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Verticale Bordeaux 2004 - Vins de Bordeaux France,

Vins de Bordeaux 2004, Dégustation verticale

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Club toulousain In Vino Veritas
Verticale Bordeaux  rouges 2004
2ème partie, mardi 20 Novembre 2007

 

A lire également :

Verticale Bordeaux rouges 2004 - 1e partie, 20 novembre 2007

Revue des 2004 par Alain Bringolf

 

La dégustation, préparée par Didier Sanchez, a été répartie en 2 séances et commentée par
Philippe Ricard pour l’après-midi et Laurent Gibet pour le soir.

Quelques commentaires de contexte :
Quelques commentaires de contexte :
La dégustation s’est déroulée en deux phases : l’après-midi à 14h15 puis le soir à 19h30.


Le compte rendu porte sur les deux séances.
Entre autres causes, une aération de 5 heures (dans la bouteille rebouchée en position
verticale) peut expliquer les variations dans les appréciations.

Les notes de Didier Sanchez, présent aux 2 séances, sont le reflet de ces variations.


Les vins sont dégustés à l'aveugle.


Les verres utilisés sont les «Expert» de Spiegelau.

 

Membres IVV présents:
DS : Didier Sanchez - PC : Pierre Citerne – LG : Laurent Gibet – PR : Philippe Ricard – MS :
Miguel Sennoun - CD : Christian Declume – BLG : Bertrand Le Guern.
(Nombre de dégustateurs : 17)


2e partie, mardi 20 novembre 2007
 

Ordre de dégustation

 

Saint-Pierre -  Pape-Clément - Angélus - Cos d'Estournel - les Grands Chênes -  

Domaine de Chevalier - Léoville las Cases - Mission Haut-Brion -

Pichon Longueville Comtesse - Lynch Bages - Léoville Barton -  Monbousquet - Gruaud-Larose - Pavie-Macquin - Malartic la Gravière - Conseillante -

Branaire Ducru - Sociando-Mallet - Pagodes de Cos d'Estournel - Giscours -

Malescot Saint-Exupéry - Mondotte -  Canon la Gaffelière - Grand Puy Lacoste

 

> Saint-Pierre 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France

 

70 % Cabernet Sauvignon / 25% Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°


Saint Pierre, dégustationL’après-midi :
• Robe moyennement brillante et fluide, mais profonde, presque noire, tout juste violine sur son disque.
• Nez concentré et mûr, mêlant son fruité intense (cassis, prune) à un boisé prononcé : notes de crème, de chocolat, d’eucalyptus.
• Belle générosité de matière, de fruit, à la souplesse, au soyeux et la maturité très Rive Droite, au boisé encore sensible (léger brûlé, toast, café, menthol), toutefois sans caricature : ensemble riche
mais équilibré, avec une certaine noblesse. Finale étirée, fraîche, sur des arômes persistants de
fumé et de réglisse. C’est bien fait !
 

Château Saint-PierreLe soir :
Robe foncée. Nez mûr, corsé, grillé, pour une sensation de soupe de fruits acides. Boisé encore bien présent.
Bouche au socle tout relatif, un peu pâteuse. Assez précaire, sans grand plaisir.
Premier grand écart entre les 2 séances, avec pour commencer une aération quelque peu assassine…

 

Note moyenne après-midi : 16  - soir : 14

   

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> Pape Clément 2004 - Pessac Léognan Graves  - Vin de Bordeaux, France

 

60% Cabernet Sauvignon / 40 % Merlot – 13°

 

Pape Clément, dégstationL’après-midi :
• Noir, c’est noir ! Robe brillante, moyennement fluide, au violet discret sur les bords…
• Ensemble olfactif frais, sur une large palette de fruits noirs bien mûrs (cerise confite, cassis,
mûre), une pointe camphrée, un boisé séduisant.
• Fraîcheur d’un fruit respecté, élégance et noblesse du boisé, finesse des tanins, ensemble équilibré,
serré, tendu. Tout est en place.
C’est à se demander si on goûte le même vin que lors de nos deux précédentes expériences…

 

Château Pape ClémentLe soir :
Robe noire, pour un vin coulant épais. Nez profond, épicé, fumé, encore copieusement boisé. Notes de fruits noirs, de cacao, pour une sauvagerie relative conférant du caractère. Bouche dense, un peu morose, concédant peu. Certains imaginent un Madiran (avec des tannins toutefois plutôt policés). Un vin puissant, de garde, qui progressera dans les prochaines années. Reste assez classique, avec de la vitalité et une fraîcheur heureusement préservée. Se goûte mieux que lors des 2 dégustations précédentes (ou son côté syrah, presque sudiste, nettement plus relâché, était bien intrigant).

