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La dégustation, préparée par Didier Sanchez, a été répartie
en 2 séances et commentée par
Philippe Ricard pour l’après-midi et Laurent Gibet pour le soir. |
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Quelques commentaires de contexte :
Quelques commentaires de contexte :
La dégustation s’est déroulée en deux phases : l’après-midi à
14h15 puis le soir à 19h30.
Le compte rendu porte sur les deux séances.
Entre autres causes, une aération de 5 heures (dans la bouteille
rebouchée en position
verticale) peut expliquer les variations dans les appréciations.
Les notes de Didier Sanchez, présent aux 2 séances, sont le
reflet de ces variations.
Les vins sont dégustés à l'aveugle.
Les verres utilisés sont les «Expert» de Spiegelau.
Membres IVV présents
DS : Didier Sanchez - PC : Pierre Citerne – LG :
Laurent Gibet –
PR : Philippe Ricard – MS :
Miguel Sennoun - CD : Christian Declume – BLG :
Bertrand Le Guern
(Nombre de dégustateurs : 17)
1ère partie jeudi 25 Octobre 2007
Ordre de dégustation
Brane Cantenac -
Branaire
Ducru -
Beychevelle -
Pontet-Canet -
Valandraud
-
Pape Clément
-
Beauséjour Bécot
-
Haut-Bailly
-
Grands Chênes
-
Clos Fourtet
-
Planquette -
Calon Ségur
-
Léoville Poyferré
-
Pichon Longueville Baron
-
l'Evangile -
Ducru Beaucaillou
-
Figeac -
Montrose -
Palmer
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Brane-Cantenac 2004 - Margaux -
Vin de Bordeaux, France
65% Cabernet Sauvignon / 30 % Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe fluide, brillante, prune, bien sombre.
• Nez timoré, sur une expression contrainte, presque végétale,
un fruité mesuré (guigne).
• Profil gustatif assez monolithique (rose), sur une matière
acide, un rien fluette, loin des maturités démonstratives de ses
partenaires de séance. Finale quelque peu expéditive.
Le soir :
• Fruit très mûr pour des senteurs de moka et de cassis. Bouche
nette, correctement fruitée, qui bénéficie d’une acidité
satisfaisante. Structure trop lâche (un creux certain en milieu
de bouche). Expression faible, un peu standardisée.
Note moyenne après-midi : 13,4 - soir : 13,8
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Branaire Ducru 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France
70% Cabernet Sauvignon / 22 % Merlot / 4% Petit Verdot / 4% Cabernet
Franc – 13°
Vin
bouchonné.

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Beychevelle 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France
46% Cabernet Sauvignon / 42 % Merlot / 7% Cabernet Franc / 5% Petit
Verdot – 13°
L’après-midi :
• Robe assez fluide et mate, rubis aux reflets prune, plutôt
sombre.
• Nez racoleur, concerto en bois majeur sur des notes de café,
moka, toast, amande grillée, relevé d’alcool de fruit et de
sucre en sirop.
• Bouche aimable, dont le principal attrait à ce stade est sa
gourmandise immédiate, sa rondeur, sa maturité, son petit côté
«
bien élevé ». Un peu limitée, elle n’échappe pas
complètement à
une tendance mollassonne qui l’éloigne
de la distinction
bordelaise.
Le
soir :
• Le vin sent fortement le moka. Effluves additionnels de
fruits noirs (cassis, myrtille), d’herbes aromatiques, de suie
(caractère fuligineux). Bouche de belle densité, charnue, portée
par une acidité fiable et fortifiante, terminée par un superbe
retour fruité (qui participe de la persistance). Constant,
consensuel et une tenue en bouche vraiment appréciable.
Note moyenne après-midi : 14.3 - soir : 16 |
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Pontet Canet 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France
65% Cabernet Sauvignon/29 % Merlot/4% Cabernet Franc/2%Petit
Verdot – 13°
L’après-midi :
• Robe prune, bien brillante, sombre, assez fluide.
• Expression intense d’un fruit très mûr, presque confit, sur la
cerise noire, la marmelade de prune, le kirsch, sans aucune
déviation boisée. Quelques notes alcooleuses confirment cette
maturité.
