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Bordeaux:
les vins, les domaines, les châteaux, les rumeurs circulant dans les chais bordelais
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Les nouvelles du Zinc -
Janvier 2004
Vins de Bordeaux: les domaines, les châteaux Tous les potins et rumeurs circulant dans les chais... |
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Futur financier incertain pour les producteurs bordelais
Selon un sondage initié par La
Chambre d’Agriculture de Gironde - et le
Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), il y aurait entre 500 et 1000 producteurs qui pensent devoir subir certaines difficultés financières cette année, alors que le marché des vins continue à être déprimé. Le CIVB indique que, bien qu'il soit délicat d'estimer avec exactitude quels sont les domaines qui risquent d'être confrontés à de sérieuses difficultés, le Conseil estime qu'on devrait malheureusement assister à une nette augmentation des faillites et des ventes forcées de domaines viticoles ces prochains mois. La Chambre d'Agriculture ainsi que le CIVB ont d'ailleurs mis en place des cellules fournissant aux producteurs conseils et aide technique. Source: Stuart Todd -
Just-drinks.com
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Christian Moueix s'oppose au boisé
Lors d'un récent dîner organisé à Londres, Christian Moueix, propriétaire du prestigieux Pomerol Pétrus, s'est élevé contre les producteurs bordelais et espagnols qui appliquent de manière excessive la politique des
rendements réduits à l'extrême. Selon ses termes, ces vins super-concentrés sont généralement déséquilibrés et imbuvables. "Il y a une tendance avec les vins modernes à ne vouloir laisser que trois ou quatre grappes sur le cep. Ceci aboutit à des vins
surconcentrés qui sont des bêtes de concours, mais qui ne se consomment que difficilement" a-t-il dit en concluant sur un "Méfiez-vous des vins modernes!". Christian Moueix a également fustigé la durée de l'élevage en barrique. "Les gens croient que si le vin à un goût de chêne, c'est un critère de qualité. Pour moi, le goût boisé dans le vin est un défaut. Lorsqu'on goûte un jeune vin, on ne devrait ressentir que du
fruit". Elaborant sur le thème, il ajouta que la crise actuelle dans la tonnellerie sera finalement un bienfait pour le monde du vin, car elle forcera de nombreux vinificateurs à mettre leur enthousiasme pour le jus de chêne en sourdine. "Je suis persuadé que de nombreux vins regagneront en qualité si leur
élevage en barrique se fait dans des foudres de 2-3 ans plutôt que dans du 100% de fûts neufs. Vouloir absolument introduire du boisé dans la vinification est une approche totalement erronée!".
Source: Josie Butchart - Harpers-wine
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Bordeaux 2001 - 2002: les experts soulignent les prix attractifs..
En comparaison des prix quelque peu excessifs sur le
millésime 2000, et en prévision d'une hausse probable pour les 2003, de nombreux experts soulignent les prix particulièrement attractifs des millésimes
intermédiaires que sont les 2001 et 2002. Pour une fois, les commentaires très positifs de Parker sur de nombreux Crus médocains 2002 ne semble pas avoir entraîné de folies sur les prix, alors que les élégants 2001 représentent, de l'avis de nombreux experts, un très bon rapport qualité/prix. L'un d'eux, Monsieur Seely de la Maison Barton & Seely estime que le 2001 a été injustement snobé dès le départ. Vivant dans l'ombre de son grand frère aux trois zéros, le 2001 représente encore actuellement une excellente opportunité d'achat. De nombreux dégustateurs professionnels ont d'ailleurs parfois écrit dans leurs compte rendus qu'ils préféraient sur quelques domaines, les vins produits en 2001 par rapport aux 2000.
