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La dégustation, préparée par Didier Sanchez, a été répartie
en 2 séances et commentée par
Philippe Ricard pour l’après-midi et Laurent Gibet pour le soir. |
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Quelques commentaires de contexte :
Quelques commentaires de contexte :
La dégustation s’est déroulée en deux phases : l’après-midi à
14h15 puis le soir à 19h30.
Le compte rendu porte sur les deux séances.
Entre autres causes, une aération de 5 heures (dans la bouteille
rebouchée en position
verticale) peut expliquer les variations dans les appréciations.
Les notes de Didier Sanchez, présent aux 2 séances, sont le
reflet de ces variations.
Les vins sont dégustés à l'aveugle.
Les verres utilisés sont les «Expert» de Spiegelau.
Membres IVV présents:
DS : Didier Sanchez - PC : Pierre Citerne – LG : Laurent Gibet –
PR : Philippe Ricard – MS :
Miguel Sennoun - CD : Christian Declume – BLG : Bertrand Le
Guern.
(Nombre de dégustateurs : 17)
2e partie, mardi 20 novembre 2007
Ordre de dégustation
Saint-Pierre -
Pape-Clément -
Angélus -
Cos
d'Estournel -
les
Grands Chênes
-
Domaine de Chevalier
-
Léoville las Cases
-
Mission Haut-Brion
-
Pichon Longueville Comtesse
-
Lynch Bages
-
Léoville Barton -
Monbousquet
-
Gruaud-Larose
-
Pavie-Macquin
-
Malartic la Gravière -
Conseillante
-
Branaire
Ducru -
Sociando-Mallet -
Pagodes de
Cos d'Estournel -
Giscours -
Malescot Saint-Exupéry -
Mondotte - Canon la Gaffelière -
Grand Puy Lacoste
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Saint-Pierre 2004 - Saint-Julien -
Vin de Bordeaux, France
70 %
Cabernet Sauvignon / 25% Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe moyennement brillante et fluide, mais profonde, presque
noire, tout juste violine sur son
disque.
• Nez concentré et mûr, mêlant son fruité intense (cassis,
prune) à un boisé prononcé : notes de
crème, de chocolat, d’eucalyptus.
• Belle générosité de matière, de fruit, à la souplesse, au
soyeux et la maturité très Rive Droite, au
boisé encore sensible (léger brûlé, toast, café, menthol),
toutefois sans caricature : ensemble riche
mais équilibré, avec une certaine noblesse. Finale étirée,
fraîche, sur des arômes persistants de
fumé et de réglisse. C’est bien fait !
Le soir :
Robe foncée. Nez mûr, corsé, grillé, pour une sensation de soupe
de fruits acides. Boisé encore bien présent.
Bouche au socle tout relatif, un peu pâteuse. Assez précaire,
sans grand plaisir.
Premier grand écart entre les 2 séances, avec pour commencer une
aération quelque peu assassine…
Note moyenne après-midi : 16 - soir : 14
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Pape Clément 2004 - Pessac Léognan Graves - Vin de Bordeaux, France
60% Cabernet Sauvignon / 40 % Merlot – 13°
L’après-midi :
• Noir, c’est noir ! Robe brillante, moyennement fluide, au
violet discret sur les bords…
• Ensemble olfactif frais, sur une large palette de fruits noirs
bien mûrs (cerise confite, cassis,
mûre), une pointe camphrée, un boisé séduisant.
• Fraîcheur d’un fruit respecté, élégance et noblesse du boisé,
finesse des tanins, ensemble équilibré,
serré, tendu. Tout est en place.
C’est à se demander si on goûte le même vin que lors de nos deux
précédentes expériences…
Le soir :
Robe noire, pour un vin coulant épais. Nez profond, épicé, fumé,
encore copieusement boisé. Notes de fruits
noirs, de cacao, pour une sauvagerie relative conférant du
caractère. Bouche dense, un peu morose,
concédant peu. Certains imaginent un Madiran (avec des tannins
toutefois plutôt policés). Un vin puissant, de
garde, qui progressera dans les prochaines années. Reste assez
classique, avec de la vitalité et une fraîcheur
heureusement préservée. Se goûte mieux que lors des 2
dégustations précédentes (ou son côté syrah,
presque sudiste, nettement plus relâché, était bien intrigant).