• Si la maturité s’affirme en bouche (rondeur, alcool), elle
n’en est pas pour autant pesante : belle tenue acide, trame
serrée, beau toucher de bouche. Certes, l’expression aromatique
est en l’état encore un peu sobre, mais l’ensemble possède un
fond sérieux, des tanins fermes mais mûrs. Finale austère, sur
des notes d’herbes séchées, de menthol, avec une légère
amertume, mais dans un style sérieux non démenti.
Le soir :
• Nez crémeux, très mûr, corsé, avec des odeurs de réglisse, de
cacao, de goudron, de gelée de mûres. Opulence aromatique, un
peu sudiste. Bouche très concentrée, finale astringente pour une
finale trop subite (elle décroche trop vite). Goûts
pimentés et tannins plus rugueux.
Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14.5
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Valandraud 2004 - Saint-Emilion -
Vin de Bordeaux, France
.
70 % Merlot / 25% Cabernet Franc / 2% Cabernet Sauvignon – 14°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, très brillante, violine, très foncée,
jusqu’à virer au noir.
• Olfactions luxueuses d’un élevage généreux, sur le bois
précieux, la canelle, le menthol, la réglisse, le cacao. Le
fruit (cerise noire) parvient quand-même à s’affirmer, avec une
fraîcheur qu’on attendait pas aussi respectée aux premiers
effluves…
• Style sophistiqué dans une bouche elle aussi sous le joug d’un
élevage bien assis, avec une matière encore signée de tanins
virils, mais racés. Ensemble toutefois bien équilibré, avec même
une fraîcheur presque croquante, une finesse indéniable, une
tension noble. La finale donne de la voix,
poivrée, avec puissance. Cette bouteille divise le groupe de
l’après-midi : certains restent circonspects face aux traces
d’un élevage bien démonstratif, tandis que d’autres apprécient
une matière bien en place, mais encore trop
jeune pour s’épanouir.
Le soir :
• Les notes insolites de riz soufflé (déjà repérées sur ce vin
lors d’une première dégustation) me font immédiatement penser à
Valandraud. Le fruit est mûr et l’élevage de qualité. Senteurs
de
fleurs, de biscotte. En bouche on devine une grande méticulosité
d’élaboration. Mais ce soir, le vin est plutôt capiteux et
semble manquer de socle, restant un peu en façade.
Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14.5
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Pape Clément 2004 - Pessac-Léognan Graves - Vin de Bordeaux, France
60% Cabernet Sauvignon / 40 % Merlot – 13°
L’après-midi :
• Robe brillante, d’une certaine épaisseur, prune,
particulièrement sombre.
• Opulence olfactive dans l’expression sans retenue d’un fruit
compoté (cerise burlat), l’alcool, le tout souligné par un
élevage sans nuances : bois chauffé, chocolat, eucalytpus,
crème, toasté…
• Bouche contenue dans une démonstration de barrique de bois
neuf ostentatoire : molesse crémeuse, notes de sucre, de
caramel, arômes empyreumathiques intenses, alcool chaleureux. Le
vin se resserre timidement, dans une finale à la fraîcheur
contenue, aux amers persistants.
Le soir :
• Notes très mûres, particulièrement sudistes (premier nez de
Côte-Rôtie : lard, violette, poivre). Bouche travaillée,
extraite, qui tend presque à sécher. Flaveurs de poivre, de
fumée. Un vin qui
semble bien « forcé », boosté, et qui manque cruellement
d’élégance. Jugement tempéré, analogue
à celui émis lors de la dégustation du 5/7/07 (note de 14,5/20).
Note moyenne après-midi : 14 - soir : 15,1
Rappel : Bu en Juillet 2007 au club : 14/20
• Robe plutôt mate, particulièrement sombre, presque noire,
laissant deviner sur son disque sa
teinte violine.
• Nez sur les fruits compotés, la cerise noire, le pruneau, le
cassis, dans un style
chaleureux, crémeux et intensément boisé (vanille, caramel),
soulignant une prédominance de l’élevage.
• Bouche très souple, ronde, presque chaude, où le profil de vin
d’élevage domine encore
outrageusement : matière lactique, boisée, avec des tanins
quelque peu asséchants, une légère
amertume, avant une finale puissante, assez sucrée, entre la
rondeur et l’alcool.
