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Bordeaux:
les vins, les domaines, les châteaux, les rumeurs circulant dans les chais bordelais
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Les nouvelles du Zinc -
Octobre 2004
Vins de Bordeaux: les domaines, les châteaux Tous les potins et rumeurs circulant dans les chais... |
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Nouvelle marque à Saint-Estèphe
Michel Reydier et Jean-Guillaume Prats du Château
Cos d'Estournel (2ème Grand Cru Classé 1855) créent une nouvelle marque avec l'ambition de bousculer la tradition
médocaine . Ce nouveau vin, baptisé "Goulée", ne sera ni un vin de
château, ni véritablement une marque de
négociant, mais une combinaison des deux en termes de positionnement. Ce nouveau vin s'adresse aux consommateurs cherchant des produits fruités, légèrement boisés et qui peuvent être bus rapidement. Vinifié selon les méthodes
bourguignonnes de la
macération à froid et du
pigeage manuel, la fermentation se passera dans des cuves de forme conique spécialement
conçues pour mieux concentrer le
fruit. Le
millésime de lancement de la marque sera le 2004, lequel arrivera sur le marché en 2005, après 10 mois d'élevage en
barrique
(50% de bois neuf). Habillé dans une bouteille de forme originale, il est prévu qu'un tiers de la production (12'000 bouteilles environ), sera exporté aux Etats-Unis pour un prix avoisinant les 30 dollars (env. 25 €). Peut-être un peu cher pour un
créneau où les bons vins du nouveau monde entre 10 et 20 dollars sont légion? (Source:
Winespectator)
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Château
d'Yquem change de mains
Pierre Lurton a été nommé nouveau Directeur de
Château
d'Yquem
par Bernard Arnault, l'actuel propriétaire avec le groupe
LVMH, du vin liquoreux botrytisé le plus prestigieux de la planète. Il remplace ainsi le Comte Alexandre de Lur
Saluces, lequel part à la retraite à 69 ans, mettant fin à une ère de 219 années de contrôle du domaine par la famille de Lur Saluces. Pierre Lurton, déjà actuel Directeur de
Château Cheval
Blanc, l'un des deux plus prestigieux Crus Classés de
Saint-Emilion, s'est déclaré honoré par cette décision et a rassuré les amateurs sur ses objectifs à
d'Yquem, lesquels seront de garantir l'exceptionnelle qualité du cru, tout en dynamisant la politique commerciale du domaine. Bonne chance à la nouvelle équipe! (Source: AFP).
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Sautez les bouchons!
Entre 3 et 5% des vins ont des défauts de
bouchon, entraînant près de 18 millions de bouteilles à l'évier. L'accusé, est le liège du
bouchon, où se niche le redoutable
TCA, tri-chloro-anisol, molécule tellement odorante qu'elle rend le vin imbuvable. Il fallait trouver une parade : des bouchons sans liège, mais avec du plastique. Ou encore les capsules à vis, dont le groupe Pechiney est un des producteurs importants. De 70 millions de capsules à vis vendues dans le monde en 2000, il est passé à 200 millions l'an dernier ! Le marché est, en effet, devenu exponentiel! Le phénomène capsule s'amplifie. En 2004, le marché mondial va monter à 650 millions de capsules à vis pour les vins. Ainsi, André Lurton,
propriétaire de plusieurs vignobles en Gironde, a décidé de
boucher trois de ses vins blancs avec une capsule à vis (château Couhins, vin blanc de
Graves et cru classé,
château La Louvière, autre
Graves blanc, et château Bonnet,
Entre-deux-Mers). Paul Pontalier de
Château Margaux
envisage également d'apposer, pour le
millésime 2003 et ceci en vue de tests, des capsules sur environ un quart du
second vin
de
Château Margaux, Pavillon Rouge. Une évolution qui s'explique certainement par la valeur toujours croissante des vins de prestige. (Source: Sud Ouest)
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Bientôt des Super-AOC?
René Renou, le Directeur de l'Institut National des Appellations d’Origine
(INAO), propose de subdiviser le système des appellations actuel - les meilleurs vins obtenant le statut de "Super-AOC". Faisant partie des propositions de l'INAO, les règlements des moins bonnes appellations seraient relâchés, bien que les appellations garderaient leur statut actuel. Les régions produisant des vins de qualité
véritablement supérieure, seraient gratifiées d'une étiquette de Super-AOC. Peut-on sérieusement se demander, alors que le label
AOC, gage supposé de qualité, permettait de vendre son vin à des prix supérieurs, si ce genre de mesure ne va pas rapidement constituer une prime à la médiocrité? De plus, ce genre de mesure ne risque-t-il, finalement, pas de mettre une certaine confusion dans la tête de consommateurs mal informés? (Source:
Harpers Wine - Le Monde).
