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Verticale Bordeaux 2004 - Vins de Bordeaux France,

Vins de Bordeaux 2004, Dégustation verticale

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Club toulousain In Vino Veritas
Verticale Bordeaux  rouges 2004
25 Octobre 2007

 

A lire également :

Verticale Bordeaux rouges 2004 - 2e partie, 20 novembre 2007

Revue des 2004 par Alain Bringolf

 

La dégustation, préparée par Didier Sanchez, a été répartie en 2 séances et commentée par
Philippe Ricard pour l’après-midi et Laurent Gibet pour le soir.

Quelques commentaires de contexte :
Quelques commentaires de contexte :
La dégustation s’est déroulée en deux phases : l’après-midi à 14h15 puis le soir à 19h30.


Le compte rendu porte sur les deux séances.
Entre autres causes, une aération de 5 heures (dans la bouteille rebouchée en position
verticale) peut expliquer les variations dans les appréciations.

Les notes de Didier Sanchez, présent aux 2 séances, sont le reflet de ces variations.


Les vins sont dégustés à l'aveugle.


Les verres utilisés sont les «Expert» de Spiegelau.


Membres IVV présents

DS : Didier Sanchez - PC : Pierre Citerne – LG : Laurent Gibet – PR : Philippe Ricard – MS :
Miguel Sennoun - CD : Christian Declume – BLG : Bertrand Le Guern

(Nombre de dégustateurs : 17)

1ère partie jeudi 25 Octobre 2007
 

Ordre de dégustation

 

Brane Cantenac -  Branaire Ducru - Beychevelle - Pontet-Canet - Valandraud -  

Pape Clément - Beauséjour Bécot - Haut-Bailly - Grands Chênes - Clos Fourtet - Planquette -  Calon Ségur - Léoville Poyferré - Pichon Longueville Baron - l'Evangile - Ducru Beaucaillou - Figeac - Montrose - Palmer

 

> Brane-Cantenac 2004 - Margaux - Vin de Bordeaux, France

 

65% Cabernet Sauvignon / 30 % Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°

Brane Cantenac 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe fluide, brillante, prune, bien sombre.
• Nez timoré, sur une expression contrainte, presque végétale, un fruité mesuré (guigne).
• Profil gustatif assez monolithique (rose), sur une matière acide, un rien fluette, loin des maturités démonstratives de ses partenaires de séance. Finale quelque peu expéditive.

 

Le soir :Château Brane Cantenac
• Fruit très mûr pour des senteurs de moka et de cassis. Bouche nette, correctement fruitée, qui bénéficie d’une acidité satisfaisante. Structure trop lâche (un creux certain en milieu de bouche). Expression faible, un peu standardisée.

 

Note moyenne après-midi : 13,4 - soir : 13,8

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> Branaire Ducru 2004 - Saint-Julien  - Vin de Bordeaux, France

 

70% Cabernet Sauvignon / 22 % Merlot / 4% Petit Verdot / 4% Cabernet Franc – 13°


Branaire Ducru 2004Vin bouchonné.

Château Branaire Ducru 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

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> Beychevelle 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France

 

46% Cabernet Sauvignon / 42 % Merlot / 7% Cabernet Franc / 5% Petit Verdot – 13°

 

Beychevelle 2004, dégustationL’après-midi :

• Robe assez fluide et mate, rubis aux reflets prune, plutôt sombre.
• Nez racoleur, concerto en bois majeur sur des notes de café, moka, toast, amande grillée, relevé d’alcool de fruit et de sucre en sirop.
• Bouche aimable, dont le principal attrait à ce stade est sa gourmandise immédiate, sa rondeur, sa maturité, son petit côté

« bien élevé ». Un peu limitée, elle n’échappe pas

complètement à une tendance mollassonne qui l’éloigne

de la distinction bordelaise.

 

Château Beychevelle 2004Le soir :

Le vin sent fortement le moka. Effluves additionnels de fruits noirs (cassis, myrtille), d’herbes aromatiques, de suie (caractère fuligineux). Bouche de belle densité, charnue, portée par une acidité fiable et fortifiante, terminée par un superbe retour fruité (qui participe de la persistance). Constant, consensuel et une tenue en bouche vraiment appréciable.