 

Note moyenne après-midi : 16,6  - soir : 15,6+

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> Angélus 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France

 

50% Cabernet Franc / 45% Merlot / 5 % Cabernet Sauvignon – 14°

 

Angélus, dégustationL’après-midi :

• Décidément, on ne quitte plus le noir : robe saturée ! Encore une fois, il faut aller chercher une maigre couleur sur le disque, un violine discret. Ensemble brillant, moyennement fluide.
• Nez exprimant maturité et richesse : crème de cassis, menthol, poivron rouge, griotte.
• Enorme concentration dans une bouche semblant privilégier l’extraction à la finesse, mais où s’apprécient la grande maturité, la suavité, presque la gourmandise de la matière. Vin initialement
tout en largeur, plein fruit, assez crémeux, mais se resserrant habilement autour de son acidité, avant une finale tannique, imprégnante, assez fortement réglissée.

 

Château AngélusLe soir :

Robe noire. Nez sur le moka, le minéral et en même temps disposant d’un important fond fruité doux (légèrement lacté). Bouche concentrée, avec de beaux tannins aiguisés (rive gauche ?). Style sphérique, fiable. Très beau support acide accompagnant le déploiement de cette matière élégante.

Rappel : goûté de façon très similaire en avril 2007 lors de la verticale des vins du domaine, avec les mêmes différences entre après-midi et soir.

 

Note moyenne après-midi : 15,5 - soir : 16,5

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> Cos d'Estournel 2004 - Saint-Estèphe -   Vin de Bordeaux, France

 

74 % Cabernet Sauvignon / 23% Merlot / 3% Cabernet Franc – 13,5°


Cos d'Estournel, dégustationL’après-midi :
• Pas de surprise : la série continue sur le noir ! Moyennement fluide et brillante, à peine violine sur les bords… Du déjà vu !
• 1er nez réduit, sur des notes animales, le cuir, laissant ensuite place à un ensemble de fruits noirs bien mûrs, de réglisse, assez riche mais parfaitement frais.
• Expression encore un peu simple d’un vin toujours dominé par son élevage (barrique brûlée, cacao, café), valorisé par sa finesse de texture, son juteux délicieux, sa fraîcheur acide.

Château Cos d'EstournelLe soir :
Nez apparaissant plus vert, relativement plus indigent (plus leste également). Notes comptées de cassis, de réglisse, d’herbes aromatiques. Trame poids plume, aux tannins plus grossiers (enveloppe bien plus réduite que dans le cas d’Angélus 2004).

 

Note moyenne après-midi : 15,5 - soir : 14,9

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> Les Grands Chênes 2004 - Medoc -  Vin de Bordeaux, France

.

50 % Merlot / 45% Cabernet Sauvignon / 5% Cabernet Franc – 13°


Les Grands Chênes, dégustationL’après-midi :
• Robe brillante, assez fluide, prune, de forte intensité colorante.
• Nez mêlant fraîcheur et maturité dans une enveloppe toujours dominée par l’élevage : poivron rouge, cerise noire, café, fumé, grillé.
• Richesse ostentatoire en bouche, privilégiant la démonstration d’un élevage sans mesure (enrobant la bouche de crème, d’impression de sucrosité) à toute forme d’élégance et de subtilité. Finale brutale, sans finesse, plutôt brève.

Château les Grands ChênesLe soir :
Robe foncée. Nez expressif, vivant, déclinant des senteurs de fruits noirs, de moka, de fleurs capiteuses. La matière remplit bien la bouche, avec des tannins arrondis. Cohérence, délicatesse et suavité, pour un joli grain, qui a l’heur d’offrir en prime un beau suivi.
Enorme différence entre les 2 séances où seule la dégustation du soir permet de retrouver le vin bu le 25 Octobre.
On réunit en l’espace de 5 heures tous les arguments qui alimentent les polémiques des forums internet…

Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 16,5

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> Domaine de Chevalier 2004 - Pessac-Léognan Graves -  Vin de Bordeaux, France

 

65 % Cabernet Sauvignon / 30% Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°