Note moyenne après-midi : 16,6 - soir : 15,6+ |
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Angélus 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France
50% Cabernet Franc / 45% Merlot / 5 % Cabernet Sauvignon – 14°
L’après-midi :
• Décidément, on ne quitte plus le noir : robe saturée ! Encore
une fois, il faut aller chercher une
maigre couleur sur le disque, un violine discret. Ensemble
brillant, moyennement fluide.
• Nez exprimant maturité et richesse : crème de cassis, menthol,
poivron rouge, griotte.
• Enorme concentration dans une bouche semblant privilégier
l’extraction à la finesse, mais où
s’apprécient la grande maturité, la suavité, presque la
gourmandise de la matière. Vin initialement
tout en largeur, plein fruit, assez crémeux, mais se resserrant
habilement autour de son acidité,
avant une finale tannique, imprégnante, assez fortement
réglissée.
Le
soir :
Robe noire. Nez sur le moka, le minéral et en même temps
disposant d’un important fond fruité doux (légèrement lacté).
Bouche concentrée, avec de beaux tannins aiguisés (rive gauche
?). Style sphérique, fiable. Très beau support acide
accompagnant le déploiement de cette matière élégante.
Rappel : goûté de façon très similaire en avril 2007 lors
de la verticale des vins du domaine, avec les mêmes
différences entre après-midi et soir.
Note moyenne après-midi : 15,5 - soir : 16,5 |
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Cos d'Estournel 2004 - Saint-Estèphe - Vin de Bordeaux, France
74 % Cabernet Sauvignon / 23% Merlot / 3% Cabernet Franc – 13,5°
L’après-midi :
• Pas de surprise : la série continue sur le noir ! Moyennement
fluide et brillante, à peine violine sur les bords… Du déjà vu !
• 1er nez réduit, sur des notes animales, le cuir, laissant
ensuite place à un ensemble de fruits noirs bien mûrs, de
réglisse, assez riche mais parfaitement frais.
• Expression encore un peu simple d’un vin toujours dominé par
son élevage (barrique brûlée, cacao, café), valorisé par sa
finesse de texture, son juteux délicieux, sa fraîcheur acide.
Le soir :
Nez apparaissant plus vert, relativement plus indigent (plus
leste également). Notes comptées de cassis, de réglisse,
d’herbes aromatiques. Trame poids plume, aux tannins plus
grossiers (enveloppe bien plus réduite que dans le cas d’Angélus
2004).
Note moyenne après-midi : 15,5 - soir : 14,9
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Les Grands Chênes 2004 - Medoc -
Vin de Bordeaux, France
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50 % Merlot / 45% Cabernet Sauvignon / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe brillante, assez fluide, prune, de forte intensité
colorante.
• Nez mêlant fraîcheur et maturité dans une enveloppe toujours
dominée par l’élevage : poivron rouge, cerise noire, café, fumé,
grillé.
• Richesse ostentatoire en bouche, privilégiant la démonstration
d’un élevage sans mesure (enrobant la bouche de crème,
d’impression de sucrosité) à toute forme d’élégance et de
subtilité. Finale brutale, sans finesse, plutôt brève.
Le soir :
Robe foncée. Nez expressif, vivant, déclinant des senteurs de
fruits noirs, de moka, de fleurs capiteuses. La matière remplit
bien la bouche, avec des tannins arrondis. Cohérence,
délicatesse et suavité, pour un joli grain, qui a l’heur
d’offrir en prime un beau suivi.
Enorme différence entre les 2 séances où seule la dégustation du
soir permet de retrouver le vin bu le 25 Octobre.
On réunit en l’espace de 5 heures tous les arguments qui
alimentent les polémiques des forums internet…
Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 16,5
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Domaine de Chevalier 2004 - Pessac-Léognan Graves - Vin de Bordeaux, France
65 % Cabernet Sauvignon / 30% Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe très sombre, assez brillante, moyennement fluide, tout
juste prune.
• Nez travaillé, particulièrement boisé, sur des notes de
toasté, de crème, de vanille, de fraise cuite. Particulièrement
mûr, mais derrière son élevage.
• Bouche toute en largeur, bâtie sur une superbe matière,
concentrée, ultra mûre, mais desservie à ce stade par un élevage
à l’expression pommadée, trop policée, dominant une finale
tannique, marquée par le bois neuf. A attendre bien sagement !