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Crise viticole: mesures drastiques préconisées
Des producteurs bordelais envisagent l'arrachage de certains plants, face à l'évidence de la surproduction de vins, aux stocks de millésimes passés très élevés et de la baisse de la demande. Ainsi des groupes tels que la Fédération des Syndicats des Grands Vins de Bordeaux (FDSEA), parlent ouvertement de mesures aussi drastiques que celle-ci, afin de faire face à la crise viticole la plus importante de l'ère moderne. Les producteurs d'appellations génériques telles que Bordeaux, Bordeaux supérieur,
Medoc,
Haut-Médoc et
Graves sont de
loin les régions les plus touchées. En raison des récentes mesures anti-alcool dont la célèbre loi Evin, qui a fait baisser la consommation de restauration de moitié, de la baisse du Dollar, ainsi que de la concurrence toujours plus féroce des vins du Nouveau Monde, en dix ans les ventes de Bordeaux ont baissé de plus de 20% - dont près de 8% pour la seule année 2003. Les autorités estiment que près de 25% des producteurs de ces appellations, représentant entre 800 et 1000 propriétés, sont dans une situation financière
extrêmement fragile. Malgré des récoltes réduites en 2002 et 2003 en raison de la canicule, les stocks ne désemplissent pas. Certaines sources citent des prix de vente à la
barrique
plafonnant entre 850 et 1000 EUR. Les syndicats viticoles se battent pour l'adoption d'un système déjà en place dans d'autres régions viticoles Européennes, qui autoriserait les producteurs à arracher leurs vignes contre des subsides publics, tout en conservant leurs droits de plantation pour l'éventualité d'une embellie conjoncturelle ultérieure. (Source:
just-drinks.com)
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Christian Moueix critique certains 2003
"Parmi les Bordeaux 2003, certains seront fantastiques, alors que d'autres seront extrêmement décevants avec quasi aucun goût - presque cuits.." annonçait Christian Moueix, patron de Petrus, le cru le plus prestigieux de
Pomerol lors d'une
dégustation à Londres au printemps dernier. Moueix affirme avoir goûté plus de 1000 vins du
millésime - plus qu'aucun autre
millésime à ce stade d'évolution. "La qualité est
extrêmement variable. Il y aura des désastres en 2003!" avertit-il. Paradoxalement, ce sont souvent les vignes qui auront eu les soins les plus attentifs (par des effeuillages et des
vendanges vertes) qui auront le plus souffert. Selon lui, c'est la brûlure du soleil plus que le stress hydrique qui aura causé le plus de
dégâts. Les viticulteurs qui auront voulu trop extraire ont totalement raté leur
millésime. C'est une année qui aurait du être traitée plus en délicatesse et sans artifices technologiques. Moueix note également que le niveau des
tannins est plus élevé que la normale et, par conséquent, la
dégustation des crus les plus prestigieux se révèle difficile, même pour les palais les plus aguerris. Il n'est que trop conseillé de goûter les vins que vous désirez acquérir. (Source: Neil Beckett)
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Le Pin ne produit pas de 2003
Jacques Thienpont a décidé de ne pas sortir de vin sous l'étiquette "Le Pin 2003". Bien que six barriques du vin le plus cher de Bordeaux aient été vinifiées, les conditions caniculaires de l'été 2003 ont poussé les propriétaires du Cru à faire l'impasse sur le
millésime. Thienpont considère son 2003 comme totalement atypique et non représentatif du caractère intrinsèque de Le Pin. La récolte sera entièrement déclassée et réservée à sa consommation privée et à quelques amis du
château. (Source:
Wine
Journal)
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Quelques chiffres à retenir
Marché mondial : en 2002, environ 225 millions d'hectolitres de vin se sont vendus, pour une production de 255 millions. Les premiers producteurs sont la France, l'Italie, l'Espagne, les Etats-Unis et l'Argentine.
Consommation : en France, la consommation est passée de 100
litres par an et par personne vers 1960 à 58
litres en 2001-2002. La consommation française est d'environ 34 millions d'hectolitres.
Exportation : la France a exporté, en 2002, 15,4 millions d'hectolitres (dont la moitié d'AOC), contre 16,4 en 1998.
AOC
: appellations d'origine contrôlée. Elles représentent 57,3 % des surfaces viticoles françaises, soit 112 000 exploitations (près de 80 % du chiffre d'affaires). La mention du
cépage est interdite sur l'étiquette. Les vins de table et de pays sont soumis à des règles de production moins strictes. (Source:
Onivins)
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Parcelles à brader
Depuis plusieurs mois, la Société d'aménagement foncier et d'établissement rural de Gironde
(Safer) constate une hausse des offres de vente du foncier viticole. De plus en plus de propriétaires "cherchant à regonfler leur trésorerie" veulent se séparer de parcelles de leur vignoble. Les prix, là aussi, chutent : une parcelle d'appellation d'origine contrôlée (AOC) bordeaux
générique se négocie à 22 860 euros l'hectare, contre 36 590 euros en 2002 (-38%). (Source: Le Monde)
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