Domaine de Chevalier, dégustationL’après-midi :
• Robe très sombre, assez brillante, moyennement fluide, tout juste prune.
• Nez travaillé, particulièrement boisé, sur des notes de toasté, de crème, de vanille, de fraise cuite. Particulièrement mûr, mais derrière son élevage.
• Bouche toute en largeur, bâtie sur une superbe matière, concentrée, ultra mûre, mais desservie à ce stade par un élevage à l’expression pommadée, trop policée, dominant une finale tannique, marquée par le bois neuf. A attendre bien sagement !
Au fait : Pessac méconnaissable à l’aveugle…

 

Domaine de ChevalierLe soir :
Comme dans le cas de Cos d’Estournel, il me semble deviner un léger déficit en maturité de fruit. La bouche est marquée par pas mal d’alcool, pour des flaveurs plus acides de groseille. Harmonie en berne en raison d’une désobligeante pointe végétale en milieu de bouche (verdeur/amertume) et d’une finale bien abrupte. Un peu passe-partout et peu typé Pessac.

Note moyenne après-midi : 15,6 - soir : 14,9

   

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> Léoville las Cases 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France

 

67 % Cabernet Sauvignon / 17% Merlot / 13% Cabernet Franc / 3% Petit Verdot – 13°


Léoville las Cases, dégustationL’après-midi
:
• Robe très brillante, assez fluide, prune à violine, sombre.
• 1er nez persistant sur le caramel suivi d’effluves très mûrs de fruits confiturés, de crème de cassis, de poivron rouge, de foin coupé, de menthe.
• Attaque riche sur une maturité exacerbée, une sensation de suavité. Le vin semble ensuite se
chercher entre un boisé racé (cèdre, bois noble) ou simpliste (brûlé, café), entre fraîcheur et sensation alcooleuse. Assez déstabilisant et surtout décevant pour ce vin, tout à fait méconnaissable à ce stade.

Château Léoville las CasesLe soir :
Il y a une retenue appréciable (en termes d’alcool et de maturité) dans cette olfaction offrant de la réglisse, pas mal de cassis et une agréable touche de violette confite. Bouche restant assez pauvre, finissant trop vite. Une silhouette manquant clairement de formes. On attendait un vin peut-être plus « gonflé ». Sa minceur actuelle serait-elle un leurre ?


Note moyenne après-midi : 15 - soir : 14,9

   

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> Mission Haut-Brion 2004 - Pessac-Léognan-Graves - Vin de Bordeaux, France

 

50 % Cabernet Sauvignon / 40% Merlot / 10% Cabernet Franc – 13°

 

la Mission Haut-Brion, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide, moyennement brillante, d’un joli prune, sombre mais sans excès.
• Nez plutôt sobre, sur des notes de fruits cuits, de fruits à l’alcool, avec une pointe de poivron.
• Bouche toute aussi discrète, souple, élégante, fine, mais assez simple, courte, à l’expression aromatique quelque peu monolithique.
L’appellation Pessac est là aussi introuvable…

Château la Mission Haut-BrionLe soir :
Belle robe, nullement saturée. Olfaction de grande classe : pain grillé, cassis, cèdre, bois précieux, vapeurs empyreumatiques subtiles (cet aspect boucané). Bouche aux saveurs accentuées, très fine, parfaitement équilibrée. Race aromatique et structurelle pour cette construction très distinguée, de grande garde. On lui donne rendez-vous dans 10 ans pour (on l’espère) un beau voyage gastronomique.
Nouvelle prouesse de l’aération, pour une quasi-résurrection !
 


Note moyenne après-midi : 14,9  - soir : 17,3

   

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> Pichon Longueville Comtesse 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France

 

50 % Cabernet Sauvignon / 35% Merlot / 7% Cabernet Franc / 8% Petit Verdot – 13°


Pichon Comtesse de Lalande, dégustationL’après-midi :
• Très belle robe, assez fluide, à la coloration prune profonde, brillante, très sombre.
• Olfaction très mûre, presque chaude, lactée, anisée, paillée.
• Bouche bien sévère, à l’attaque solaire, chaude, au corps peu charnu, marqué par l’alcool et un assèchement progressif. Finale revêche, ingrate pour nos gencives…

Château Pichon Comtesse de LalandeLe soir :
Robe violacée. Nez mûr, avec des notes principales de crème de cassis légèrement lactée et de réglisse. En bouche, le discours est assez solaire, plus rustaud. On bénéficie de fruit et d’une certaine vivacité mais la bulle apparaît un peu creuse.


Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 15

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> Lynch Bages 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France

 

70 % Cabernet Sauvignon / 15% Merlot / 10% Cabernet Franc / 5% Petit Verdot – 13°

 

Lynch Bages, dégustationL’après-midi :
• Encore une robe plaisante, assez fluide, fortement colorée, à l’aspect prune très brillant.
• Nez réjouissant, riche, mûr, ouvert et surtout racé : fruits noirs, cèdre, bois noble, camphre, graphite. On apprécie toujours une lecture claire des origines d’un vin…
• Très belle tenue en bouche pour un vin frais, droit, dense, aux tanins racés, mais à la texture fort juteuse, fine, préservée de tout boisé maladroit. Finale réglissée, impactante, serrée. Très joli
Pauillac !

Château Lynch BagesLe soir :
Ensemble mûr, sans éclat particulier, de chocolat noir, de réglisse, de cassis, de violette. Bouche fine, veloutée, de densité moyenne. Standard pour un relatif manque de chair.
Nouvelle différence notable avec une appréciation difficile pour les noctambules…

Note moyenne après-midi : 16,5 - soir : 14,9

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> Léoville Barton 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France

 

70 % Cabernet Sauvignon / 20% Merlot / 8% Cabernet Franc / 2% Petit Verdot – 13°

 

Léoville Barton, dégustationL'après-midi :
• Jolie robe violine, sombre, assez fluide, très brillante.
• Nez raffiné, frais, sur un fruité mûr (cerise, noyau), un boisé noble (cèdre), une race certaine.
• Superbe expression d’un vin déjà parfaitement en place : remarquable finesse de tanins, concentration, équilibre, maturité, belle diversité aromatique (cèdre, réglisse, prune, cerise burlat),
race indéniable. Finale d’une grande harmonie, dotée d’une superbe et longue rétro-olfaction.

Château Léoville BartonLe soir :
Manque de précision aromatique, ingérence de la volatile, boisé marqué. Une bouche qui part dans tous les sens, floue, alcooleuse, laminée. A revoir, naturellement (le vin était magnifique lors de la session de l’après-midi).
A 15h30, ce vin semble titiller les plus grands ; à 21h00, il paraît quasi défectueux… Des différences difficlement compréhensibles.


Note moyenne après-midi : 17,3  - soir : 12,7

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> Monbousquet 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France

 

50% Merlot / 40% Cabernet Franc / 10% Cabernet Sauvignon – 13,5°


Monbousquet, dégustationL’après-midi :
• Encore une bien jolie robe, assez fluide, très brillante, de couleur prune, profonde, particulièrement sombre.
• Nez de marmelade, de fraise cuite, de crème brûlée, à la maturité et au boisé débordants, marqué également d’herbes sèches.
• Bouche exprimant un style plutôt forcé : extraction, boisé prononcé, maturité mais aussi relâchement, finale plutôt amère, sur une certaine végétalité (eucalyptus). Style moderne qui se veut flatteur à défaut d’être sincèrement harmonieux.

Château MonbousquetLe soir :
Nez pouvant entraîner vers le nord de la vallée du Rhône. Viande fumée, suie, poivre, violette, explosion de fruits rouges et noirs, pourraient ainsi être les attributs olfactifs d’une belle Côte-Rôtie.
Bouche dans un registre exubérant, portée par une belle acidité. Tonicité, belle accroche pour ce style à part, à l’extraction très raisonnable. Un vin propice à susciter la curiosité.
Suite de la collection de surprises entre les 2 séances…


Note moyenne après-midi : 14,3 - soir : 15,9

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> Gruaud-Larose 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France

 

64 % Cabernet Sauvignon / 24% Merlot / 9% Cabernet Franc / 3% Petit Verdot – 13°


Gruaud Larose, dégustationL’après-midi :
• Robe toujours appréciable, sur une teinte violine concentrée, brillante.
• Initialement dominé par des arômes viandés, le vin évolue rapidement pour asseoir une maturité poussée, un riche panel de fruits cuits, de cerises à l’alcool, d’anis, dans un style tout compte fait plus sudiste que bordelais…
• Derrière une attaque flatteuse, ronde, mûre, au léger sucré, s’enfuit un corps bien simple, mince, s’entêtant ensuite dans une finale chaleureuse. On aurait volontiers parié sur un Merlot plus méditerranéen !

