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Bordeaux:
les vins, les domaines, les châteaux, les rumeurs circulant dans les chais bordelais
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Les nouvelles du Zinc -
Mars 2006
Vins de Bordeaux: les domaines, les châteaux Tous les potins et rumeurs circulant dans les chais... |
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Chateau
Montrose repris
Martin Bouygues, à la tête du Groupe de construction du même nom, a admis être en pourparlers avancés pour le rachat de
Château
Montrose, le célèbre Second Grand Cru Classé 1855. Bien que Martin et son frère Olivier parlent d'une transaction d'ordre privée, l'offre a cependant été confirmée par le
Groupe
Bouygues, lequel est également un des acteurs principaux dans les secteurs de la télécommunication en France. Pour information, la capitalisation du
Groupe
Bouygues
avoisinerait actuellement les 10 milliards d'EUR, alors que leur fortune personnelle, selon le magazine américain
Forbes, serait estimée à 1.1 milliards d'EUR. Le prix de la transaction n'a pas été précisé.
Château
Montrose, au style de vins très classique, est généralement considéré comme étant le
"Château
Latour" de Saint-Estèphe. De l'avis général, ainsi que d'après les résultats des compilations de Winemega.com,
Montrose 2003 est une des grandes réussites de ce millésime
hors du commun. (Source: Oliver Styles - Decanter.com)
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France: la crise viticole s'amplifie
Un groupe de manifestants en furie, se réclamant du
Syndicat des Jeunes
Agriculteurs (JA), ont "délicatement" déposé une tonne de fumier devant les bureaux d'un
négociant bordelais en protestation des prix de vente par
barrique
pratiqués par cet établissement, qu'ils estiment scandaleusement bas.
Bien que cette pratique soit interdite par le Conseil de
concurrence, le Syndicat de Bordeaux et Bordeaux Supérieur
avait tenté d'imposer, en décembre 2005, un prix minimum de 1'000 EUR /
barrique
de 900 l,
afin de d'essayer d'enrayer la spirale de la baisse des prix du vin en gros. Ce prix de réserve était sensé représenter le seuil de revenu minimal pour les viticulteurs. Stéphane Page, le Directeur
du
négociant visé par les JA, s'est défendu devant la presse en affirmant que ce prix minimum ne correspondait en rien à la situation du marché, lequel fixait librement les prix
aux alentours de 650 - 700 EUR /
barrique
fin 2005. Cette action spectaculaire des
JA fait suite aux manifestations du FNSEA (Fédération Nationale des Syndicats d'Exploitants Agricoles)
en décembre 2005, lors desquelles les locaux du CIVB - le Conseil interprofessionnel du Vin de
Bordeaux - furent murés en signe de protestation. La position du
CIVB
dans cette affaire est d'ailleurs claire: l'équilibre des prix du marché doit être établi par l'équilibre de l'offre et de la demande.
Depuis quelques semaines, les syndicats tentent maintenant de mettre sur pied des plans d'action pour faire retirer les certificats
d'AOC aux producteurs qui ne vendraient pas leurs barriques au prix minimum recommandé de 1'000 EUR. A suivre..
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Bordeaux 2005 - le CIVB tire la sonnette d'alarme
Afin de contrer la crise
viticole et la baisse des prix, Christian Delpeuch, le Président
du Conseil
Interprofessionnel de Vin de Bordeaux - CIVB a appelé les producteurs à limiter les
rendements à un maximum de 55 hl/ha pour les Bordeaux génériques. Le Président a annoncé que les surplus se montaient déjà à plus d'un million d'hectolitres avec l'abondant
millésime 2004. Pour le premier semestre 2005, les exportations de vins de Bordeaux ont chuté de 17.9% en valeur alors que le prix de la
barrique
de 900
litres avait de la peine à se maintenir à 700 EUR. Delpeuch a également relevé que les objectifs de 500'000 hl de distillation industrielle attribués à la région bordelaise n'étaient de loin pas atteints. Le financement de ces quotas de distillation avaient été demandés à Bruxelles afin de réduire les surplus actuels. L'arrivée du
millésime 2005, déjà promis à un succès historique, risque
en fait de ne retarder que davantage la mise en application de mesures de restructuration urgentes et nécessaires.