 

Note moyenne après-midi : 14.3 - soir : 16

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> Pontet Canet 2004 - Pauillac -   Vin de Bordeaux, France

 

65% Cabernet Sauvignon/29 % Merlot/4% Cabernet Franc/2%Petit Verdot – 13°


Pontet Canet 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe prune, bien brillante, sombre, assez fluide.
• Expression intense d’un fruit très mûr, presque confit, sur la cerise noire, la marmelade de prune, le kirsch, sans aucune déviation boisée. Quelques notes alcooleuses confirment cette maturité.
• Si la maturité s’affirme en bouche (rondeur, alcool), elle n’en est pas pour autant pesante : belle tenue acide, trame serrée, beau toucher de bouche. Certes, l’expression aromatique est en l’état encore un peu sobre, mais l’ensemble possède un fond sérieux, des tanins fermes mais mûrs. Finale austère, sur des notes d’herbes séchées, de menthol, avec une légère amertume, mais dans un style sérieux non démenti.

Le soir :Château Pontet Canet
• Nez crémeux, très mûr, corsé, avec des odeurs de réglisse, de cacao, de goudron, de gelée de mûres. Opulence aromatique, un peu sudiste. Bouche très concentrée, finale astringente pour une finale  trop subite (elle décroche trop vite). Goûts pimentés et tannins plus rugueux.

 

Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14.5

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> Valandraud 2004 - Saint-Emilion -  Vin de Bordeaux, France  

.

70 % Merlot / 25% Cabernet Franc / 2% Cabernet Sauvignon – 14°


Valandraud 2004, dégustationL’après-midi :
•  Robe assez fluide, très brillante, violine, très foncée, jusqu’à virer au noir.
• Olfactions luxueuses d’un élevage généreux, sur le bois précieux, la canelle, le menthol, la réglisse, le cacao. Le fruit (cerise noire) parvient quand-même à s’affirmer, avec une  fraîcheur qu’on attendait pas aussi respectée aux premiers effluves…
• Style sophistiqué dans une bouche elle aussi sous le joug d’un élevage bien assis, avec une matière encore signée de tanins virils, mais racés. Ensemble toutefois bien équilibré, avec même une fraîcheur presque croquante, une finesse indéniable, une tension noble. La finale donne de la voix, poivrée, avec puissance. Cette bouteille divise le groupe de l’après-midi : certains restent circonspects face aux traces d’un élevage bien démonstratif, tandis que d’autres apprécient une matière bien en place, mais encore trop jeune pour s’épanouir.

Le soir :Château de Valandraud
• Les notes insolites de riz soufflé (déjà repérées sur ce vin lors d’une première dégustation) me font immédiatement penser à Valandraud. Le fruit est mûr et l’élevage de qualité. Senteurs de fleurs, de biscotte. En bouche on devine une grande méticulosité d’élaboration. Mais ce soir, le vin est plutôt capiteux et semble manquer de socle, restant un peu en façade.


Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14.5

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> Pape Clément 2004 - Pessac-Léognan Graves -  Vin de Bordeaux, France

 

60% Cabernet Sauvignon / 40 % Merlot – 13°


Pape Clément 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe brillante, d’une certaine épaisseur, prune, particulièrement sombre.
• Opulence olfactive dans l’expression sans retenue d’un fruit compoté (cerise burlat), l’alcool, le tout souligné par un élevage sans nuances : bois chauffé, chocolat, eucalytpus, crème, toasté…
• Bouche contenue dans une démonstration de barrique de bois neuf ostentatoire : molesse crémeuse, notes de sucre, de caramel, arômes empyreumathiques intenses, alcool chaleureux. Le vin se resserre timidement, dans une finale à la fraîcheur contenue, aux amers persistants.

Le soir :Château Pape Clément
• Notes très mûres, particulièrement sudistes (premier nez de Côte-Rôtie : lard, violette, poivre). Bouche travaillée, extraite, qui tend presque à sécher. Flaveurs de poivre, de fumée. Un vin qui
semble bien « forcé », boosté, et qui manque cruellement d’élégance. Jugement tempéré, analogue
à celui émis lors de la dégustation du 5/7/07 (note de 14,5/20).