Au fait : Pessac méconnaissable à l’aveugle…
Le soir :
Comme dans le cas de Cos d’Estournel, il me semble deviner un
léger déficit en maturité de fruit. La bouche est marquée par
pas mal d’alcool, pour des flaveurs plus acides de groseille.
Harmonie en berne en raison d’une désobligeante pointe végétale
en milieu de bouche (verdeur/amertume) et d’une finale bien
abrupte. Un peu passe-partout et peu typé Pessac.
Note moyenne après-midi : 15,6 - soir : 14,9
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Léoville las Cases 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France
67 % Cabernet Sauvignon / 17% Merlot / 13% Cabernet Franc / 3% Petit Verdot –
13°
L’après-midi :
• Robe très brillante, assez fluide, prune à violine, sombre.
• 1er nez persistant sur le caramel suivi d’effluves très mûrs de fruits
confiturés, de crème de cassis, de poivron rouge, de foin coupé, de menthe.
• Attaque riche sur une maturité exacerbée, une sensation de suavité. Le vin
semble ensuite se
chercher entre un boisé racé (cèdre, bois noble) ou simpliste (brûlé, café),
entre fraîcheur et
sensation alcooleuse. Assez déstabilisant et surtout décevant pour ce vin,
tout à fait méconnaissable à ce stade.
Le soir :
Il y a une retenue appréciable (en termes d’alcool et de maturité) dans
cette olfaction offrant de la
réglisse, pas mal de cassis et une agréable touche de violette confite.
Bouche restant assez pauvre, finissant trop vite. Une silhouette manquant
clairement de formes. On attendait un vin peut-être plus « gonflé ». Sa
minceur actuelle serait-elle un leurre ?
Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14,9 |
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Mission Haut-Brion 2004 - Pessac-Léognan-Graves - Vin de Bordeaux, France
50 % Cabernet Sauvignon / 40% Merlot / 10% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, moyennement brillante, d’un joli prune,
sombre mais sans excès.
• Nez plutôt sobre, sur des notes de fruits cuits, de fruits à
l’alcool, avec une pointe de poivron.
• Bouche toute aussi discrète, souple, élégante, fine, mais
assez simple, courte, à l’expression
aromatique quelque peu monolithique.
L’appellation Pessac est là aussi introuvable…
Le soir :
Belle robe, nullement saturée. Olfaction de grande classe : pain
grillé, cassis, cèdre, bois précieux, vapeurs empyreumatiques
subtiles (cet aspect boucané). Bouche aux saveurs accentuées,
très fine, parfaitement équilibrée. Race aromatique et
structurelle pour cette construction très distinguée, de grande
garde. On lui donne rendez-vous dans 10 ans pour (on l’espère)
un beau voyage gastronomique.
Nouvelle prouesse de l’aération, pour une quasi-résurrection !
Note moyenne après-midi : 14,9 - soir : 17,3
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Pichon Longueville Comtesse 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France
50 % Cabernet Sauvignon / 35% Merlot / 7% Cabernet Franc / 8% Petit Verdot –
13°
L’après-midi :
• Très belle robe, assez fluide, à la coloration prune profonde, brillante,
très sombre.
• Olfaction très mûre, presque chaude, lactée, anisée, paillée.
• Bouche bien sévère, à l’attaque solaire, chaude, au corps peu charnu,
marqué par l’alcool et un
assèchement progressif. Finale revêche, ingrate pour nos gencives…
Le soir :
Robe violacée. Nez mûr, avec des notes principales de crème de cassis
légèrement lactée et de réglisse. En bouche, le discours est assez solaire,
plus rustaud. On bénéficie de fruit et d’une certaine vivacité mais la bulle
apparaît un peu creuse.
Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 15
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Lynch Bages 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France
70 % Cabernet Sauvignon / 15% Merlot / 10% Cabernet Franc / 5%
Petit Verdot – 13°
L’après-midi :
• Encore une robe plaisante, assez fluide, fortement colorée, à
l’aspect prune très brillant.
• Nez réjouissant, riche, mûr, ouvert et surtout racé : fruits
noirs, cèdre, bois noble, camphre,
graphite. On apprécie toujours une lecture claire des origines
d’un vin…
• Très belle tenue en bouche pour un vin frais, droit, dense,
aux tanins racés, mais à la texture fort
juteuse, fine, préservée de tout boisé maladroit. Finale
réglissée, impactante, serrée. Très joli
Pauillac !