Style général un peu solaire et concentré, plus typé Languedoc
que Bordeaux.
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Beauséjour Becot 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France
70 % Merlot / 24% Cabernet Franc / 6% Cabernet Sauvignon – 14°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, très brillante, prune très sombre.
• Nez obséquieux, large, sur un registre chaleureux et particulièrement mûr
: cerise noir, alcool, kirch, fruits cuits, ainsi qu’une touche de fumé.
• Si la maturité un peu exubérante et les arômes boisés (barrique chauffée,
réglisse, grillé, goudron, chocolat) marquent une attaque un peu « tape à
l’oeil », la matière n’en recèle pas moins un joli fond, dense, gras, mais
avec un jus assez élégant, des notes fumées distinguées. La finale
n’échappe pas pour autant à une certaine chaleur, sans toutefois tomber dans
la caricature.
Le soir :
• Ici encore, un nez marqué par la maturité : confiture de mûres, moka. Le
boisé est appuyé. Bouche dans un registre plutôt flatteur (sucrosité ?),
lestée par trop d’alcool mais pour autant dynamisante. Le grain est fin, le
milieu de bouche convenable et la finale seulement moyenne.
Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14,9 |
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Haut-Bailly 2004 - Pessac-Léognan-Graves - Vin de Bordeaux, France
65% Cabernet Sauvignon / 25 % Merlot / 10% Cabernet Franc – 12,5°
L’après-midi :
• Robe moyennement fluide, mate, violine, très sombre.
• Nez au caractère sudiste, expression quelque peu banale d’une
maturité prononcée (cerise, prune), soulignée de quelques notes
alcooleuses.
• Le vin se révèle en bouche : riche en attaque, il se pose
ensuite sur une matière mûre mais sans excès, fraîche,
équilibrée, plus juste, dotée d’un jus très plaisant. S’affirme
ensuite une structure tannique encore un peu dure, stricte, mais
classieuse, avant de finir fraîchement dans
une finale tonique, sur la menthe poivrée.
Le soir :
• Nez organique, avec des senteurs de fleurs, de moka. Bouche
solide, tonique. Du naturel, de l’allonge, de l’équilibre
(alcool modéré), ainsi que de la précision pour cette
interprétation juvénile, juteuse, salivante.
Grande franchise de fruit en dépit de quelques notes animales.
Note moyenne après-midi : 15.6 - soir : 16.5
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Les Grands Chênes (Magrez) 2004 - Médoc - Vin de Bordeaux, France
50 % Merlot / 45% Cabernet Sauvignon / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe brillante, assez fluide, très sombre, rubis aux reflets prune.
• Nez évident de fruit (cerise noire, cassis), relativement pur et spontané
(pas de trace boisée), frais (menthe poivrée).
• Finesse éloquente, maturité juste, délicieusement expressive, n’écrasant
ni la fraîcheur ni la franchise d’une bouche au fruité presque gourmand.
Belle concentration, bel équilibre pour ce vin généreux, aux tanins fondus.
La finale laisse juste percevoir quelques notes chauffées, réglissées,
l’eucalyptus, mais sans excès, sans brider l’harmonie générale.
Le soir :
• Un nez nullement aguicheur (comme certains autres vins huppés de la série)
: ni "sucré", ni velouté, aucune oeillade boisée vulgaire. Le fruit est
assez crémeux mais englobé dans une trame austère
qui sent la cerise, la myrtille, la terre humide, la créosote, le cachou.
Bouche virile, de bonne tenue, aux fortes flaveurs de goudron. Elle semble
limitée en termes de tannins et de longueur (le terroir
n'est peut-être pas de premier choix ?). L'élevage semble aussi plus
permissif (moins travaillé, ostentatoire ?). J’avoue avoir été sensible
(biais cognitif) à l’enthousiasme général de mes partenaires de dégustation
sur cette expression solide et sérieuse (ma note immédiate étant plus
basse).
Note moyenne après-midi : 16,9 - soir : 16,5
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Clos Fourtet 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France
85 % Merlot / 10% Cabernet Sauvignon / 5% Cabernet Franc – 13,5°
L’après-midi :
• Robe fluide, assez brillante, rubis aux reflets prune,
modérément sombre.