Château Gruaud LaroseLe soir :

Nez de qualité : cassis, graphite, cèdre, fleurs, minéral. Peu expansif mais tout en élégance. La bouche est un ensemble harmonieux, unitaire, bien structuré, fortifié par une acidité qui devrait emmener le vin assez loin dans le temps. Le jus et la fermeté de la structure tannique font penser à un beau Pauillac (Grand Puy Lacoste).

 

La différence entre les 2 séances devient une règle… De quoi rigoler face aux certitudes…

 

Note moyenne après-midi : 14,4 - soir : 16,8

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> Pavie-Macquin 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France

 

80% Merlot / 15% Cabernet Franc / 5 % Cabernet Sauvignon – 14°


Pavie Macquin, dégustationL’après-midi :
• Robe majestueuse, prune, très sombre, très brillante, à la fluidité relative.
• Pas de doute : c’est un vin muté, une liqueur de chocolat et de fruits cuits ! Une erreur d’étiquetage ?
• Expression sans demi-mesure ni trop d’équilibre de fruits cuits, d’alcool, de richesse chaleureuse, sur un arôme écrasant de chocolat, confirmant notre dérive naturelle vers Perpignan plutôt que Bordeaux.

Château Pavie MacquinLe soir :
Boisé marqué et fruit compoté : cerise confite, liqueur de fruits. Bouche assez capiteuse, semblant manquer en l’état de spontanéité. La densité est là mais l’expression est pour le moment peu nuancée, bien enjolivée mais sans trop de relief. Il faudra bien sûr revoir tout cela dans quelques années car l’expression n’est pas stabilisée.
Encore des changements non négligeables après 5h d’aération…

Note moyenne après-midi : 13,6 - soir : 15,3

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> Malartic Lagravière 2004 - Pessac Léognan Graves - Vin de Bordeaux, France

 

50 % Cabernet Sauvignon / 45% Merlot / 5% Cabernet Franc


L’après-midi :
• Non goûté.


Le soir :
• Expressivité fruitée ragaillardissante, avec des effluves de bois précieux, de fumée légère. Belle
composition fine et fraîche, florale, pour une impression légèrement sucrée.

Note moyenne soir : 16

> Conseillante 2004 - Pomerol - Vin de Bordeaux, France

 

45% Merlot/ 45% Cabernet Franc/ 10 % Malbec – 13,5°


la  Conseillante, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide, violine, très sombre et brillante.
• Puissance et subtilité, maturité et noblesse, ce nez est un vrai plaisir olfactif : épices, cèdre, cerise noire, camphre, c’est à la fois net, complexe et racé. Craquant !
• Jus irrésistible, mêlé de finesse, d’élégance, d’amplitude. Corps généreux, concentré. Finale resserrée, droite, avec une bien jolie rétro sur les fruits rouges et la réglisse.

Château la ConseillanteLe soir :
Nez boisé pour des senteurs de cassis, d’amande, de minéral. Bouche très réglissée, tout en fermeté, chaleureuse, pas vraiment conciliante. Face à un profil tellement bougon, une rémission est-elle envisageable ?
Résultats éprouvants pour ceux qui vivent de convictions…

 

Note moyenne après-midi : 16,6 - soir : 13,6

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> Branaire Ducru 2004 - Saint-Julien - Vin de Bordeaux, France

 

70% Cabernet Sauvignon/22 % Merlot/4% Petit Verdot/ 4% Cabernet Franc – 13°

 

Branaire Ducru, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide, brillante, sombre, sur un violine très jeune.
• Nez intéressant, initialement extraverti sur un style opulent, la confiture de fruits rouges, mais se resserrant et se rafraîchissant peu à peu : poivre, menthe, fraise, cerise fraîche, petites baies
rouges.
• Tempo étonnant : rondeur et maturité en attaque laissent place à une jolie fraîcheur, une force épicée, avant de se comprimer fortement dans une finale un peu rigide, à l’acidité trop en exergue.


Château Branaire DucruLe soir :
Notes de cassis, de grillé. Ensemble équilibré, simple (cru bourgeois ?), sans défaut rédhibitoire mais manquant tout de même de charpente et d’inspiration.
 