Note moyenne après-midi : 14 - soir : 15,1

 

 

 

 

 

Rappel : Bu en Juillet 2007 au club : 14/20
• Robe plutôt mate, particulièrement sombre, presque noire, laissant deviner sur son disque sa
teinte violine.
• Nez sur les fruits compotés, la cerise noire, le pruneau, le cassis, dans un style
chaleureux, crémeux et intensément boisé (vanille, caramel), soulignant une prédominance de l’élevage.
• Bouche très souple, ronde, presque chaude, où le profil de vin d’élevage domine encore
outrageusement : matière lactique, boisée, avec des tanins quelque peu asséchants, une légère
amertume, avant une finale puissante, assez sucrée, entre la rondeur et l’alcool.
Style général un peu solaire et concentré, plus typé Languedoc que Bordeaux.

   

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> Beauséjour Becot 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France

 

70 % Merlot / 24% Cabernet Franc / 6% Cabernet Sauvignon – 14°


Beauséjour Bécot 2004, dégustationL’après-midi
:
• Robe assez fluide, très brillante, prune très sombre.
• Nez obséquieux, large, sur un registre chaleureux et particulièrement mûr : cerise noir, alcool, kirch, fruits cuits, ainsi qu’une touche de fumé.
• Si la maturité un peu exubérante et les arômes boisés (barrique chauffée, réglisse, grillé, goudron, chocolat) marquent une attaque un peu « tape à l’oeil », la matière n’en recèle pas moins un joli fond, dense, gras, mais avec un jus assez élégant, des notes fumées distinguées. La finale n’échappe pas pour autant à une certaine chaleur, sans toutefois tomber dans la caricature.

Le soir :Château Beauséjour Bécot
• Ici encore, un nez marqué par la maturité : confiture de mûres, moka. Le boisé est appuyé. Bouche dans un registre plutôt flatteur (sucrosité ?), lestée par trop d’alcool mais pour autant dynamisante. Le grain est fin, le milieu de bouche convenable et la finale seulement moyenne.


Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14,9

   

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> Haut-Bailly 2004 - Pessac-Léognan-Graves - Vin de Bordeaux, France

 

65% Cabernet Sauvignon / 25 % Merlot / 10% Cabernet Franc – 12,5°

 

Haut-Bailly 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe moyennement fluide, mate, violine, très sombre.
• Nez au caractère sudiste, expression quelque peu banale d’une maturité prononcée (cerise, prune), soulignée de quelques notes alcooleuses.
• Le vin se révèle en bouche : riche en attaque, il se pose ensuite sur une matière mûre mais sans excès, fraîche, équilibrée, plus juste, dotée d’un jus très plaisant. S’affirme ensuite une structure tannique encore un peu dure, stricte, mais classieuse, avant de finir fraîchement dans une finale tonique, sur la menthe poivrée.

Le soir :Château Haut-Bailly
• Nez organique, avec des senteurs de fleurs, de moka. Bouche solide, tonique. Du naturel, de l’allonge, de l’équilibre (alcool modéré), ainsi que de la précision pour cette interprétation juvénile, juteuse, salivante.
Grande franchise de fruit en dépit de quelques notes animales.


Note moyenne après-midi : 15.6 - soir : 16.5

   

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> Les Grands Chênes (Magrez) 2004 - Médoc - Vin de Bordeaux, France  

 

50 % Merlot / 45% Cabernet Sauvignon / 5% Cabernet Franc – 13°


Les Grands Chênes 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe brillante, assez fluide, très sombre, rubis aux reflets prune.
• Nez évident de fruit (cerise noire, cassis), relativement pur et spontané (pas de trace boisée), frais (menthe poivrée).
• Finesse éloquente, maturité juste, délicieusement expressive, n’écrasant ni la fraîcheur ni la franchise d’une bouche au fruité presque gourmand. Belle concentration, bel équilibre pour ce vin généreux, aux tanins fondus. La finale laisse juste percevoir quelques notes chauffées, réglissées, l’eucalyptus, mais sans excès, sans brider l’harmonie générale.

Le soir :Châteauu les Grands-Chênes
• Un nez nullement aguicheur (comme certains autres vins huppés de la série) : ni "sucré", ni velouté, aucune oeillade boisée vulgaire. Le fruit est assez crémeux mais englobé dans une trame austère qui sent la cerise, la myrtille, la terre humide, la créosote, le cachou. Bouche virile, de bonne tenue, aux fortes flaveurs de goudron. Elle semble limitée en termes de tannins et de longueur (le terroir n'est peut-être pas de premier choix ?). L'élevage semble aussi plus permissif (moins travaillé, ostentatoire ?). J’avoue avoir été sensible (biais cognitif) à l’enthousiasme général de mes partenaires de dégustation sur cette expression solide et sérieuse (ma note immédiate étant plus basse).