Source: Neil Beckett - Harpers-wine
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Cinq records mondiaux chez Christie's
Christie's vient d'établir à New York, cinq nouveaux records lors de sa vente aux enchères durant laquelle elle a présenté une vente spéciale de Château
Latour
provenant directement de la cave de François Pinault, l'actuel actionnaire majoritaire de Château
Latour et de ... Christie's ! Ainsi, la célèbre maison d'enchères britannique a vendu 70 des 77 lots de
Latour
pour un total de 439'450 Dollar (environ 360'000 EUR). Parmi ceux-ci, une caisse de 12 bouteilles de
Latour
1928 a atteint la somme incroyable de 47'000 Dollar (environ 39'000 EUR). Une
impériale de
Latour millésimée 1924 s'est vendue à USD 23'500 (env. 20'000 EUR). Sa cousine de 1961 a elle trouvé acquéreur au prix incroyable de 41'125 Dollar (env. 34'000 EUR). Une caisse de 12
Latour
1959 est partie pour 35'250 Dollar (env. 29'000 EUR) alors qu'une caisse du même vin
millésimée 1955 a été adjugée à 19'975 USD (env. 17'000 EUR). Mais le clou de la vente fut atteint avec une caisse de
Latour
1961 qui a trouvé preneur pour le montant extraordinaire de.. 54'050 Dollar, soit 4'500 USD (env. 3'750 EUR) la bouteille
! Source: Howard G Goldberg - Decanter
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Mouton en fête!
Durant la semaine de
Vinexpo, de nombreux Châteaux rivalisent habituellement d'audace en proposant des fêtes extravagantes à leurs relations d'affaires ainsi qu'à la presse qui se charge de relater longuement ces évènements très glamour. Le point culminant de ces manifestations est traditionnellement la Fête de la Fleur, organisée par la
Commanderie du
Bontemps, une association de propriétaires des appellations Médoc, Graves, Sauternes et Barsac. En 2003, les fastes ont atteint un niveau remarquable et remarqué grâce au concours de
Château
Mouton Rothschild qui célébrait à cette occasion un double anniversaire: les 30 ans de son accession au statut de 1er Grand Cru Classé en 1973, ainsi que les 150 ans de l'acquisition du domaine par Nathaniel de Rothschild. La Baronne Philippine de Rothschild avait mis les petits plats dans les grands en invitant près de 2000 personnalités, dont Alain Juppé, Maire de Bordeaux, l'actrice Catherine Deneuve ainsi que le célèbre ténor Placido Domingo, lequel interpréta une ode spécialement composée pour l'évènement. Les vins servis à l'occasion du somptueux dîner étaient
Château Haut-Brion blanc 1999,
Château Margaux
1996 et l'exceptionnel
Mouton
1982! Un bal clôturait la fête tard dans la nuit alors qu'éclataient dans le ciel de somptueux feux d'artifice... Source:
Bruce Sanderson - Winespectator
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Vins de Bordeaux: l'avenir passerait par les vins industriels..!
Président de la société familiale de négoce qui porte son nom, Allan Sichel est aussi Président de
l'Union des Maisons de
Bordeaux, autre appellation du Syndicats des
négociants en vins et spiritueux. A ce titre, voici quelques extraits d'une interview parue dans le journal Sud-Ouest du 23 décembre 2003 lors de laquelle Allan Sichel passe en revue les enseignements de ces derniers mois et avance quelques propositions originales pour l'avenir.
"Il y a cinq ans, tout allait bien; du moins, on se l'imaginait. On n'a pas vu venir une désaffection pour nos vins, alors qu'il y avait une alternative séduisante avec ceux du Nouveau Monde. A cela s'ajoute un cumul de facteurs négatifs : environnement économique, ambiance générale, retard de communication. Bref, les gens font facilement l'impasse sur le vin. Résultat: tous les marchés, à quelques exceptions près. sont en baisse. On remarque également que la consommation au restaurant a considérablement baissé... ". Interrogé sur la raison de cette désaffection, Allan Sichel avance que: "le consommateur veut accéder à ce rêve en achetant du bordeaux. Mais, s'il est déçu, on perd un consommateur qui va acheter de la syrah australienne. Et on le perd pour longtemps. On a des vins de qualité insuffisante dans toutes les appellations, même les plus nobles, et on est en train de perdre des parts de marché. Tout le monde est inquiet; on peut parler de crise". Et par rapport aux excédents de production? "Nous avons un potentiel de 7 millions d'hectolitres, et nous avons une commercialisation de 6 millions. Il y a donc un million d'hectolitres d'excédent! Il faut trouver des solutions pour que par exemple, ces vins ne portent plus le nom de Bordeaux. Chercher plutôt des vins de cépages de France que des vins de pays d'Aquitaine, avec des pratiques oenologiques autorisées dans les pays tiers. Bref, permettre de faire des vins industriels". Mais Allan Sichel plaide également pour une amélioration de la qualité et parle de certaines mesures qu'on pourrait introduire: "la révision de l'agrément, l'audit des propriétés, les visites à l'improviste dans les chais du négoce ou des viticulteurs, l'agrément après la mise en bouteilles, l'autorisation de récolte à partir de la quatrième feuille de la vigne et non la troisième, etc.. Il y a des idées originales qui sont en train de sortir, mais on manque encore d'une direction à long terme". Ses prévisions pour 2004? "Le marché français pour les vins de Bordeaux va continuer à baisser, il ne faut pas s'attendre à un retournement de la situation, qui reste difficile. Il va falloir piquer des parts de marché aux vins de pays... Et être plus rigoureux sur les contrôles de qualité. Nous sommes prêts à prendre le tournant, pour reconstruire l'organisation de la filière".