Note moyenne après-midi : 14 - soir : 14,1

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> Sociando-Mallet 2004 - Haut-Médoc - Vin de Bordeaux, France

 

60 % Cabernet Sauvignon / 25% Merlot / 10% Cabernet Franc / 5% Petit Verdot – 12,5°

 

Sociando Mallet, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide et brillante, à la couleur prune dominée par un noir profond.
• 1er nez dans l’écurie ! L’air affirme ensuite son profil strict et austère, à la maturité contenue, aux notes presque végétales, sur le poivron et la réglisse.
• La rondeur et le gras de l’attaque ne persistent pas longtemps : le vin se replie sur son acidité, sa puissance tannique, sa matière encore brute en l’état. La finale est plus élégante, plus fine, offrant une belle rétro fruitée. Potentiel évident pour un vin qui attend sagement son heure…

Château Sociando MalletLe soir :
Un vin dans sa gangue, un peu sauvage et végétal, exhalant des notes de cassis, de mine de crayon, de réglisse puissante. Serré, corseté, il peut s’enorgueillir de ce tremplin tannique viable et d’une réelle franchise de fruit pour viser un déploiement très satisfaisant dans quelques années.
 

Note moyenne après-midi : 16,8 - soir : 15,9

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> Pagodes de Cos-d'Estournel 2004 - Saint-Estèphe - Vin de Bordeaux, France

 

45 % Cabernet Sauvignon / 55% Merlot

 

L’après-midi :
• Non  goûté.


Le soir :
Attention : le vin n’a pas le bénéfice de l’aération. Il est ainsi dévalorisé par pas mal de réduction, paraissant calfeutré, minéral, poivré. Bouche compacte, avec une belle tenue mais de la dureté, maussade qui ne s’époussettera pas suffisamment sur 2 heures de temps.

 

Note moyenne soir : 13,8

> Giscours 2004 - Margaux - Vin de Bordeaux, France

 

66 % Cabernet Sauvignon / 32% Merlot / 5% Cabernet Franc / 2% Petit Verdot – 13°

 

Giscours, dégustationL’après-midi :
• Robe assez fluide, assez brillante, violine, sombre.
• Nez riche et concentré, sur une expression de fruits mûrs et frais (cassis, cerise noire), un boisé fin, avec juste une petite touche de végétalité (poivron).
• Matière assez modeste mais joliment présentée : finesse de tanins, léger côté gourmand (lié à sa rondeur et sa belle maturité), fraîcheur. Finale poivrée, mentholée, qui ne s’attarde pas trop.


Château GiscoursLe soir :
Nez loquace, solaire, au fruit affable, agrémenté de belles senteurs de cannelle. Bouche soyeuse, riche, avec du fond. En attente, elle reste encore un peu impersonnelle.
 

Note moyenne après-midi : 15,3 - soir : 15,9

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> Malescot-Saint-Exupéry  2004 - Margaux - Vin de Bordeaux, France

 

50 % Cabernet Sauvignon / 35% Merlot / 10% Cabernet Franc / 5% Petit Verdot – 13,5°

 

Malescot Saint Exupéry, dégustationL’après-midi :
• Robe prune, sombre, brillante, assez fluide.
• Nez particulièrement frais dans cette série, mais un peu strict, à la maturité contenue, voire même quelque peu de végétalité (poivron, fougère).
• L’acidité prend le pas sur la maturité en bouche, donnant un profil assez étroit, à l’apparence un peu maigre, ce qui n’est pas forcément le cas. Les tanins sont encore un peu saillants, ce qui n’offre pas davantage de flatterie à un vin qui en aurait besoin en l’état, mais qui semble attendre son heure…

Château Malescot Saint ExupéryLe soir :
Boisé précis mais marqué, cassis, minéral, réglisse. Grande présence en bouche, acidité au cordeau, astringence garante de longévité. Un vin restant fin, encore rétif, en tension, durable, taillé pour l’aventure.

 

Note moyenne après-midi : 15,4 - soir : 15,3

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> Mondotte 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France

 

75% Merlot / 25% Cabernet Franc – 14°

 

la Mondotte, dégustationL’après-midi :
• Robe moyennement fluide, très brillante, très sombre, à la coloration violine sur son disque.
• Nez riche et puissant, sur la crème de cassis, les cerises à l’alcool.
• Grande finesse d’une matière qui assume parfaitement sa maturité poussée, son aspect quelque peu crémeux, son volume généreux, en respectant tant son fruit que son équilibre et sa fraîcheur. Belle finale offrant une longue rétro sur la fraîcheur et le fruit.