Note moyenne après-midi : 16,9 - soir : 16,5

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> Clos Fourtet 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France  

 

85 % Merlot / 10% Cabernet Sauvignon / 5% Cabernet Franc – 13,5°

 

Clos Fourtet 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe fluide, assez brillante, rubis aux reflets prune, modérément sombre.
• Nez capiteux, relevant une maturité presque extrême, sur la cerise cuite, la fraise écrasée, la confiture de prune, de mûre, une présence d’alcool significative, le tout évoquant un vin muté du Roussillon !
• Ces sensations solaires se retrouvent en bouche : brûlure alcoolique entêtante, sensation sucrée, maturité sans mesure. La matière est assez grasse, enrobante, chauffant progressivement la bouche pour finir en finale sur une envie de poser son verre… et boire de l’eau !

Le soir :Château Clos Fourtet
• Boisé imposant et des odeurs de menthol et de zeste d’orange. Matière opulente, dodue, impression sucrée. Facile d’accès mais elle manque de classe.


Note moyenne après-midi : 14,4 - soir : 13,8

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> Planquette 2004 - Médoc - Vin de Bordeaux, France

 

50 % Merlot / 50% Cabernet Sauvignon.

 

Le soir :
• (Vin pas goûté l’après-midi)
Le nez semble profond mais il reste assez renfrogné (réduction ?), avec des notes d’amande et de pomme (éthanal ?). L’effet « usage restrictif du soufre » me semble manifeste (notes moins nettes, plus erratiques, profil plus versatile). La bouche est très marquée par un beau cassis dominateur de cabernet-sauvignon. Elle est dopée par une acidité cinglante pour les uns, remarquable pour les autres (le vin tranche dans une série de Bordeaux 2004 parfois bien lourdement lestés par la maturité des baies et le degré alcoolique). Un vin de belle facture, qui se range aux côtés des vins les plus frais de la série, avec une silhouette un peu plus frêle cependant.

 

Note moyenne soir : 15,6

Pour info : bu la veille : 15+ / 20
Nez mis en valeur par un boisé de qualité, exprimant un beau pack de senteurs assez masculines
de terre, de moka, de cacao, de fruits noirs, de fumée, de zeste d'orange et en moins attendu de
miel et d'estragon. Direct, avec de l'éclat. Bouche à la mâche prometteuse, cohérente et fine,
alliant force et douceur. Elle s'appuie sur une acidité de confiance.

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> Calon Segur 2004 - Saint-Estèphe - Vin de Bordeaux, France

 

60% Cabernet Sauvignon / 30 % Merlot / 10% Cabernet Franc – 13°


Calon  Ségur 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe moyennement fluide, très brillante, violine, intensément sombre.
• Nez impactant, identitaire, sincèrement rive gauche (depuis le début de la série, je me laisserais bien dire : « enfin ! ») : cerise, cèdre, fougère, herbe grasse, poivron rouge, ronce, café.
• Bouche assez sérieuse : ossature tannique encore virile, mais très noble, matière dense, serrée, d’une belle finesse. Beaucoup de fond, moins de végétalité qu’au nez mais un fruité élancé, un équilibre précis. Finale racée, un rien austère mais pénétrante.

Le soir :Château Calon-Ségur
• Nez nettement plus végétal exprimant pas mal de bourgeon de cassis. Bouche austère, sans trop d’éclat, mais équilibrée. Sans faire d’étincelles, elle dispose toutefois de fond, de jus, de finesse ; ces atouts garantissent un bon potentiel. Belle finale légèrement amère, réglissée.


Note moyenne après-midi : 16,5 - soir : 15,5

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> Léoville Poyferré 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France  

 

58% Cabernet Sauvignon / 31 % Merlot / 9% Petit Verdot / 2% Cabernet Franc – 13,5°


Léoville Poyferré 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe moyennement fluide, prune, très sombre et très brillante.
• Nez discret, sur un fruit mûr (cerise noire, prune, mûre), quelques notes alcooleuses. Pas de signature boisée, mais un style plutôt extrait.
• Bouche assise sur une matière large, riche, à la limite de la mollesse, intensément fruitée et mûre au point de paraître légèrement sucrée, évoquant un vin de dégustation assez extrait plus qu’un vin pour la table. Affirmation progressive d’une certaine raideur, le vin finissant de façon  plus boisée et quelque peu asséchante.

