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Chimie du Vin: brett - brettanomyces,
une étude proposée par Stéphane Gorgerat |
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LA CHIMIE DU VIN
Brett, Brettanomyces
Une étude proposée par Stéphane Gorgerat |
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Les « Brett », c’est quoi ?
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Les Brettanomyces (souvent abrégé
Brett), sont des
levures
monocellulaires. Ces
levures
peuvent être présentes dans toutes les boissons résultant d’une
fermentation alcoolique : le vin, le cidre ou la bière.
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Les Brettanomyces ne sont pas dangereuses au sens toxicologique. Cependant, elles produisent des déchets sous la forme de phénols volatiles qui, suivant leur concentration, modifient les caractéristiques sensorielles du vin.
Parmi ces produits de dégradation, le 4-éthylphénol qui donne au vin des odeurs d’écurie
ou de cuir humide, est le composé dosé par les laboratoires pour déterminer si un vin est contaminé par les
Brett. Le 4-éthylguiacol (odeur fumée, épicée) et l’acide isovalérique (odeur de beurre rance) sont d’autres produits générés par l’activité des Brettanomyces.
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Au niveau des connaissances actuelles, la source des
Brett
n’est pas
encore très claire. Néanmoins, certains facteurs semblent accentuer le risque de contamination. L’hygiène semble
être l'élément le plus critique, des
levures
ayant été trouvées sur des restes organiques dans les pompes servant au transfert du
moût.
En dehors de ça, il semble que les nouvelles techniques de vinification depuis les années 1990, favorisent
davantage la présence de
Brett. La diminution de la quantité de soufre en
serait un des aspects principaux car le SO2 inhibe l’activité du
Brett.
L'abandon du soufre, principalement au sein
de propriétés "bio", engendrerait donc davantage de
Brett.
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D’autre part, le procédé de surextraction de raisin très mûr, de plus en plus utilisé, donne un
moût
avec une
acidité moins élevée, ce qui diminue l’action du SO2.
Un autre problème est le sucre résiduel qui peut permettre au
Brett
d’être actifs après la fin de la fermentation.
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Certaines études montrent que l’oxygène est lié à la présence de
Brett
et que les techniques
telles que le microbullage, favoriseraient leur prolifération. Ce dernier point est néanmoins très controversé, différentes études
récentes concluant à des résultats inverses. Donc la recherche
continue!
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Pourtant même en minimisant tous ces paramètres, de plus en plus de vins semblent être touchés par
le
Brett. Preuve qu’il y a encore beaucoup de travail pour cerner ce problème afin de l’éradiquer!
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La présence de
Brett
dans un vin n’est pas forcément considérée comme un défaut, tout dépend de sa concentration. Un peu de
Brett
peut apporter de la complexité au vin, c’est le cas,
par exemple, du
château de Beaucastel, le célèbre
Châteauneuf-du-Pape, dont des bouteilles des millésimes 89 et 90 ont été « contrôlées » positives au
Brett. Cela dépend aussi
de la tolérance de chaque dégustateur et de leur seuil de détection ou de sensibilité qui varie beaucoup d’une personne à l’autre.
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Finalement, attention à ne pas confondre
le phénomène dit de "réduction" et la présence de
Brett. La
réduction
développe des
arômes
d’œuf pourri, d’oignon et de chou. C’est une phase transitoire qui disparaît
généralement à l’aération, ce qui n’est pas le cas des phénols volatiles générés par
le
Brett, bien au
contraire!
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Stéphane Gorgerat: le portrait
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Je suis né dans un millésime qui restera dans les mémoires comme l’un des pires de l’histoire à Bordeaux de ces cinquante dernières années :
1977 !
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Ma passion pour le vin a débuté il y a quelques années, mais le virus s’est
rapidement propagé! D’abord presque uniquement bordeauphile, je m’intéresse
de plus en plus aujourd'hui à d’autres régions viticoles comme la Provence ou le Valais
en Suisse. Lors de mes temps libres, j'essaie de visiter le plus de domaines possible.
De mon point de vue, le contact et les discussions avec les personnes qui font le vin apporte un plus indéniable
à mes connaissances.
Dans ma vie professionnelle, je suis chimiste de formation, spécialisé en chimie organique et
en chimie de l’environnement. Je travaille aujourd’hui dans un
groupe pharmaceutique à Genève, pour qui je développe des nouveaux agents de contraste pour l’imagerie médicale.
J’ai eu la chance de rencontrer Alain par le vin et le site lapassionduvin.com. Evelyne,
alias Madame Winemega et Alain, qui sont devenus mes amis, m’ont demandé de confronter
mes compétences au monde du vin, afin d’écrire quelques articles sur
ce site. La chimie du vin est naturellement un sujet qui m’intéresse au plus haut point et
qui me permet d’utiliser mon expertise professionnelle pour découvrir
de nouvelles facettes à ma passion!
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