATIQUES
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millésime 2004 représente un contraste radical par rapport
à l'année précédente aux caractéristiques de fruits surmûris
et parfois cuits. Alors que la date des
vendanges 2003
constituait un record de précocité (août), 2004 est le
millésime
le plus tardif depuis 1988 avec une énorme récolte cueillie
jusqu'en octobre. Les températures entre fin juin et début
septembre étaient en moyenne 10° inférieures à celles de
2003, mais furent ensuite largement supérieures à la moyenne
durant les mois de septembre et octobre. La pluie arriva au
moment des vendanges les plus tardives, après le 10 octobre,
mais ne compromit cependant pas la qualité de la récolte grâce
à l'excellent mûrissement automnal des raisins. (Jancis
Robinson)
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CUEILLETTE ET VINIFICATION
Les deux années précédentes avaient été marquées par des récoltes particulièrement réduites. Ainsi, les vignes avaient accumulé de nombreuses réserves d'énergie. Pour les viticulteurs les plus exigeants, cette vigueur nouvelle a du être maîtrisée par la coupe radicale de grappes superflues bien avant la vendange. Ces opérations s'avérèrent absolument essentielles afin de prévenir la dilution et la pourriture grise due à un mois d'août humide après un début d'été très chaud. La nature offrit un certain répit aux vignerons durant le mois de septembre et octobre avec un retour de la douceur et de la
sécheresse sur la région du sud-ouest, jusqu'au début des vendanges. Ainsi, le
millésime 2004 n'a généralement pas procuré de problèmes insurmontables aux viticulteurs bordelais. Mais, afin d'assurer une belle qualité, ces derniers devaient procéder, avant la mise en cuve, à l'élimination de certaines baies de
Cabernet aux peaux trop épaisses et manquant de maturité. Un
pressurage en douceur était d'ailleurs absolument recommandé afin d'éviter l'amertume liée aux pépins plus gros qu'à l'accoutumée.
(Neil
Martin)
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CONCLUSIONS DE WINEMEGA
Une fois n'est pas coutume, en 2004, aucune appellation ou région
ne semble particulièrement sortir du lot. Ainsi, on trouve de
belles réussites un peu partout, autant sur la
rive
gauche (Médoc)
que sur la
rive droite (Libournais). De même, les
"ratages" se répartissent tout aussi équitablement.
Les grands terroirs, surtout lorsque les vignes ont été
conduites avec la rigueur nécessaire, ont tous produit des vins
d'un grand classicisme.
31 châteaux ont, cette année, obtenu une note moyenne
au-dessus de 90/100.
A titre de comparaison, 34 crus atteignaient la marque de 90+ en
2003, 22 en 2002, 17 en 2001, 28 en 2000 et 19 en 1999. Ces
valeurs expriment bien la haute qualité des meilleurs crus
cette année. Les mesures de l'écart-type entre les notes des dégustateurs
demeurent basses. Ceci signifie qu'un consensus s'est dégagé
entre les critiques sur la qualité de ces vins.
En général, l'appellation gagnante est
Saint-Julien - dont la
régularité légendaire est ici récompensée. Puis suivent de
près
Pauillac et
Saint-Emilion. Les vins liquoreux de
Sauternes-Barsac, après trois années merveilleuses (2001, 2002
et 2003) tirent cependant bien leur épingle du jeu, même si le
niveau général des 2004 ne devrait pas tout à fait
concurrencer ses illustres aînées. Pomerol et
Pessac-Léognan-Graves
affichent un excellent résultat d'ensemble.
Margaux a produit
parmi les meilleurs vins de l'année, mais les résultats de
l'ensemble de l'appellation sont quelque peu irréguliers. Après
deux glorieuses années (2002 et 2003),
Saint-Estèphe semble
rentrer dans le rang cette année. Le résultat d'ensemble des
appellations
Médoc,
Listrac,
Haut-Médoc,
Moulis et autre
satellites de la
rive droite est légèrement en retrait de la
moyenne générale.
Comme souvent, les propriétés les plus exigeantes et
ambitieuses ont produit des vins excellents. Mais il y a de
nombreux 2004 décevants, dont les vignes surchargées et les
grappes pas toujours mûres, dont les vins sont en déficit d'équilibre.
Ainsi, ils ne manquent généralement pas de
tannins, mais ils
sont parfois rudes et âpres, avec une sensation exacerbée par
le peu de
fruit mûr qui permettrait de les contrebalancer. Ceci
est particulièrement marqué pour certains vins de la
rive droite - Saint-Emilion et Pomerol, dont les sélections en amont
furent insuffisantes. (Jancis Robinson)
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EFFET NOTE
Cette année nous avons fait une estimation statistique de l'effet des notes chiffrées des critiques sur le prix - ou Effet Note. Cette mesure est particulièrement marquée en 2004 avec une hausse moyenne de +16% pour chaque point additionnel à la note chiffrée. En comparaison, cet Effet Note n'était que de +11% en 2003, +12% en 2002 et 2001, +15% en 2000, +9% en 1999, +12% en 1998
et enfin +10% en 1997.
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STYLE
Le consensus veut que 2004 se définisse comme un
millésime classique dans le Médoc. On trouve de nombreuses similarités avec les grandes années 1988 et 1996. Ainsi, les 2004 sont généralement frais, classiques et de définition précise. Ceci ne s'applique cependant qu'aux propriétés qui ont bien géré les vignobles, soit sacrifié à d'importantes
vendanges vertes et d'énergiques effeuillages préliminaires afin de permettre au soleil de faire mûrir convenablement les baies. Rétrospectivement, les producteurs ayant procédé à une cueillette anticipée en septembre, n'ont pas obtenu une pleine maturité de leurs fruits. Par contre, ceux qui ont fait preuve de patience et attendu un mois supplémentaire, ont travaillé des Cabernets de très belle qualité. Le volume, cette année, est très généreux, ce qui devrait permettre de proposer ce
millésime à des prix notoirement à la baisse par rapport à 2003. Ainsi,
Latour et
Margaux ont travaillé sur des
rendements de 59 et 55 hectolitres par hectare, ce qui représente près du double de l'année précédente!
(Simon Staples -
BBR)
Grâce à sa méthodologie "mathématique" et implacable, Winemega est à même de vous guider dans vos choix, clairement, en toute objectivité et sans conflit d'intérêts.
Merci aux contributeurs mentionnés pour leurs appréciations du
millésime.
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Pour Winemega.com, Alain Bringolf,
juin 2004
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