• Nez capiteux, relevant une maturité presque extrême, sur la
cerise cuite, la fraise écrasée, la confiture de prune, de mûre,
une présence d’alcool significative, le tout évoquant un vin
muté du Roussillon !
• Ces sensations solaires se retrouvent en bouche : brûlure
alcoolique entêtante, sensation sucrée, maturité sans mesure. La
matière est assez grasse, enrobante, chauffant progressivement
la bouche pour finir en finale sur une envie de poser son verre…
et boire de l’eau !
Le soir :
• Boisé imposant et des odeurs de menthol et de zeste d’orange.
Matière opulente, dodue, impression sucrée. Facile d’accès mais
elle manque de classe.
Note moyenne après-midi : 14,4 - soir : 13,8
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Planquette 2004 - Médoc - Vin de Bordeaux, France
50 % Merlot / 50% Cabernet Sauvignon.
Le soir :
• (Vin pas goûté l’après-midi)
Le nez semble profond mais il reste assez renfrogné (réduction
?), avec des notes d’amande et de pomme (éthanal ?). L’effet «
usage restrictif du soufre » me semble manifeste (notes moins
nettes,
plus erratiques, profil plus versatile). La bouche est très
marquée par un beau cassis dominateur de cabernet-sauvignon.
Elle est dopée par une acidité cinglante pour les uns,
remarquable pour les autres (le vin tranche dans une série de
Bordeaux 2004 parfois bien lourdement lestés par la maturité des
baies et le degré alcoolique). Un vin de belle facture, qui se
range aux côtés des vins les plus frais de la série, avec une
silhouette un peu plus frêle cependant.
Note moyenne soir : 15,6
Pour info : bu la veille : 15+ / 20
Nez mis en valeur par un boisé de qualité, exprimant un beau
pack de senteurs assez masculines
de terre, de moka, de cacao, de fruits noirs, de fumée, de zeste
d'orange et en moins attendu de
miel et d'estragon. Direct, avec de l'éclat. Bouche à la mâche
prometteuse, cohérente et fine,
alliant force et douceur. Elle s'appuie sur une acidité de
confiance.
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Calon Segur 2004 - Saint-Estèphe - Vin de Bordeaux, France
60% Cabernet Sauvignon / 30 % Merlot / 10% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe moyennement fluide, très brillante, violine, intensément sombre.
• Nez impactant, identitaire, sincèrement rive gauche (depuis le début
de la série, je me laisserais bien dire : « enfin ! ») : cerise, cèdre,
fougère, herbe grasse, poivron rouge, ronce, café.
• Bouche assez sérieuse : ossature tannique encore virile, mais très
noble, matière dense, serrée, d’une belle finesse. Beaucoup de fond,
moins de végétalité qu’au nez mais un fruité élancé, un équilibre
précis. Finale racée, un rien austère mais pénétrante.
Le soir :
• Nez nettement plus végétal exprimant pas mal de bourgeon de cassis.
Bouche austère, sans trop d’éclat,
mais équilibrée. Sans faire d’étincelles, elle dispose toutefois de
fond, de jus, de finesse ; ces atouts garantissent un bon potentiel.
Belle finale légèrement amère, réglissée.
Note moyenne après-midi : 16,5 - soir : 15,5
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Léoville Poyferré 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France
58% Cabernet Sauvignon / 31 % Merlot / 9% Petit Verdot / 2% Cabernet Franc –
13,5°
L’après-midi :
• Robe moyennement fluide, prune, très sombre et très brillante.
• Nez discret, sur un fruit mûr (cerise noire, prune, mûre), quelques
notes alcooleuses. Pas de signature boisée, mais un style plutôt
extrait.
• Bouche assise sur une matière large, riche, à la limite de la
mollesse, intensément fruitée et mûre au point de paraître légèrement
sucrée, évoquant un vin de dégustation assez extrait plus qu’un
vin pour la table. Affirmation progressive d’une certaine raideur, le
vin finissant de façon plus boisée et quelque peu asséchante.