Source: Didier Ters - Sud-Ouest
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Perse renonce
Gérard Perse, le bouillant propriétaire en Saint-Emilion de
Pavie,
Monbousquet,
Pavie Decesse,
Bellevue Mondotte et
Clos
l'Eglise, renonce définitivement à joindre Chateau Petit-Village (Pomerol) à son écurie. La transaction, plusieurs fois reportée depuis mars dernier (voir brèves de comptoir 2003) aurait du se monter à 45 millions d'Euro. L'explication avancée par Perse est l'état déplorable du marché des ventes de vin en
primeur
sur les deux derniers millésimes (2001 et 2002). Source: BordeauxCentral
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Vinexpo 2003: fréquentation en baisse
La version 2003 de la plus grande foire viticole internationale
(Vinexpo) qui se tient tous les deux ans en juin à Bordeaux s'est achevée par une baisse de fréquentation de 11% par rapport à 2001. Une situation conjoncturelle morose exacerbée par un Dollar faible a quelque peu plombé le climat de Vinexpo 03. De plus, les premières lances de l'exceptionnelle canicule que nous allions supporter tout l'été, faisaient fondre la résistance des amateurs comme des exposants, avec des températures affichant souvent des valeurs proches de 40°! Plus de 2500 exposants provenant de 44 pays se sont cependant déclarés satisfaits par les affaires et contacts réalisés, malgré que les allées passantes aient été notablement moins bondées que les années précédentes. Source: by Bruce Sanderson -
Winespectator
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BORDEAUX: Dernières statistiques
La Direction départementale de l'agriculture et de la forêt en Gironde a publié quelques statistiques intéressantes:
* Proportion du chiffre d'affaires de la viticulture bordelaise par rapport aux autres activités agricoles: 83.4%
* Proportion du chiffre d'affaires de la viticulture bordelaise par rapport aux autres activités agricoles au niveau national: 18.3%
* Age des vignes par rapport à la surface totale plantée:
> 30 ans: 27%
de 20 à 29 ans: 20%
de 10 à 19 ans: 28%
*28% des domaines viticoles girondins ont une surface excédant 20 ha.
Sur les 118'000 ha classés en
AOC, l'encépagement se répartit comme suit:
Merlot = 60'000 ha (51%)
Cabernet-Sauvignon = 30'000 ha (25%)
Cabernet-Franc = 14'000 ha (11%)
Sémillon
= 9'000 ha (8%)
Sauvignon
= 5'000 ha (4%)
Le
Petit-Verdot, lequel représente aujourd'hui moins de 1% de la surface d'encépagement, n'est plus utilisé que par quelques Grands-Crus
médocains, lesquels en ajoutent une proportion mineure (entre 2% et 5%) dans leurs assemblages.
A noter que depuis la deuxième moitié du XXème siècle, le Carmenère, la
Muscadelle
ou le
Malbec
ont quasiment disparu du paysage viticole bordelais! Source:
Direction départementale de l'agriculture et de la forêt en Gironde
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