Le soir :
Ensemble mûr, sans éclat particulier, de chocolat noir, de
réglisse, de cassis, de violette. Bouche fine, veloutée, de
densité moyenne. Standard pour un relatif manque de chair.
Nouvelle différence notable avec une appréciation difficile pour
les noctambules…
Note moyenne après-midi : 16,5 - soir : 14,9
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Léoville Barton 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France
70 % Cabernet Sauvignon / 20% Merlot / 8% Cabernet Franc / 2%
Petit Verdot – 13°
L'après-midi :
• Jolie robe violine, sombre, assez fluide, très brillante.
• Nez raffiné, frais, sur un fruité mûr (cerise, noyau), un
boisé noble (cèdre), une race certaine.
• Superbe expression d’un vin déjà parfaitement en place :
remarquable finesse de tanins,
concentration, équilibre, maturité, belle diversité aromatique
(cèdre, réglisse, prune, cerise burlat),
race indéniable. Finale d’une grande harmonie, dotée d’une
superbe et longue rétro-olfaction.
Le soir :
Manque de précision aromatique, ingérence de la volatile, boisé
marqué. Une bouche qui part dans tous les sens, floue,
alcooleuse, laminée. A revoir, naturellement (le vin était
magnifique lors de la session de l’après-midi).
A 15h30, ce vin semble titiller les plus grands ; à 21h00, il
paraît quasi défectueux… Des différences difficlement
compréhensibles.
Note moyenne après-midi : 17,3 - soir : 12,7
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Monbousquet 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France
50% Merlot / 40% Cabernet Franc / 10% Cabernet Sauvignon – 13,5°
L’après-midi :
• Encore une bien jolie robe, assez fluide, très brillante, de couleur
prune, profonde, particulièrement sombre.
• Nez de marmelade, de fraise cuite, de crème brûlée, à la maturité et
au boisé débordants, marqué également d’herbes sèches.
• Bouche exprimant un style plutôt forcé : extraction, boisé prononcé,
maturité mais aussi
relâchement, finale plutôt amère, sur une certaine végétalité
(eucalyptus). Style moderne qui se veut flatteur à défaut d’être
sincèrement harmonieux.
Le soir :
Nez pouvant entraîner vers le nord de la vallée du Rhône. Viande fumée, suie, poivre, violette, explosion de fruits rouges et noirs,
pourraient ainsi être les attributs olfactifs d’une belle Côte-Rôtie.
Bouche dans un registre exubérant, portée par une belle acidité.
Tonicité, belle accroche pour ce style à part, à l’extraction très
raisonnable. Un vin propice à susciter la curiosité.
Suite de la collection de surprises entre les 2 séances…
Note moyenne après-midi : 14,3 - soir : 15,9
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Gruaud-Larose 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France
64 % Cabernet Sauvignon / 24% Merlot / 9% Cabernet Franc / 3% Petit
Verdot – 13°
L’après-midi :
• Robe toujours appréciable, sur une teinte violine concentrée,
brillante.
• Initialement dominé par des arômes viandés, le vin évolue rapidement
pour asseoir une maturité
poussée, un riche panel de fruits cuits, de cerises à l’alcool, d’anis,
dans un style tout compte fait
plus sudiste que bordelais…
• Derrière une attaque flatteuse, ronde, mûre, au léger sucré, s’enfuit
un corps bien simple, mince,
s’entêtant ensuite dans une finale chaleureuse.
On aurait volontiers parié sur un Merlot plus méditerranéen !
Le soir :
Nez
de qualité : cassis, graphite, cèdre, fleurs, minéral. Peu expansif mais
tout en élégance. La bouche est un ensemble harmonieux, unitaire, bien
structuré, fortifié par une acidité qui devrait emmener le vin assez loin
dans le temps. Le jus et la fermeté de la structure tannique font penser à
un beau Pauillac (Grand Puy Lacoste).
La
différence entre les 2 séances devient une règle… De quoi rigoler face aux
certitudes…
Note moyenne après-midi : 14,4 - soir : 16,8
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Pavie-Macquin 2004 - Saint-Emilion -
Vin de Bordeaux, France
80% Merlot / 15% Cabernet Franc / 5 % Cabernet Sauvignon – 14°
L’après-midi :
• Robe majestueuse, prune, très sombre, très brillante, à la fluidité
relative.