Le soir :
• Nez subtilement crémeux, corsé, réglissé. Beau boisé. Bouche dotée
d’une remarquable compacité,
au grain fin, valorisée par une tension remarquable, qui ira loin. C’est
la troisième fois que je déguste ce vin à ce niveau. A noter le grand
écart entre les 2 séances…
Note moyenne après-midi : 14,8 - soir : 16,8
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Pichon Longueville Baron 2004 - Pauillac -
Vin de Bordeaux, France
60% Cabernet Sauvignon / 33 % Merlot / 7% Cabernet Franc – 13,5°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, brillante, prune, particulièrement sombre.
• Nez chaleureux, marqué par l’alcool, un fruit avachi qui déborde avec
emphase : cerise noire, mûre, prune, voire pruneau.
• Bouche hésitante : bien que tolérante à l’égard d’une matière ultra
mûre, presque chaude, à la limite du caramel, elle se ressaisit ensuite
autour d’une trame acide, épicée, mentholée, poivrée ! Cette dualité
entre tension acide et mollesse fruitée déroute un peu, malgré une
finale plus sereine, tendue, fraîche. Le vin donne l’impression de se
chercher…
Le soir :
• Nez profond, mûr, à l’aspect un peu oriental : cassis, tabac,
réglisse. Matière suave, soyeuse, d’une grande délicatesse (presque
arachnéenne, comme sur un grand Margaux). Trame superbe, sans
défaillance, à l’expression tactile très enviable. Encore une aération
qui change radicalement la donne…
Note moyenne après-midi : 14,7 - soir : 16,9
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Evangile 2004 - Pomerol - Vin de Bordeaux, France
78 % Merlot/22% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe presque mate, assez fluide, rubis aux reflets violines. Assez
bonne intensité colorante.
• Impressions olfactives bridées par un élevage de qualité (cèdre, boîte
à cigare), mais à ce stade encore disgracieux : boisé toasté, brûlé,
café, vanille.
• La bouche trahit elle aussi une emprise boisée d’un vin encore dans
son cocon (bois brûlé, chocolat, réglisse, eucalyptus), sans être pour
autant dépourvue de fraîcheur (belle acidité), de matière, de maturité
tant dans le fruit que dans le tanin. Mais la race de Pomerol est à ce
stade peu évidente…
Le soir :
• Panel aromatique de rive droite : moka, myrtille, cacao, épices,
fumée. L’ensemble est tout de même bien ardent. Bouche assez soyeuse
mais l’élevage masque le fond et le taux d’alcool important risque de
déséquilibrer le vin.
Note moyenne après-midi : 14,6 - soir : 14,6
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Ducru Beaucaillou 2004 - Saint-Julien -
Vin de Bordeaux, France
70% Cabernet Sauvignon / 25 % Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe fluide, brillante, rubis aux reflets violines, assez sombre.
• Nez avenant, présentant ouvertement ses effluves de cerise, cassis,
ronce, menthol.
• Accroche acide sensible en bouche, le vin étant presque nerveux !
Structure serrée, fraîche, bridant quelque peu une maturité moins
évidente qu’au nez, avec une pointe de verdeur (poivron). Finale aux
tanins légèrement secs, sur la réglisse, le menthol, le poivre noir.
Le soir :
• Expression rafraîchissante, fine, avec beaucoup de cassis. Le vin
livre peu dans un mode viril, corsé. Mâche de garde, dopée par une
acidité notable.
Note moyenne après-midi : 14,6 - soir : 15,6
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Figeac 2004 - Saint-Emilion -
Vin de Bordeaux, France
35% Cabernet Franc / 35% Cabernet Sauvignon / 30 % Merlot - 13°
L’après-midi :
• Robe fluide, assez mate, prune, sombre.
• Olfaction mesurée, élégante mais stricte.
• Matière onctueuse, crémeuse, sur un arrondi et un fruité
aimables (cerise noire, prune) trahissant une certaine
nonchalance. Le tempo assure alors un regain de tension
appréciable, valorisant un fond généreux, confirmant dans une
finale rafraîchissante, mentholée, poivrée.
Le soir :
• Nez évoquant presque un Châteauneuf : fruit cuit, corsé, particulièrement
épicé. Bouche dans un style extrême, non dénuée de finesse mais manquant
singulièrement de typicité et de fraîcheur.