Château la MondotteLe soir :
Nez de déménageur, très singulier, proche de celui d’un vin doux naturel : bois, kirsch. Bouche en vraie puissance (presque brutale), très macérée, astringente, fougueuse. Peu compréhensible en l’état, manquant cruellement d’élégance, fort acide. Le temps sera seul juge de paix (souvenir d’une remarquable La Mondotte 1997 – 17,5/20 en février 2006). Faisons confiance à Stéphane Derenoncourt pour cette option de style sans concession, qui enrichit la palette d’expression des vins de Bordeaux.
 

Note moyenne après-midi : 16,4 - soir : 15,7

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> Canon la Gaffelière 2004 - Saint-Emilion - Vin de Bordeaux, France

 

55% Merlot / 40% Cabernet Franc / 5 % Cabernet Sauvignon – 13,5°

 

Canon la Gaffelière, dégustationL’après-midi :
• Belle robe profonde, assez fluide, quasiment noire, brillante, avec une légère coloration prune sur ses bords.
• Nez assez gourmand, très mûr, sur un boisé appuyé, quelques notes d’eucalyptus, d’anis et de paille.
• Bouche ronde, quelque peu alanguie, avec des impressions sucrées poussant à la mollesse. Arômes boisés dominants. Finale quelque peu chauffante, avec un alcool persistant.


Château Canon la GaffelièreLe soir :
Nez animal, avec du cassis et beaucoup de réglisse. Bouche concentrée mais en même temps plutôt coulante. Tannins de qualité et légère sensation sucrée (comme dans le cas de Monbousquet).
 

Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 14,9

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> Grand Puy Lacoste 2004 - Pauillac - Vin de Bordeaux, France

 

70 % Cabernet Sauvignon / 25% Merlot / 5% Cabernet Franc – 13°

 

Grand Puy Lacoste, dégustationL’après-midi :
• Nez assez fluide, moyennement brillant, sombre, prune à violine.
• Sensations encore assez austères au nez, avec un fruité relativement mûr (cerise, cassis), mais toujours frais, mentholé. Boisé bien présent (vanille, toasté).
• Bouche quelque peu introvertie, austère, recroquevillée sur une acidité prononcée, une matière peu généreuse à ce stade. Finale stricte et fuyante, laissant de l’amertume en bouche.


Château Grand Puy Lacoste

Le soir :
Olfaction sur le cassis, le graphite, la réglisse, dans une belle austérité fruitée. En bouche, on sent la force d’un vin très dynamique tendu, qui tire, qui désaltère aussi.
 

Note moyenne après-midi : 13,8 - soir : 15,8

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 > CONCLUSION


Par Philippe pour l’après-midi

Comme pour la première partie de dégustation réalisée un mois plus tôt, la plupart des vins affichent des maturités que nous n’avions pas imaginées aussi poussées. C’est évidemment une très bonne surprise, d’autant plus qu’hormis quelques sensations très ponctuelles, rien ne sombre dans la caricature. Ceci dit, ces maturités sont parfois trompeuses, aiguillant le dégustateur vers des expressions de Merlot plutôt que de Cabernet, mettant à mal les typicités des appellations. Le boisé s’est par contre davantage affirmé dans cette seconde série.
S’il n’a rien d’anormal pour des vins si jeunes, il est quand même bon de rappeler que la première partie nous avait davantage préservés de ces expressions. Mais la leçon que nous pensons la plus essentielle à tirer de cette seconde dégustation est la versatilité de nos impressions. A la lecture de nos écrits, on peut légitimement se demander où se trouve la pertinence, car la liste de nos contradictions est longue : Pape Clément et Les Grands Chênes qui changent radicalement d’un jour à l’autre, Barton, voire La Conseillante, qui s’écroulent en 5 heures d’intervalle, Lynch-Bages, Saint-Pierre et Chevalier peu flatteurs avec l’aération, Grand-Puy-Lacoste, Gruaud-Larose, Mission, Pavie-Macquin, Monbousquet profondément modifiés par l’oxygène…
A en perdre son latin !
Plusieurs explications envisageables :
• La fiabilité relative des dégustateurs : nous avons tous conscience de nos limites individuelles, mais nous constatons quand même l’unanimité collective sur nos observations, avalisées à chaque fois dans l’agrément de la totalité des participants, avec la cohérence systématique des notes de Didier Sanchez.
• Les effets aléatoires des aérations : c’est une donnée que personne ne peut nier, mais que bien peu de dégustateurs, même professionnels, incluent dans leur protocole de dégustation. Ce qui, de plus en plus, nous semble particulièrement maladroit.
• Le caractère plutôt changeant de ces jeunes bordeaux, difficiles à cerner, aux visages
complètement évolutifs d’une dégustation à l’autre, et sur lesquels les classements péremptoires
ainsi que les pronostics à long terme pleins de certitudes nous semblent relativement aléatoires...
• Les différences de lots, de mises, sujets ayant déjà alimenté bien des débats et sur lesquels nous ne voulons pas relancer la moindre polémique, connaissant les efforts importants de ces grandes propriétés. On peut toutefois légitimement penser que la perfection n’est toujours pas de ce monde et que la maîtrise de ces éléments n’est pas encore idéale…