• Pas de doute : c’est un vin muté, une liqueur de chocolat et de fruits
cuits ! Une erreur
d’étiquetage ?
• Expression sans demi-mesure ni trop d’équilibre de fruits cuits,
d’alcool, de richesse chaleureuse, sur un arôme écrasant de chocolat,
confirmant notre dérive naturelle vers Perpignan plutôt que Bordeaux.
Le soir :
Boisé marqué et fruit compoté : cerise confite, liqueur de fruits.
Bouche assez capiteuse, semblant manquer en l’état de spontanéité. La
densité est là mais l’expression est pour le moment peu nuancée, bien
enjolivée mais sans trop de relief. Il faudra bien sûr revoir tout cela
dans quelques années car l’expression n’est pas stabilisée.
Encore des changements non négligeables après 5h d’aération…
Note moyenne après-midi : 13,6 - soir : 15,3
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Malartic Lagravière 2004 - Pessac Léognan Graves - Vin de Bordeaux, France
50 % Cabernet Sauvignon / 45% Merlot / 5% Cabernet Franc
L’après-midi :
• Non goûté.
Le soir :
• Expressivité fruitée ragaillardissante, avec des effluves de bois
précieux, de fumée légère. Belle
composition fine et fraîche, florale, pour une impression légèrement
sucrée.
Note moyenne soir : 16
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Conseillante 2004 - Pomerol -
Vin de Bordeaux, France
45% Merlot/ 45% Cabernet Franc/ 10 % Malbec – 13,5°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, violine, très sombre et brillante.
• Puissance et subtilité, maturité et noblesse, ce nez est un vrai
plaisir olfactif : épices, cèdre, cerise noire, camphre, c’est à la fois
net, complexe et racé. Craquant !
• Jus irrésistible, mêlé de finesse, d’élégance, d’amplitude. Corps
généreux, concentré. Finale
resserrée, droite, avec une bien jolie rétro sur les fruits rouges et la
réglisse.
Le soir :
Nez boisé pour des senteurs de cassis, d’amande, de minéral. Bouche très
réglissée, tout en fermeté, chaleureuse, pas vraiment conciliante. Face
à un profil tellement bougon, une rémission est-elle envisageable ?
Résultats éprouvants pour ceux qui vivent de convictions…
Note moyenne après-midi : 16,6 - soir : 13,6
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Branaire Ducru 2004 - Saint-Julien -
Vin de Bordeaux, France
70% Cabernet Sauvignon/22 % Merlot/4% Petit Verdot/ 4%
Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, brillante, sombre, sur un violine très
jeune.
• Nez intéressant, initialement extraverti sur un style opulent,
la confiture de fruits rouges, mais se
resserrant et se rafraîchissant peu à peu : poivre, menthe,
fraise, cerise fraîche, petites baies
rouges.
• Tempo étonnant : rondeur et maturité en attaque laissent place
à une jolie fraîcheur, une force
épicée, avant de se comprimer fortement dans une finale un peu
rigide, à l’acidité trop en exergue.
Le soir :
Notes de cassis, de grillé. Ensemble équilibré, simple (cru bourgeois
?), sans défaut rédhibitoire mais manquant tout de même de charpente et
d’inspiration.
Note moyenne après-midi : 14 - soir : 14,1
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Sociando-Mallet 2004 - Haut-Médoc -
Vin de Bordeaux, France
60 % Cabernet Sauvignon / 25% Merlot / 10% Cabernet Franc / 5% Petit Verdot
– 12,5°
L’après-midi :
• Robe assez fluide et brillante, à la couleur prune dominée par
un noir profond.
• 1er nez dans l’écurie ! L’air affirme ensuite son profil
strict et austère, à la maturité contenue, aux
notes presque végétales, sur le poivron et la réglisse.
• La rondeur et le gras de l’attaque ne persistent pas longtemps
: le vin se replie sur son acidité, sa puissance tannique, sa
matière encore brute en l’état. La finale est plus élégante,
plus fine, offrant une belle rétro fruitée.
Potentiel évident pour un vin qui attend sagement son heure…
Le soir :
Un vin dans sa gangue, un peu sauvage et végétal, exhalant des
notes de cassis, de mine de crayon, de réglisse puissante.
Serré, corseté, il peut s’enorgueillir de ce tremplin tannique
viable et d’une réelle franchise de fruit pour viser un
déploiement très satisfaisant dans quelques années.