Note moyenne après-midi : 14,3 - soir : 14,6
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Montrose 2004 - Saint-Estèphe -
Vin de Bordeaux, France
65% Cabernet Sauvignon / 25 % Merlot / 10% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe assez fluide et mate, violine, à l’intensité colorante
virant au noir.
• 1er nez assez réduit, sur la tripaille, laissant rapidement
place à une expression végétale distinguée, sur le poivron
rouge, la ronce, l’herbe sèche, enfin un fruité mûr plus évident
(fruits noirs). Ensemble racé et excitant !
• Bouche campée sur une structure tannique aussi noble
qu’austère, ne bridant en rien le plaisir d’une superbe matière,
ample, fraîche, équilibrée, sérieuse, précise, à l’expression
médocaine classique. Finale imprégnante, stylée, en l’état un
peu marquée par des tanins peu amicaux pour nos gencives…
Le soir :
• Nez de caractère, sans concession, iodé, animal (très « St-Estèphe »)
: sol de cave, encens, cassis puissant, encre. En bouche, on apprécie la
vitalité d’un beau vin de garde.
Note moyenne après-midi : 16,4 - soir : 16,5
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Palmer 2004 - Margaux -
Vin de Bordeaux, France
47% Cabernet Sauvignon / 47 % Merlot / 6% Petit Verdot – 13°
L’après-midi :
• Robe plutôt mate, assez fluide, prune intensément sombre.
• Nez alléchant sur la ronce, un fruité de belle maturité (mûre,
cassis), une pointe d’alcool, mais sans faiblesse : reste
pointu.
• Bouche à la finesse réjouissante, dotée d’une jolie matière,
concentrée et équilibrée. Encore un peu de retenue à ce stade,
un élevage encore sensible (aspect crémeux, notes de chocolat)
mais cohérent. Finale appliquée, un peu austère, mais bien
persistante.
Le soir :
• Boisé encore marqué. Bouche concentrée et ronde (sous forme d’un beau
fuseau fin), glissante mais clairement sur la réserve, réglissée.
Note moyenne après-midi : 15,9 - soir : 16,5
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CONCLUSION
Par Philippe pour l’après-midi
A l’ouverture des bouteilles, la dégustation s’avère globalement
bonne, avec une certaine
homogénéité.
Certes, la jeunesse de ces vins ne nous a évidemment pas permis
de les apprécier dans leur phase la plus
flatteuse, mais ce premier point sur le millésime nous permet de
faire un petit bilan.
Tout d’abord, nous avons tous été surpris des maturités
intenses, parfois même chaleureuses
(présence
d’alcool souvent observée), évoquant des caractères sudistes.
Pourtant, aucun d’entre nous n’avait le souvenir d’un millésime
hyper mûr à Bordeaux…
Preuve que la recherche de la pleine maturité du raisin avant
vendanges n’est plus un vain mot.
Mais nous serions aussi curieux de connaître le détail des
techniques de vinification,
l’oenologie moderne
et les progrés techniques en la matière pouvant certainement
jouer un rôle influant…
Ensuite, hormis quelques exceptions, il faut noter une majorité
de vins exempts d’arômes
boisés, de
signature d’élevage disproportionné.
Assez rassurant dans un contexte où l’inverse semblait être
assez souvent pointé du doigt…
Durant cette première séance, les St Estèphe se sont
particulièrement bien exprimés, avec une
race qui
faisait plaisir dans un contexte où l’identité bordelaise était
parfois mise à mal…
A noter surtout la remarquable démonstration des Grands Chênes à
l’expression réjouissante :
honnêtement, nous ne l’attendions pas à la tête de ce
classement, même s’il s’était déjà
illustré dans
d’autres contextes.
Son terroir plus modeste permet peut-être une expression plus
immédiate, contrairement à ses
voisins
de dégustation, à la révélation beaucoup plus lente…
Ce qui ne doit rien enlever au talent de son géniteur…
Par Laurent pour le soir
Là, on constate sans surprise de nouvelles fluctuations sur
l’état de présentation des vins :
• Pichon-Baron 2004 massif comme un Cahors ou jugé frêle lors du
GJE
• Pape-Clément 2004 moins convaincant qu’au GJE, et qui sera
toutefois mieux apprécié lors de
la
seconde session
Léoville Poyferré 2004, stable, confirme sa classe sur 3
dégustations. Déguster plusieurs fois
est un
moyen de rendre l’appréciation sur une cuvée bien évidemment
plus fiable.
