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Bordeaux Primeurs 2010,
commentaires de dégustation sur Castillon |
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Il se confirme que 2010 est un GRAND millésime. Mais avec
certains bémols. |
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Contrairement à 2009, où de nombreux domaines moins prestigieux
avaient produits des vins remarquables, 2010 est un millésime où
le terroir a parlé! |
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Les sols moins qualitatifs constitués de sables, limons ou de
graves légères, ont souffert des conditions climatiques
particulières en 2010. Malgré des températures relativement
fraîches durant l'été, de nombreux vignobles ont connu des
blocages végétatifs dus à la sécheresse. En voulant "rattraper
le coup" grâce aux conditions favorables de l'arrière saison,
certains domaines ont récolté trop tôt (plus particulièrement
sur le Merlot) et présentent des vins aux tannins durs, parfois
végétaux. Mais l'excès inverse existe avec des grains cueillis
très (trop) mûrs, donnant alors des vins lourds, chauds,
alcooleux et peu digestes. |
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Par contre, les meilleurs terroirs constitués de graves profondes,
de calcaires ou de sols argilo-calcaires, ont généralement
produit des vins époustouflants.. riches, denses, compacts,
rappelant à certains égards les meilleurs 2005! La noblesse du
Cabernet, plus particulièrement du Cabernet-Franc, est une
caractéristique majeure du millésime. |
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S'il est à craindre que les prix des crus dits "de luxe" restent
hors de portée de bourse de la plupart des amateurs, il y aura à
coup sûr de belles affaires sur des propriétés moins
prestigieuses, mais jouissant d'un beau terroir. |
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Domaine de l’A : arômes purs, gorgés de fruits rouges,
framboise. Puissant et harmonieux sur le palais, avec ses tannins
croquants bordant un fruit éclatant. Expressif, racé, juteux.. Un
véritable must cette année! 93-96 |
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Clos Puy Arnaud : arômes racés de fruits rouges et
d’eucalyptus. Trame serrée, dense et sphérique en bouche. Le fruit est
solaire mais sans lourdeur. Finale équilibrée, revenant sur des notes de
réglisse. Très bien. 90-93 |
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Ampélia : arômes crémeux de moka et d’épices. L’entame
est bien dessinée, conservant une tension acide bien calibrée. Corps
rond, assez puissant et volumineux. Finale persistante et veloutée.
87-90 |
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Argilius
: assemblage à 80% Merlot, 15% Cab. Franc et 5% Cab.
Sauvignon. Le nez à ce stade est sur la réduction mais dévoile déjà des
arômes fruités fins et élégants. Belle vivacité sur le palais, dessinant
un fruit mûr et gourmand. Rond et équilibré, avec une puissance retenue.
La finale est encore un peu brute, mais devrait certainement s’assouplir
en fin d’élevage. 87-90 |
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Lamartine, cuvée Excellence : nez élégant de coulis de
fruits noirs, de cèdre et de boîte à cigare. Attaque pleine, équilibrée,
concentrée. Les tanins sont souples, bien fondus. Bonne tension tout au
long de la bouche. Un vin de plaisir, sapide et bien fait. 87-90 |
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La Brande: beau fruit rouge au nez. De la fraîcheur en entrée de
bouche avec des tannins fins. Construit pour donner un plaisir immédiat.
85-88 |
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Veyry: l’élevage est très présent au nez. D’entrée, la
structure est volumineuse avec beaucoup de mâche. Léger déséquilibre sur
la seconde partie de bouche qui manque de rebond. Doit encore se fondre.
85-88 |
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Arnauton (Castillon) : le nez est marqué par l’élevage.
Notes torréfiées et de choco. Ce vin à 100% Merlot est cependant
expressif en bouche, assez profond avec un corps plutôt rond. Finale un
peu chaude. 84-87 |
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Clos des Lunelles : arômes de fruits rouges confiturés et
légère oxydation au nez. L’attaque manque de grâce avec des tanins un
peu secs. Le corps est plutôt massif, suggérant une extraction excessive
? A suivre après l’élevage.. 84-87 |
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Lamartine : fruits un peu compotés et réglisse au nez.
L’attaque est pleine, fumée, compacte. La bouche est mûre, longue,
révèlant une légère amertume. Les tanins sont fermes, serrés. Vin
actuellement en prise de bois. Doit encore se fondre. 84-87 |
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Reynon : nez de fruits noirs, myrtille et bois fumé. La bouche peine
un peu à décoller par manque de support acide. Fruit un peu cuit et une
certaine linéarité jusqu’en finale. 83-86 |
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Laussac : nez un peu diffus, assez fermentaire à ce
stade. La définition en bouche cependant manque de précision, dominée
par un fruit très chaud. De complexité correcte. 82-85 |
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Faugères : le fruit est compoté au nez. La bouche peine à
décoller, manquant de relief et de vivacité terminant sur une finale
marquée par la mollesse. 81-84 |
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Joanin-Bécot : liqueur de cerise, résine de pin au nez. Bonne
accroche en bouche avec des tannins serrés. Seconde partie de bouche
encore marquée par l’élevage avec une sécheresse en finale. Doit encore
se fondre. A revoir. |
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Alain Bringolf, pour Winemega.com
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