Note moyenne après-midi : 16,8 - soir : 15,9
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Pagodes de Cos-d'Estournel 2004 - Saint-Estèphe -
Vin de Bordeaux, France
45 % Cabernet Sauvignon / 55% Merlot
L’après-midi :
• Non goûté.
Le soir :
Attention : le vin n’a pas le bénéfice de l’aération. Il est ainsi
dévalorisé par pas mal de réduction, paraissant calfeutré, minéral,
poivré. Bouche compacte, avec une belle tenue mais de la dureté,
maussade qui ne s’époussettera pas suffisamment sur 2 heures de temps.
Note moyenne soir : 13,8
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Giscours 2004 - Margaux -
Vin de Bordeaux, France
66 % Cabernet Sauvignon / 32% Merlot / 5% Cabernet Franc / 2% Petit
Verdot – 13°
L’après-midi :
• Robe assez fluide, assez brillante, violine, sombre.
• Nez riche et concentré, sur une expression de fruits mûrs et
frais (cassis, cerise noire), un boisé
fin, avec juste une petite touche de végétalité (poivron).
• Matière assez modeste mais joliment présentée : finesse de
tanins, léger côté gourmand (lié à sa rondeur et sa belle
maturité), fraîcheur. Finale poivrée, mentholée, qui ne
s’attarde pas trop.
Le soir :
Nez loquace, solaire, au fruit affable, agrémenté de belles
senteurs de cannelle. Bouche soyeuse, riche, avec du fond. En
attente, elle reste encore un peu impersonnelle.
Note moyenne après-midi : 15,3 - soir : 15,9 |
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Malescot-Saint-Exupéry 2004 - Margaux -
Vin de Bordeaux, France
50 % Cabernet Sauvignon / 35% Merlot / 10% Cabernet Franc / 5% Petit
Verdot – 13,5°
L’après-midi :
• Robe prune, sombre, brillante, assez fluide.
• Nez particulièrement frais dans cette série, mais un peu
strict, à la maturité contenue, voire même quelque peu de
végétalité (poivron, fougère).
• L’acidité prend le pas sur la maturité en bouche, donnant un
profil assez étroit, à l’apparence un peu maigre, ce qui n’est
pas forcément le cas. Les tanins sont encore un peu saillants,
ce qui n’offre pas davantage de flatterie à un vin qui en aurait
besoin en l’état, mais qui semble attendre son heure…
Le soir :
Boisé précis mais marqué, cassis, minéral, réglisse. Grande
présence en bouche, acidité au cordeau, astringence garante de
longévité. Un vin restant fin, encore rétif, en tension,
durable, taillé pour l’aventure.
Note moyenne après-midi : 15,4 - soir : 15,3 |
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Mondotte 2004 - Saint-Emilion -
Vin de Bordeaux, France
75% Merlot / 25% Cabernet Franc – 14°
L’après-midi :
• Robe moyennement fluide, très brillante, très sombre, à la
coloration violine sur son disque.
• Nez riche et puissant, sur la crème de cassis, les cerises à
l’alcool.
• Grande finesse d’une matière qui assume parfaitement sa
maturité poussée, son aspect quelque peu crémeux, son volume
généreux, en respectant tant son fruit que son équilibre et sa
fraîcheur. Belle finale offrant une longue rétro sur la
fraîcheur et le fruit.
Le soir :
Nez de déménageur, très singulier, proche de celui d’un vin doux
naturel : bois, kirsch. Bouche en vraie puissance (presque
brutale), très macérée, astringente, fougueuse. Peu
compréhensible en l’état, manquant cruellement d’élégance, fort
acide. Le temps sera seul juge de paix (souvenir d’une
remarquable La Mondotte 1997 – 17,5/20 en février 2006). Faisons
confiance à Stéphane Derenoncourt pour cette option de style
sans concession, qui enrichit la palette d’expression des vins
de Bordeaux.
Note moyenne après-midi : 16,4 - soir : 15,7 |
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Canon la Gaffelière 2004 - Saint-Emilion -
Vin de Bordeaux, France
55% Merlot / 40% Cabernet Franc / 5 % Cabernet Sauvignon – 13,5°
L’après-midi :
• Belle robe profonde, assez fluide, quasiment noire, brillante,
avec une légère coloration prune sur
ses bords.