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Crus Artisans: le retour!
Une des plus anciennes classifications bordelaises, les
Crus Artisans du Médoc, créée au XIXème siècle mais tombée depuis longtemps dans l'oubli, a été tirée de son long sommeil par un groupe de producteurs médocains. Les candidats au titre
de Cru
Artisan du Médoc seront jugés par un comité de 11 professionnels sur un certain nombres de critères. Pour sa dernière mouture 2005, le jury a
appelé le droit de faire figurer sur les étiquettes, l'appartenance à cette classification à 44 domaines sur les 59 qui en avaient fait la demande. La classification actuelle sera révisée tous les 10 ans. La moyenne des prix de vente
des Crus
Artisan du Médoc
se situe dans une fourchette située entre 5-10 EUR. (Source AFP)
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Nouvelle destination pour Michel Rolland
Michel Rolland, le plus célèbre des oenologues-conseil bordelais, dont le portefeuille comporte plus de 100 propriétés dans 12 pays, pourra ajouter une nouvelle destination à son agenda bien rempli: la Bulgarie! Dans les années 1960, ce pays, alors dans le bloc soviétique, fut un des plus importants pays producteurs viticole en volume. La filière viticole bulgare est actuellement en plein renouveau, ceci principalement grâce aux subsides de l'UE en prévision de
l'entrée de la Bulgarie dans l'Union en
2007.
Un accord entre une société locale, Telish Wine Cellars et Rolland a été trouvé. Les cépages Bulgares ne sont pas inconnus aux bordelais puisqu'ils se composent principalement de
Merlot et de
Cabernet-Sauvignon. Rolland portera ses conseils au niveau du vignoble avec, entre autres, l'apport de nouvelles techniques de taillage des ceps ou d'effeuillage, ainsi que sur de nouvelles approches au niveau de la vinification. La Bulgarie semble attirer de nombreuses personnalités bordelaises puisque le propriétaire
du
Château
Canon la Gaffelière, Stephan von Neipperg, est également associé à un autre projet dans la
Vallée de Bessa (105 ha composé de porte greffes
Merlot,
Cabernet-Sauvignon,
Petit-Verdot et Syrah). Premières bouteilles prévues en 2008. (source: Caroline Gilby -
Decanter.com)
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Qu'aurait coûté le boycott 2004 des vins Français aux USA?
A la suite des décisions politiques au sujet de la non-intervention armée française en Irak en 2003, le
National Bureau of Economic Research associé à la prestigieuse
Université de Stanford aux
Etats-Unis (Californie), a estimé l'impact du boycott des vins Français aux USA à 112 millions de Dollars (env. 95 millions d'Euros). Ce boycott a entraîné une baisse de 26% sur les chiffres de vente hebdomadaires de vente lors des premières semaines suivant le début du boycott, puis de 13% lors des 6 mois qui ont suivi l'invasion (ou "libération" selon les termes officiellement utilisés en Amérique) de l'Irak. Largement relayés par certains médias américains, dont le conservateur quotidien
New York
Times, le boycott avait entre autres accouché de quelques actions cocasses. Entre autres, les frites,
appelées génériquement "French Fries" aux USA, avaient été renommées "Freedom Fries" ou frites de la liberté.
(Source:
Bordeaux
Central)
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Une bouteille rarissime atteint 108'000 EUR
Un grand collectionneur américain a déboursé £55'000 (env.
108'000 EUR) pour acquérir aux enchères une bouteille rarissime
d'Yquem 1787. Vendue par l'intermédiaire du courtier
Antique Wine Company basée à Londres, ce flacon provenait de la collection privée d'un amateur français. Il est assez fascinant de penser que la récolte 1787 a été effectuée juste avant la Révolution française, ou lors de l'année où James Watt développait son premier moteur à vapeur, ou que George Washington était élu en tant que premier Président des Etats Unis d'Amérique!
(Source:
ITN - Channel9)
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