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Angélus,
Saint-Emilion - 1er Grand Cru Classé B Saint Emilion - Vins de Bordeaux
France, Château
l'Angelus, Dégustation
verticale
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Angélus - Classement Saint-Emilion Grand Cru (2006) - 1er Grand Cru Classé-B
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Angélus 2004
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Angélus 2003
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Angélus 2002
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Angélus 2004 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Robe noire. Expression très mûre avec un boisé lacté de classe :
liqueur de cassis, épices, moka. Bouche charnue, sensuelle,
croustillante, langoureuse, avec en même temps de l’austérité et
de la finesse. Boire assez frais car le taux d’alcool semble
élevé. Un 2004 plutôt extrême (on peut lui reprocher une
certaine décadence) dont il faudra surveiller les éventuels
progrès. 15,5/20+
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Angélus 2003 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez mûr, plutôt explosif, boisé racé : roncier, mûre, cacao,
graphite, épices. Bouche longue, fruitée, assez lascive mais pas
si joufflue que cela (un très léger manque de chair, le 2003
paraissant curieusement plus filiforme que le 2004). Un vin
doté, qui bénéficie d’une rassurante accroche
astringente en
finale. 16,5+/20
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Angélus 2002 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez alléchant : cacao, myrtille, figue fraîche. Evocation de
rafle conférant une certaine fraîcheur et agréable profondeur
minérale.
La bouche est valorisée par une belle présence gourmande, à la
fois veloutée et tannique. Aspect plus ligérien (fermeté
fruité) pour une carcasse moins charnue et plus abrupte. Un
2002 consistant et de garde. 16/20

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Angélus 2001 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez minéral en diable, compact,
empyreumatique: moka marqué,
fruits noirs. Tannins remarquables pour une trame pleine,
cohérente, juteuse, caressante, très persistante. Le
prolongement est délicieusement suave, salivant, éclatant, la
finale entraînée par une sensation de poussée continue bluffante.
Difficile de ne pas se resservir une belle rasade de ce vin en
pleine forme, déjà fondu et prêt pour une longue croisière. Bien
plus dévoilé que le Léoville-Barton bu le 5 avril 2007 et
j’attends avec impatience la comparaison avec la Conseillante
2001 (à l’encépagement plus exclusif), qui arrivera fin avril
2007 avec une énorme réputation sur ce millésime (lequel verra
ponctuellement le dossard de l’autre ?). 18/20
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Angélus 2000 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez solaire mais sans lourdeur excessive ; on engrange avec
bonheur des notes multiples de fruits noirs et rouges
confiturés, de réglisse, d’herbes aromatiques (en décoction), de
figue rôtie, de poivre, de boîte à cigares.
Bouche au caractère plus exotique, au velours admirable, qui
remplit la bouche de manière démonstrative (osée ?) et corsée
mais se déroule sérieusement en finesse et sans chaleur trop
excessive. Ces éléments sont mieux fusionnés que dans le cas du
2003. 17/20
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Angélus 1998 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Robe
intense mais un peu plus mate. Olfaction profonde, corsée, racée. Le kiosque
à odeurs est complexe : minéral, havane, rose ancienne, figue, poivre,
réglisse. En bouche, c’est de la belle ouvrage : on se régale d’une
production qui rappelle un peu le 2000, raisonnablement riche (cossue mais
pas crémeuse), délectable. Longueur et relative fraîcheur complètent ce
tableau d’excellence. 17/20
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Angélus 1997 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Robe moins tonitruante, plus évoluée.
Nez joliment foxé, au bouquet floral fin et frais (mentholé),
faisant penser au cigare. En bouche, la sphère est certes plus
restreinte mais ce vin au charme un peu vieillot, plus court,
possède tout de même de beaux atouts vu le millésime : il est
prêt à boire et possède un éclat relatif qui le rend joyeux.
15,5/20
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Angélus 1996 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez expressif, viandé, dans lequel on inventorie des notes très appréciables
de fruit cuits, de cuir, de poivre. On est en revanche déçu par une bouche à
la finale rude, trop prompte, qui ne confirme pas les promesses d’un fumet
très attractif. Nul soyeux et au contraire tannins grossiers (illustration
parfaite de la difficulté du millésime sur cette rive ?). 14/20
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Angélus 1995 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Bouquet profond, sanguin, plus végétal, moins expansif que celui
du 1996, sur des odeurs de cassis, de tabac, d’agrumes, de
minéral, de figue. En bouche, l’austérité, qui confère de la
vigueur au vin, est adroitement enjolivée dans une trame de
qualité, ferme et sapide. Tannins un tantinet poudreux (aspect
pulvérulent). 16,5/20
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Angélus 1994 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Fonds végétal qui poivronne et une certaine noblesse dans cet
éventail aromatique : minéral, épices, cuir, pointe de truffe
noire (tuber melanosporum). Matière dense, corsée, possédant un
gras appréciable et une belle tenue. Tannins un peu grenus. Un
vin ici mis en scène dans un panel exigent mais on imagine bien
qu’il put beaucoup plaire lors de l’horizontale des Bordeaux
1994. 15/20
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Angélus 1993 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez minéral, végétal, austère, qu’il faut aller chercher. Impression de
peau d’orange. La bouche n’est pas dénuée d’un certain caractère mais
elle paraît creuse, fatiguée, débordée par son acidité. Aurait
vraisemblablement souffert dans la surprenante horizontale des Bordeaux
93 organisée fin 2006. 13/20
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Angélus 1992 - Saint-Emilion
Vin de Bordeaux, France
Nez indigent sur le bouillon Kub, le poivron, le cassis. La bouche me
fait plisser les yeux en raison d’une acidité insidieuse. Sans plus de
commentaires … 11/20

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Conclusion (rapide, en ce qu’elle ne saurait à l’évidence pas
remplacer un stage d’étude sur place) :
- Haut niveau d’ensemble pour des vins stylés mais pour autant
variés (selon les millésimes), puissants, corsés, racés, diserts
et gourmands qui bénéficient de la générosité aromatique et
structurelle du
merlot judicieusement combinée à l’assise et aux
flaveurs potentiellement racées du
cabernet-franc.
- Changement de style probable à partir de 2000 : les vins
deviennent alors plus « modernes »,
« lissés », concentrés,
alcoolisés. La maturité, la rondeur, la volubilité augmentent
(tout en laissant encore de la place à la race et à la finesse -
on connaît pire dans le secteur en termes de production de vins
de foire, surboisés, tape-à-l’œil, édulcorés, éphémères,
paradoxalement parfois secs). La comparaison des silhouettes du
1998 et du 2001 est instructive à cet égard (et le 1999 absent
de cette série). Clairement travaillés pour une forme de plaisir
immédiat, charnels (d’une certaine manière internationalisés),
loquaces, ils conservent toutefois une réconfortante rigueur
d’élaboration et semblent préserver un message, au passage
impacté par certaines modes actuelles et la carte de
l’irrémédiable évolution climatique.
A lire également:
Dégustation verticale Château Angélus 1991.. 1975
Laurent Gibet - pour Winemega.com |
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