• Nez assez gourmand, très mûr, sur un boisé appuyé, quelques
notes d’eucalyptus, d’anis et de paille.
• Bouche ronde, quelque peu alanguie, avec des impressions
sucrées poussant à la mollesse. Arômes boisés dominants. Finale
quelque peu chauffante, avec un alcool persistant.
Le soir :
Nez animal, avec du cassis et beaucoup de réglisse. Bouche
concentrée mais en même temps plutôt coulante. Tannins de
qualité et légère sensation sucrée (comme dans le cas de
Monbousquet).
Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 14,9 |
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Grand Puy Lacoste 2004 - Pauillac -
Vin de Bordeaux, France
70 % Cabernet Sauvignon / 25% Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°
L’après-midi :
• Nez assez fluide, moyennement brillant, sombre, prune à
violine.
• Sensations encore assez austères au nez, avec un fruité
relativement mûr (cerise, cassis), mais
toujours frais, mentholé. Boisé bien présent (vanille, toasté).
• Bouche quelque peu introvertie, austère, recroquevillée sur
une acidité prononcée, une matière peu généreuse à ce stade.
Finale stricte et fuyante, laissant de l’amertume en bouche.

Le soir :
Olfaction sur le cassis, le graphite, la réglisse, dans une belle
austérité fruitée. En bouche, on sent la force d’un vin très dynamique
tendu, qui tire, qui désaltère aussi.
Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 15,8 |
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CONCLUSION
Par Philippe pour l’après-midi
Comme pour la première partie de dégustation réalisée un mois
plus tôt, la plupart des vins affichent des maturités que nous
n’avions pas imaginées aussi poussées. C’est évidemment une très
bonne surprise, d’autant plus qu’hormis quelques sensations très
ponctuelles, rien ne sombre dans la caricature. Ceci dit, ces
maturités sont parfois trompeuses, aiguillant le dégustateur
vers des expressions de Merlot plutôt que de Cabernet, mettant à
mal les typicités des appellations. Le boisé s’est par contre
davantage affirmé dans cette seconde série.
S’il n’a rien d’anormal pour des vins si jeunes, il est quand
même bon de rappeler que la première partie nous avait davantage
préservés de ces expressions. Mais la leçon que nous pensons la
plus essentielle à tirer de cette seconde dégustation est la
versatilité de nos impressions. A la lecture de nos écrits, on
peut légitimement se demander où se trouve la pertinence, car la
liste de nos contradictions est longue : Pape Clément et Les
Grands Chênes qui changent radicalement d’un jour à l’autre,
Barton, voire La Conseillante, qui s’écroulent en 5 heures
d’intervalle, Lynch-Bages, Saint-Pierre et Chevalier peu
flatteurs avec l’aération, Grand-Puy-Lacoste, Gruaud-Larose,
Mission, Pavie-Macquin, Monbousquet profondément modifiés par
l’oxygène…
A en perdre son latin !
Plusieurs explications envisageables :
• La fiabilité relative des dégustateurs : nous avons tous
conscience de nos limites individuelles, mais nous constatons
quand même l’unanimité collective sur nos observations,
avalisées à chaque fois dans l’agrément de la totalité des
participants, avec la cohérence systématique des notes de Didier
Sanchez.
• Les effets aléatoires des aérations : c’est une donnée que
personne ne peut nier, mais que bien peu de dégustateurs, même
professionnels, incluent dans leur protocole de dégustation. Ce
qui, de plus en plus, nous semble particulièrement maladroit.
• Le caractère plutôt changeant de ces jeunes bordeaux,
difficiles à cerner, aux visages
complètement évolutifs d’une dégustation à l’autre, et sur
lesquels les classements péremptoires
ainsi que les pronostics à long terme pleins de certitudes nous
semblent relativement aléatoires...
• Les différences de lots, de mises, sujets ayant déjà alimenté
bien des débats et sur lesquels nous ne voulons pas relancer la
moindre polémique, connaissant les efforts importants de ces
grandes propriétés. On peut toutefois légitimement penser que la
perfection n’est toujours pas de ce monde et que la maîtrise de
ces éléments n’est pas encore idéale…
Par Laurent pour le soir
Des vins de nouveau assez chargés en alcool, avec une souplesse
évoquant souvent la rive droite.
Des styles variés : on est bien à Bordeaux, mais d’un manière
pas si uniforme que craint.
