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Haut-Bailly 2004,
Pessac Léognan Graves,
Cru Classé de Graves, Bordeaux, France
Couleur relativement peu intense.
Nez aux senteurs légèrement torréfiées, bois de cèdre et fruit
rouge. Légère touche mentholée.
La bouche est élancée, expressive avec de fins
tannins. Léger creux en milieu de bouche où l'on sent une pointe amère. La
finale de Haut-Bailly 2004 se fait plus harmonieuse, bien
proportionnée et sapide.
Ce n'est certes pas une bête à concours, mais Haut-Bailly 2004
charmera plus d'un amateur de vins fins. 90/100 |
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Pape-Clément 2004, Pessac Léognan Graves, Cru
Classé de Graves, Bordeaux, France
Robe soutenue, d’une très belle intensité.
Fins arômes de, fruits rouges, groseilles, de grillé. Au second
nez, l’élégante richesse aromatique de Pape Clément 2004 est
malheureusement troublée par une sensation de
TCA.
Malgré ce problème de bouteille, je sens que la bouche a une
très belle amplitude, une articulation très rectiligne au point
qu’elle manque presque un peu de relief. La chair du fruit est
bien juteuse, bien que passablement marquée par la prise de
bois.
Un élevage (trop ?) « ambitieux » cette année ? A revoir sur une
bouteille exempte de défaut.. Non noté. |
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Palmer 2004,
Margaux, 3e Grand Cru Classé du Médoc, Bordeaux,
France
Bien que très raffiné, le nez est assez réservé, évoquant du
fruit rouge, du poivre noir et des arômes balsamiques.
L’attaque en bouche est délicate, fuselée, aux tannins
croquants, bonne tension. Légère amertume des tannins. La finale
de Palmer 2004 est moyennement intense. Château Palmer a réussi
en 2004 un vin aérien et particulièrement harmonieux. 92/100
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Malescot Saint-Exupéry 2004, Margaux, 3e Grand Cru Classé du
Médoc
Le nez de Malescot Saint-Exupéry est expressif, puissant, encore
marqué par le bois.
Rond et équilibré, le milieu de bouche est sphérique, imprégné par
des tannins, soyeux. Intéressante minéralité
graphite en finale, persistante quoique un rien linéaire.
Un Château Malescot Saint-Exupéry déjà très agréable à boire
maintenant. 89/100
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Léoville Barton 2004,
Saint-Julien, 2e Grand Cru Classé du
Médoc, Bordeaux, France
Premier nez fruité de confiture de framboise et de cèdre. Après
agitation, une odeur de solvant trouble quelque peu ma sensation
olfactive initiale.
Léoville Barton 2004 ouvre par une attaque équilibrée, volumineuse, aux
tannins séduisants bien qu’encore fermes et marqués par le bois. Belle
impression générale de rondeur. Finale structurée faisant ressortir une
belle maturité du fruit.
Au-delà de cette curieuse sensation volatile au nez, Léoville Barton
semble, cette année encore, avoir produit vin de haute tenue. 91/100
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Léoville las Cases
2004, Saint-Julien, 2e Grand Cru Classé du Médoc, Bordeaux,
France
Quelle finesse au nez ! Palette de fruits rouges, légèrement
mentholés et délicatement toasté. Arômes riches, floraux, d’une
grande complexité.
La construction en bouche de Léoville las Cases est
remarquablement précise, serrée, sanguine pourrait-on presque
dire. Le fruit est expressif, avec de remarquables tannins
soyeux et une touche réglissée, ceci malgré une trame serrée et
rigoureuse.
Un superbe Léoville las Cases qui rappelle, à certains égards,
l’excellent 2001. 95/100
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Montrose 2004,
Saint-Estèphe, 2e Grand Cru Classé du Médoc,
Bordeaux, France
(73% de la récolte sélectionnée pour le premier vin en 2004)
Nez de muscade, fourrure, un peu végétal, avec une légère
réduction animale.
L’ouverture en bouche de Montrose 2004 est progressive, ronde
mais cependant plus végétale que fruitée. Je trouve cependant
une certaine cohérence entre le nez et la bouche.
La finale est légèrement herbacée, comme si le fruit manquait
quelque peu de maturité. Un Montrose assez décevant, au
potentiel difficile à évaluer à ce stade.. 88/100 |
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Pichon Comtesse de Lalande 2004,
Pauillac, 2e Grand Cru Classé du
Médoc, Bordeaux, France
Vin assez réservé au nez toutefois très fin, strict et minéral.
La bouche est racée, se distinguant par sa fraîcheur (maturité peut-être un
peu « juste » ?) mais d’une grande précision de texture. Curieusement, la
texture de Pichon Comtesse de Lalande est bien plus démonstrative que sur
des millésimes plus anciens au même âge. Bouche bien digeste, finalement
clairement marqué par le
Petit Verdot.
Pichon Comtesse de Lalande mérite encore quelques années de patience avant
qu’il révèle tout son potentiel. 91/100 |
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Evangile 2004,
Pomerol, Bordeaux, France
La première sensation au nez de Château l’Evangile est celle
d’une certaine sucrosité, café torréfié, encore boisé.
Découpe intéressante en bouche, soulignée par une fraîcheur de
fruit étonnante : Matière soyeuse et démonstrative mais qui sait
rester racée. Un L’Evangile assez « riche », autant en sensation
de gras qu’en volume.
Une belle réussite pour les amateurs de vins plutôt opulents. 90/100
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Vieux Château Certan 2004, Pomerol, Bordeaux, France
C omme pour Léoville las Cases, on est saisi par la superbe
pureté de fruit, rehaussée par de douces effluves de tabac
blond. Arômes changeants et complexes car ce vin se révèle être
un compagnon mystérieux et assez difficile à cerner.