Les vins sont mûrs (avec des taux d’alcool qui semblent souvent
trop élevés).
Grands Chênes 2004 (qui confirmera lors de la 2ème séance) et
Planquette 2004 (dans un style
résolument
à part, plus frais), peu onéreux (de l’ordre de 15 euros chez
les cavistes), dament le pion à
des vins au
pedigree plus important.
In Vino Veritas - pour Winemega.com |
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Club toulousain "In Vino Veritas" -
Dégustations
proposées par Laurent Gibet
Vins de Sauternes Barsac
1997
(2007)
Château Angélus 1991.. 1975..
(2007)
Château Angélus 2004.. 1992..
(2007)
Château Haut Bailly 1994.. 2003..
(2007)
Château Haut Batailley 2002.. 1982..
(2007)
Vins de Bordeaux 1993
(2006)
Vins de Bordeaux 1989
(2006)
Vins de Sauternes Barsac 1989
(2006)
Autres articles..
Sauternes-Barsac
1997 (dégustés en 2002)
Dégustations de vins de Bordeaux par thèmes
Dégustations de vins de Bordeaux par Châteaux
Classements
officiels des Grands Crus Bordelais
Lexique, glossaire, le vin et la vigne |
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TABLEAU RECAPITULATIF
Excellents vins
La Mission Haut Brion Pessac Léognan 17,3 - Aéré
Léoville Barton St Julien 17,3 - Non aéré
Très bons vins
Pichon Baron Pauillac 16,9 - Aéré
Les Grands Chênes Médoc 16,9 - Aéré
Gruaud Larose St Julien 16,8 - Aéré
Sociando Mallet Haut Médoc 16,8 - Aéré
Léoville Poyferré St Julien 16,8 - Aéré
Pape Clément Pessac Léognan 16,6 - Non aéré
La Conseillante Pomerol 16,6 - Non aéré
Palmer Margaux 16,5 - Aéré
Montrose St Estèphe - 16,5
Calon Ségur St Estèphe 16,5 - Non aéré
Haut Bailly Pessac Léognan 16,5 - Aéré
Lynch Bages Pauillac 16,5 - Non aéré
Angélus St Emilion 16,5 - Aéré
La Mondotte St Emilion 16,4 - Non aéré
Beychevelle St Julien 16,0 - Aéré
St Pierre St Julien 16,0 - Non aéré
Malartic Lagravière Pessac Léognan 16,0 - Non aéré
Bons vins
Giscours Margaux 15,9 - Aéré
Monbousquet St Emilion 15,9 - Aéré
Grand Puy Lacoste Pauillac 15,8 - Aéré
Ducru Beaucaillou St Julien 15,6 - Aéré
Planquette Médoc 15,6 - Non aéré
Chevalier Pessac Léognan 15,6 - Non aéré
Cos d’Estournel St Estèphe 15,5 Non aéré
Malescot St Exupéry Margaux 15,4
Pavie Macquin St Emilion 15,3 - Aéré
Pontet Canet Pauillac 15 - Non aéré
Valandraud St Emilion 15 - Non aéré
Beau-Séjour Bécot St Emilion 15
Pichon Comtesse Pauillac 15 - Aéré
Léoville Las Cases St Julien 15
Assez bons vins
Canon La Gaffelière St Emilion 14,9 - Aéré
Figeac St Emilion 14,6
L’Evangile Pomerol 14,6
Clos Fourtet St Emilion 14,4 - Non aéré
Branaire Ducru St Julien 14,1
Vins moyens
Pagodes de Cos St Estèphe 13,8 - Non aéré
Brane Cantenac Margaux 13,8 - Aéré
Vin bouchonné
Branaire Ducru lors de la première série de dégustation
Remarque : la mention « Aéré » ou « Non
aéré » précise le moment où le vin a été le mieux apprécié.
Quand rien n’est précisé, c’est que le vin s’est apprécié de la même
façon dans les 2 cas.
Moyenne des 2 dégustations: 15,8
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