Pour des raisons de coût, nous n'avons pas aligné les 1ers crus
classés : relativement passés a la trappe lors de la session du
GJE, il faudra les revoir dans 10 ans ...
Il est bien entendu plus difficile de se sentir cohérent (entre
l’après-midi et le soir, entre des dégustations réparties dans
l’année) sur ce genre de série que sur celle des Rugiens de la
maison de Montille (en verticale 2005/1988). Il faut de fait
accorder du crédit à l’évidence de style et à la stabilité de
ces vins de Pommard et ne pas oublier que ces Bordeaux 2004 sont
jeunes et marqués par l’élevage. La complexité de l’analyse du
vin impose ici de manière encore plus impitoyable ses
(heureuses) contingences (l’observateur, l’observation,
l’interaction subtile entre ces 2 entités). Il en va en
particulier (en termes de dimensions de complexité) :
• de l’évolution "naturelle" du vin, en tant que produit vivant
: locale (variations ponctuelles plus ou
moins fortes) et globale (bonification ou dégradation liée au
vieillissement)
• de la différence possible entre échantillons
• de l’impact déterminant du contexte
• de la cognition (qualités sensorielles, mémoire, goût
personnel, valeurs, forme du récit, ...), et des différents
niveaux de réalité ainsi engendrés
In Vino Veritas - pour Winemega.com |
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Club toulousain "In Vino Veritas" -
Dégustations
proposées par Laurent Gibet
Vins de Sauternes Barsac
1997
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Château Angélus 1991.. 1975..
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officiels des Grands Crus Bordelais
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TABLEAU RECAPITULATIF FINAL
Excellents vins
La Mission Haut Brion Pessac Léognan 17,3 - Aéré
Léoville Barton St Julien 17,3 - Non aéré
Très bons vins
Pichon Baron Pauillac 16,9 - Aéré
Les Grands Chênes Médoc - 16,9 Aéré
Gruaud Larose St Julien 16,8 - Aéré
Sociando Mallet Haut Médoc 16,8 - Aéré
Léoville Poyferré St Julien 16,8 - Aéré
Pape Clément Pessac Léognan 16,6 - Non aéré
La Conseillante Pomerol 16,6 - Non aéré
Palmer Margaux 16,5 - Aéré
Montrose St Estèphe 16,5
Calon Ségur St Estèphe 16,5 - Non aéré
Haut Bailly Pessac Léognan 16,5 - Aéré
Lynch Bages Pauillac 16,5 - Non aéré
Angélus St Emilion 16,5 - Aéré
La Mondotte St Emilion 16,4 - Non aéré
Beychevelle St Julien 16,0 - Aéré
St Pierre St Julien 16,0 - Non aéré
Malartic Lagravière Pessac Léognan 16,0 - Non aéré
Bons vins
Giscours Margaux 15,9 - Aéré
Monbousquet St Emilion 15,9 - Aéré
Grand Puy Lacoste Pauillac 15,8 - Aéré
Ducru Beaucaillou St Julien 15,6 - Aéré
Planquette Médoc 15,6 - Non aéré
Dom.
Chevalier Pessac Léognan 15,6 - Non aéré
Cos d’Estournel St Estèphe 15,5 - Non aéré
Malescot St Exupéry Margaux 15,4
Pavie Macquin St Emilion 15,3 - Aéré
Pontet Canet Pauillac 15 - Non aéré
Valandraud St Emilion 15 - Non aéré
Beau-Séjour Bécot St Emilion - 15
Pichon Comtesse Pauillac 15 - Aéré
Léoville Las Cases St Julien 15
Assez bons vins
Canon La Gaffelière St Emilion 14,9 - Aéré
Figeac St Emilion 14,6
L’Evangile Pomerol 14,6
Clos Fourtet St Emilion 14,4 - Non aéré
Branaire Ducru St Julien 14,1
Vins moyens
Pagodes de Cos St Estèphe 13,8 Non aéré
Brane Cantenac Margaux 13,8 - Aéré
Vin bouchonné
Branaire Ducru lors de la première série de dégustation
Remarque : la mention « Aéré » ou « Non
aéré » précise le moment où le vin a été le mieux apprécié.
Quand rien n’est précisé, c’est que le vin s’est apprécié de la même
façon dans les 2 cas.
Moyenne des 2 dégustations 15,8
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