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GISCOURS
1994
Margaux,
Vins de Bordeaux, France
Après trois heures de
décantation, le
nez se montre (enfin) plus aimable. Senteurs florales (jasmin) et fruits rouges. La
structure du vin est relativement simple, avec une impression de
tannins recouvrant quelque peu le
fruit. Légère
acidité en fin de bouche. Sympa mais pas très excitant...
84/100
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PICHON
LONGUEVILLE BARON
1994 -
Pauillac,
Vins de Bordeaux, France
Nez
fermé où l'on devine quelques senteurs de cassis. Assez insipide en bouche où dominent le bois et des
tannins verts. Court avec une certaine impression de dilution. Un des Bordeaux les moins attirants que j'aie goûté depuis des années!
80/100
(pour être sympa).
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COS D'ESTOURNEL 1994
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Saint-Estèphe, Vins de Bordeaux, France
 Nez plaisant (surtout en regard du
Pichon Longueville Baron) où se mêlent le bois de
cèdre, des épices et du pruneau sec. En bouche, ce vin présente des
tannins déjà fondus à des fruits mûrs alors que la
finale est relativement longue. Une jolie bouteille qui doit bien aller avec un plat de viande rouge.
87/100
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MISSION HAUT-BRION 1994
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Pessac-Léognan-Graves, Vins de Bordeaux, France
Robe sombre. Le vin dégage de subtiles senteurs de truffe noire (miam!), de cuir, de bois de
cèdre, de tabac avec une légère touche de goudron. L'attaque en bouche est franche et vivante avec une belle
longueur. Une jolie bouteille qu'on commencera a apprécier pleinement dans 2 - 3 ans.
89/100
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LEOVILLE LAS CASES 1994
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Saint-Julien,
Vins de Bordeaux, France
Arômes
poivrés, de lard fumé et de pruneau. Boisé encore bien présent au
nez. L'attaque en bouche est franche, mais empreint d'une certaine délicatesse, bel
équilibre global.
Finale un peu mentholée et moyennement longue avec l'apparition de
tannins un peu durs en fin de bouche. Ce n'est pas un monstre de concentration, mais c'est drôlement bien fait! Un très beau vin dans ce
millésime pas toujours facile.
88/100
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MOUTON ROTHSCHILD 1994
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Pauillac,
Vins de Bordeaux, France
Comme
pour la
Mission Haut-Brion, la truffe noire et la mûre dominent nettement le
nez. La bouche est équilibrée et soyeuse avec des
tannins fondus et des fruits noirs. Malheureusement la
finale manque d'ampleur. Il serait exagéré dans ce cas de parler de problèmes de dilution, mais en considérant
Pichon Longueville Baron, il faut peut-être supposer que Pauillac a davantage souffert de la pluie que d'autres régions. A boire entre 2004 et 2010.
87/100
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LAFITE ROTHSCHILD 1994
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Pauillac,
Vins de Bordeaux, France
Très différent du
Mouton. Le
nez est encore
fermé mais l'on devine de odeurs agréables d'épices, de poivre et de cuir. Le vin est difficile à juger au palais. Les
tannins sont encore durs alors que l'ensemble dégage une impression de
structure boisée. Peu de saveurs pour un
Lafite alors qu'ils représentent habituellement de sa marque de fabrique. Ce vin donnait l'impression à la plupart des participants d'être encore beaucoup trop jeune. Il faut attendre au moins 5 années supplémentaires avant de déboucher la prochaine bouteille. Maturité possible: 2015 ou davantage. Ce vin n'est actuellement pas très plaisant. Son score présent serait proche de 86/100 avec probablement un potentiel de
90/100
d'ici 5 - 10 ans.
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LATOUR 1994
Pauillac,
Vins de Bordeaux, France
Nez délicieux de bois de
cèdre et de fruits noirs, même si il ne se révèle pas d'une complexité énorme.
Structure ronde et juteuse avec des
tannins quand même un peu trop marqués à mon goût. La
finale est, par contre, assez décevante, manquant d'intensité et terminant de manière abrupte.
88/100
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Alain Bringolf - pour Winemega.com
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Rapide présentation du millésime
1994
Le
millésime 1994 peut, avec le recul, être considéré comme celui des occasions manquées dans la décennie des années 90. L'été fut caniculaire avec une certaine sécheresse jusqu'à la fin du mois d'août. Jusque là, tout semblait aller dans le meilleur des mondes avec un raisin largement en avance sur sa maturation habituelle. Les producteurs
commençaient (discrètement) à esquisser quelques sourires après trois années plutôt désastreuses (91, 92, et en partie 1993). Début septembre, Catastrophe! Un mois de pluie quasi-continuelle et des températures en dessous de la moyenne vinrent engloutir les embryons d'espoirs de la place bordelaise. Dans les commentaires suivant les vendanges (sous la pluie), les spécialistes se montraient généralement optimistes, arguant que la maturité anticipée ainsi que le froid ambiant avaient finalement préservé les vins d'une dilution prévisible. Info ou intox? Etait-ce un effet marketing de la part de producteurs et surtout de
négociants un peu gênés par trois années pitoyables et désireux de gonfler les prix des primeurs? Enfin, il est généralement établi que les
Cabernets étaient en général mieux réussis que les
Merlots.
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