Le soir :Château Léoville Poyferré
• Nez subtilement crémeux, corsé, réglissé. Beau boisé. Bouche dotée d’une remarquable compacité, au grain fin, valorisée par une tension remarquable, qui ira loin. C’est la troisième fois que je déguste ce vin à ce niveau. A noter le grand écart entre les 2 séances…

 

Note moyenne après-midi : 14,8 - soir : 16,8

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> Pichon Longueville Baron 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France  

 

60% Cabernet Sauvignon / 33 % Merlot / 7% Cabernet Franc – 13,5°


Pichon Longueville Baron 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide, brillante, prune, particulièrement sombre.
• Nez chaleureux, marqué par l’alcool, un fruit avachi qui déborde avec emphase : cerise noire, mûre, prune, voire pruneau.
• Bouche hésitante : bien que tolérante à l’égard d’une matière ultra mûre, presque chaude, à la limite du caramel, elle se ressaisit ensuite autour d’une trame acide, épicée, mentholée, poivrée ! Cette dualité entre tension acide et mollesse fruitée déroute un peu, malgré une finale plus sereine, tendue, fraîche. Le vin donne l’impression de se chercher…

Château Pichon Longueville 2004Le soir :
• Nez profond, mûr, à l’aspect un peu oriental : cassis, tabac, réglisse. Matière suave, soyeuse, d’une grande délicatesse (presque arachnéenne, comme sur un grand Margaux). Trame superbe, sans défaillance, à l’expression tactile très enviable. Encore une aération qui change radicalement la donne…


Note moyenne après-midi : 14,7 - soir : 16,9

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> Evangile 2004 - Pomerol - Vin de Bordeaux, France

 

78 % Merlot/22% Cabernet Franc – 13°


l'Evangile 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe presque mate, assez fluide, rubis aux reflets violines. Assez bonne intensité colorante.
• Impressions olfactives bridées par un élevage de qualité (cèdre, boîte à cigare), mais à ce stade encore disgracieux : boisé toasté, brûlé, café, vanille.
• La bouche trahit elle aussi une emprise boisée d’un vin encore dans son cocon (bois brûlé, chocolat, réglisse, eucalyptus), sans être pour autant dépourvue de fraîcheur (belle acidité), de matière, de maturité tant dans le fruit que dans le tanin. Mais la race de Pomerol est à ce stade peu évidente…


Le soir :Château l'Evangile
• Panel aromatique de rive droite : moka, myrtille, cacao, épices, fumée. L’ensemble est tout de même bien ardent. Bouche assez soyeuse mais l’élevage masque le fond et le taux d’alcool important risque de déséquilibrer le vin.


Note moyenne après-midi : 14,6 - soir : 14,6

> Ducru Beaucaillou 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France  

 

70% Cabernet Sauvignon / 25 % Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°


Ducru Beaucaillou 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe fluide, brillante, rubis aux reflets violines, assez sombre.
• Nez avenant, présentant ouvertement ses effluves de cerise, cassis, ronce, menthol.
• Accroche acide sensible en bouche, le vin étant presque nerveux ! Structure serrée, fraîche, bridant quelque peu une maturité moins évidente qu’au nez, avec une pointe de verdeur (poivron). Finale aux tanins légèrement secs, sur la réglisse, le menthol, le poivre noir.


Le soir :Château Ducru Beaucaillou
• Expression rafraîchissante, fine, avec beaucoup de cassis. Le vin livre peu dans un mode viril, corsé. Mâche de garde, dopée par une acidité notable.

 

Note moyenne après-midi : 14,6 - soir : 15,6

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> Figeac 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France  

 

35% Cabernet Franc / 35% Cabernet Sauvignon / 30 % Merlot - 13°

 

Figeac 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe fluide, assez mate, prune, sombre.
• Olfaction mesurée, élégante mais stricte.
• Matière onctueuse, crémeuse, sur un arrondi et un fruité aimables (cerise noire, prune) trahissant une certaine nonchalance. Le tempo assure alors un regain de tension appréciable, valorisant un fond généreux, confirmant dans une finale rafraîchissante, mentholée, poivrée.