La bouche de Vieux Château Certan impressionne, magnifique
d’équilibre et de finesse. Toucher au palais serré mais pas
agressif.
La matière est vraiment intelligemment traitée et je perçois
beaucoup de potentiel à ce Vieux Château Certan 2004. 94/100
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Haut-Brion 2004, Pessac Léognan Graves, 1er Grand Cru Classé du
Médoc, Bordeaux, France
(Proportion de 61% de Merlot en 2004)
Le nez est moyennement expressif, muscade, cacao.
Le vin est fin et élégant en bouche avec des tannins agréablement granuleux.
Finale harmonieuse, avec un développement manquant peut-être d’ampleur et de
tension dynamique.
Dégusté à l’aveugle, Haut-Brion 2004 ne ressort pas particulièrement du lot.
Il faut le dire : ce ne sera pas un très grand Haut-Brion. 89/100 |
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Mouton Rothschild 2004, Pauillac, 1er Grand Cru Classé du
Médoc, Bordeaux, France
Grande finesse au nez, épice, cèdre, floral et de fines notes de
gousse de vanille.. Superbe !
Très belle attaque en bouche, ciselée, racée, dense et tellement
fine, longue.. Le milieu de bouche est ascendant, prenant
progressivement de la puissance qu’il garde tout au long de la
finale.
Un Mouton Rothschild tout à fait remarquable, dont le style a
clairement gagné en finesse depuis quelques millésimes !
95/100
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Lafite Rothschild 2004, Pauillac, 1er Grand Cru Classé du Médoc
Un Lafite 2004 très racé, au fin boisé avec des arômes
réjouissants de coulis de fruits rouges.
Le fruit est d’une grande netteté en bouche, puissante mais aux
contours délicats grâce à ses tannins fins qui enrobent bien le
fruit. Excellente finale harmonieuse qui termine sur une note
légèrement minérale.
Peut-être un peu moins complexe que Latour et Mouton, mais
Lafite 2004 est un vin superbe ! 94/100
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Latour 2004, Pauillac, 1er Grand Cru Classé du
Médoc
C’est un enchantement au nez, à la fois expressif et
formidablement complexe.
Dès l’attaque, le toucher en bouche est magnifique, imprégné par
une extraction de fruit exemplaire. Remarquable tannicité en
bouche, minérale, profonde, dotée d’une superbe saveur. Très
grand..
Un petit cran au-dessus des autres 2004. 96/100 |
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Margaux 2004, Margaux, 1er Grand Cru Classé du Médoc
Nez original et complexe de cacao, un peu boisé, réglisse, épicé
et pruneau. Finesse de grain en bouche, équilibré et corps
sphérique présentant une bonne tenue. Finale élégante mais que
j’aurais pu imaginer un peu plus complexe.
Un beau Château Margaux qui manque juste de volume et de densité
pour faire partie des très grands du millésime. 91/100 |
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Valandraud 2004, Grand Cru, Saint-Emilion
Dégusté après un double carafage et trois heures à température
cave.
Robe pourpre, lumineuse et profonde.
Arômes opulents de fruits rouges, mûres et cerises - très Merlot
en somme. Touche épicée, bois de cèdre.
Valandraud 2004 est large en bouche, laissant parfaitement
exprimer un fruit tout à fait délicieux, enrobé par de beaux
tannins bien présents. Encore marqué par son élevage avec une
fin de bouche assez boisée mais qui, je pense, va se fondre
d'ici quelques mois. Finale concentrée, intense et longue,
parfaitement équilibrée.
On sent tout le potentiel de ce Valandraud très friand qu'il
faut maintenant impérativement laisser assagir. 93/100
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Alain Bringolf pour winemega.com |
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Dégustations aux Domaines |
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Une fois n'est pas coutume, en 2004, aucune appellation ou région ne
semble particulièrement sortir du lot. Ainsi, on trouve de belles
réussites un peu partout, autant sur la rive gauche (Médoc) que sur la
rive droite (Libournais). De même, les "ratages" se répartissent tout
aussi équitablement. Les grands terroirs, surtout lorsque les vignes ont
été conduites avec la rigueur nécessaire, ont tous produit des vins d'un
grand classicisme.
En général, l'appellation gagnante est Saint-Julien - dont la régularité
légendaire est ici récompensée. Puis suivent de près Pauillac et
Saint-Emilion. Les vins liquoreux de Sauternes-Barsac, après trois
années merveilleuses (2001, 2002 et 2003) tirent cependant bien leur
épingle du jeu, même si le niveau général des 2004 ne devrait pas tout à
fait concurrencer ses illustres aînées. Pomerol et Pessac-Léognan-Graves
affichent un excellent résultat d'ensemble. Margaux a produit parmi les
meilleurs vins de l'année, mais les résultats de l'ensemble de
l'appellation sont quelque peu irréguliers. Après deux glorieuses années
(2002 et 2003), Saint-Estèphe semble rentrer dans le rang. Le résultat
d'ensemble des appellations Médoc, Listrac, Haut-Médoc, Moulis et autre
satellites de la rive droite est légèrement en retrait de la moyenne
générale.
Comme souvent, les propriétés les plus exigeantes et ambitieuses ont
produit des vins excellents. Mais il y a malgré tout des 2004 décevants,
dont les vignes surchargées et les grappes pas toujours mûres, ont donné
des
vins en déficit d'équilibre. Ainsi, ils ne manquent généralement
pas de tannins, mais ils sont parfois rudes et âpres, avec une sensation
exacerbée par le peu de fruit mûr qui permettrait de les contrebalancer.
Ceci est particulièrement marqué pour certains vins, dont les sélections
en amont furent insuffisantes.
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A lire également.. Vendanges à Bordeaux 2004
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