Le soir :Château Figeac
• Nez évoquant presque un Châteauneuf : fruit cuit, corsé, particulièrement épicé. Bouche dans un style extrême, non dénuée de finesse mais manquant singulièrement de typicité et de fraîcheur.

 

Note moyenne après-midi : 14,3 - soir : 14,6

 

 

 

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> Montrose 2004 - Saint-Estèphe - Vin de Bordeaux, France  

 

65% Cabernet Sauvignon / 25 % Merlot / 10% Cabernet Franc – 13°

 

Montrose 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide et mate, violine, à l’intensité colorante virant au noir.
• 1er nez assez réduit, sur la tripaille, laissant rapidement place à une expression végétale distinguée, sur le poivron rouge, la ronce, l’herbe sèche, enfin un fruité mûr plus évident (fruits noirs). Ensemble racé et excitant !
• Bouche campée sur une structure tannique aussi noble qu’austère, ne bridant en rien le plaisir d’une superbe matière, ample, fraîche, équilibrée, sérieuse, précise, à l’expression médocaine classique. Finale imprégnante, stylée, en l’état un peu marquée par des tanins peu amicaux pour nos gencives…


Le soir :Château Montrose
• Nez de caractère, sans concession, iodé, animal (très « St-Estèphe ») : sol de cave, encens, cassis puissant, encre. En bouche, on apprécie la vitalité d’un beau vin de garde.

 

Note moyenne après-midi : 16,4 - soir : 16,5

 

 

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> Palmer 2004 - Margaux - Vin de Bordeaux, France  

 

47% Cabernet Sauvignon / 47 % Merlot / 6% Petit Verdot – 13°

 

Palmer 2004, dégustationL’après-midi :
• Robe plutôt mate, assez fluide, prune intensément sombre.
• Nez alléchant sur la ronce, un fruité de belle maturité (mûre, cassis), une pointe d’alcool, mais sans faiblesse : reste pointu.
• Bouche à la finesse réjouissante, dotée d’une jolie matière, concentrée et équilibrée. Encore un peu de retenue à ce stade, un élevage encore sensible (aspect crémeux, notes de chocolat) mais cohérent. Finale appliquée, un peu austère, mais bien persistante.


Le soir :Château Palmer
• Boisé encore marqué. Bouche concentrée et ronde (sous forme d’un beau fuseau fin), glissante mais clairement sur la réserve, réglissée.

 

Note moyenne après-midi : 15,9 - soir : 16,5

 

 

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 > CONCLUSION


Par Philippe pour l’après-midi

A l’ouverture des bouteilles, la dégustation s’avère globalement bonne, avec une certaine
homogénéité. Certes, la jeunesse de ces vins ne nous a évidemment pas permis de les apprécier dans leur phase la plus flatteuse, mais ce premier point sur le millésime nous permet de faire un petit bilan. Tout d’abord, nous avons tous été surpris des maturités intenses, parfois même chaleureuses (présence d’alcool souvent observée), évoquant des caractères sudistes.
Pourtant, aucun d’entre nous n’avait le souvenir d’un millésime hyper mûr à Bordeaux…
Preuve que la recherche de la pleine maturité du raisin avant vendanges n’est plus un vain mot.
Mais nous serions aussi curieux de connaître le détail des techniques de vinification,
l’oenologie moderne et les progrés techniques en la matière pouvant certainement jouer un rôle influant… Ensuite, hormis quelques exceptions, il faut noter une majorité de vins exempts d’arômes boisés, de signature d’élevage disproportionné.

Assez rassurant dans un contexte où l’inverse semblait être assez souvent pointé du doigt… Durant cette première séance, les St Estèphe se sont particulièrement bien exprimés, avec une race qui faisait plaisir dans un contexte où l’identité bordelaise était parfois mise à mal… A noter surtout la remarquable démonstration des Grands Chênes à l’expression réjouissante : honnêtement, nous ne l’attendions pas à la tête de ce classement, même s’il s’était déjà  illustré dans d’autres contextes. Son terroir plus modeste permet peut-être une expression plus immédiate, contrairement à ses voisins de dégustation, à la révélation beaucoup plus lente… Ce qui ne doit rien enlever au talent de son géniteur…

Par Laurent pour le soir

Là, on constate sans surprise de nouvelles fluctuations sur l’état de présentation des vins :
• Pichon-Baron 2004 massif comme un Cahors ou jugé frêle lors du GJE
• Pape-Clément 2004 moins convaincant qu’au GJE, et qui sera toutefois mieux apprécié lors de
la seconde session Léoville Poyferré 2004, stable, confirme sa classe sur 3 dégustations. Déguster plusieurs fois est un moyen de rendre l’appréciation sur une cuvée bien évidemment plus fiable. Les vins sont mûrs (avec des taux d’alcool qui semblent souvent trop élevés).
Grands Chênes 2004 (qui confirmera lors de la 2ème séance) et Planquette 2004 (dans un style
résolument à part, plus frais), peu onéreux (de l’ordre de 15 euros chez les cavistes), dament le pion à des vins au pedigree plus important.
 


In Vino Veritas - pour Winemega.com

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> Club toulousain "In Vino Veritas" - Dégustations proposées par Laurent Gibet

Vins de Sauternes Barsac 1997 (2007)

Château Angélus 1991.. 1975.. (2007)

Château Angélus 2004.. 1992..  (2007)

Château Haut Bailly 1994.. 2003..  (2007)

Château Haut Batailley 2002.. 1982.. (2007)

Vins de Bordeaux 1993 (2006)

Vins de Bordeaux 1989 (2006)

Vins de Sauternes Barsac 1989 (2006)

 

> Autres articles..

Sauternes-Barsac 1997 (dégustés en 2002)

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Dégustations de vins de Bordeaux par Châteaux

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TABLEAU RECAPITULATIF

Excellents vins
La Mission Haut Brion Pessac Léognan 17,3 - Aéré


Léoville Barton St Julien 17,3 - Non aéré


Très bons vins
Pichon Baron Pauillac 16,9 - Aéré


Les Grands Chênes Médoc 16,9 - Aéré


Gruaud Larose St Julien 16,8 - Aéré


Sociando Mallet Haut Médoc 16,8 - Aéré


Léoville Poyferré St Julien 16,8 - Aéré
 

Pape Clément Pessac Léognan 16,6 - Non aéré


La Conseillante Pomerol 16,6 - Non aéré


Palmer Margaux 16,5 - Aéré


Montrose St Estèphe - 16,5


Calon Ségur St Estèphe 16,5 - Non aéré


Haut Bailly Pessac Léognan 16,5 - Aéré


Lynch Bages Pauillac 16,5 - Non aéré


Angélus St Emilion 16,5 - Aéré


La Mondotte St Emilion 16,4 - Non aéré


Beychevelle St Julien 16,0 - Aéré


St Pierre St Julien 16,0 - Non aéré


Malartic Lagravière Pessac Léognan 16,0 - Non aéré


Bons vins
Giscours Margaux 15,9 - Aéré


Monbousquet St Emilion 15,9 - Aéré


Grand Puy Lacoste Pauillac 15,8 - Aéré


Ducru Beaucaillou St Julien 15,6 - Aéré


Planquette Médoc 15,6 - Non aéré


Chevalier Pessac Léognan 15,6 - Non aéré


Cos d’Estournel St Estèphe 15,5  Non aéré


Malescot St Exupéry Margaux 15,4


Pavie Macquin St Emilion 15,3 - Aéré


Pontet Canet Pauillac 15 - Non aéré


Valandraud St Emilion 15 - Non aéré


Beau-Séjour Bécot St Emilion 15


Pichon Comtesse Pauillac 15 - Aéré


Léoville Las Cases St Julien 15


Assez bons vins
Canon La Gaffelière St Emilion 14,9 - Aéré


Figeac St Emilion 14,6


L’Evangile Pomerol 14,6


Clos Fourtet St Emilion 14,4 - Non aéré


Branaire Ducru St Julien 14,1

 

Vins moyens

Pagodes de Cos St Estèphe 13,8 - Non aéré


Brane Cantenac Margaux 13,8 - Aéré


Vin bouchonné
Branaire Ducru lors de la première série de dégustation

 

Remarque : la mention « Aéré » ou « Non aéré » précise le moment où le vin a été le mieux apprécié.


Quand rien n’est précisé, c’est que le vin s’est apprécié de la même façon dans les 2 cas.


Moyenne des 2 dégustations: 15,8

 

 

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