Par Laurent pour le soir

Des vins de nouveau assez chargés en alcool, avec une souplesse évoquant souvent la rive droite.
Des styles variés : on est bien à Bordeaux, mais d’un manière pas si uniforme que craint.
Pour des raisons de coût, nous n'avons pas aligné les 1ers crus classés : relativement passés a la trappe lors de la session du GJE, il faudra les revoir dans 10 ans ...
Il est bien entendu plus difficile de se sentir cohérent (entre l’après-midi et le soir, entre des dégustations réparties dans l’année) sur ce genre de série que sur celle des Rugiens de la maison de Montille (en verticale 2005/1988). Il faut de fait accorder du crédit à l’évidence de style et à la stabilité de ces vins de Pommard et ne pas oublier que ces Bordeaux 2004 sont jeunes et marqués par l’élevage. La complexité de l’analyse du vin impose ici de manière encore plus impitoyable ses (heureuses) contingences (l’observateur, l’observation, l’interaction subtile entre ces 2 entités). Il en va en particulier (en termes de dimensions de complexité) :
• de l’évolution "naturelle" du vin, en tant que produit vivant : locale (variations ponctuelles plus ou
moins fortes) et globale (bonification ou dégradation liée au vieillissement)
• de la différence possible entre échantillons
• de l’impact déterminant du contexte
• de la cognition (qualités sensorielles, mémoire, goût personnel, valeurs, forme du récit, ...), et des différents niveaux de réalité ainsi engendrés
 


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TABLEAU RECAPITULATIF FINAL

Excellents vins
La Mission Haut Brion Pessac Léognan 17,3 - Aéré


Léoville Barton St Julien 17,3 - Non aéré


Très bons vins
 

Pichon Baron Pauillac 16,9 - Aéré


Les Grands Chênes Médoc - 16,9 Aéré


Gruaud Larose St Julien 16,8 - Aéré


Sociando Mallet Haut Médoc 16,8 - Aéré


Léoville Poyferré St Julien 16,8 - Aéré
 

Pape Clément Pessac Léognan 16,6 - Non aéré


La Conseillante Pomerol 16,6 - Non aéré


Palmer Margaux 16,5 - Aéré


Montrose St Estèphe 16,5


Calon Ségur St Estèphe 16,5 - Non aéré


Haut Bailly Pessac Léognan 16,5 - Aéré


Lynch Bages Pauillac 16,5 - Non aéré


Angélus St Emilion 16,5 - Aéré


La Mondotte St Emilion 16,4 - Non aéré


Beychevelle St Julien 16,0 - Aéré


St Pierre St Julien 16,0 - Non aéré


Malartic Lagravière Pessac Léognan 16,0 - Non aéré


Bons vins
Giscours Margaux 15,9 - Aéré


Monbousquet St Emilion 15,9 - Aéré


Grand Puy Lacoste Pauillac 15,8 - Aéré


Ducru Beaucaillou St Julien 15,6 - Aéré


Planquette Médoc 15,6 - Non aéré


Dom. Chevalier Pessac Léognan 15,6 - Non aéré


Cos d’Estournel St Estèphe 15,5 - Non aéré


Malescot St Exupéry Margaux 15,4


Pavie Macquin St Emilion 15,3 - Aéré


Pontet Canet Pauillac 15 - Non aéré


Valandraud St Emilion 15 - Non aéré


Beau-Séjour Bécot St Emilion - 15


Pichon Comtesse Pauillac 15 - Aéré


Léoville Las Cases St Julien 15


Assez bons vins
Canon La Gaffelière St Emilion 14,9 - Aéré


Figeac St Emilion 14,6


L’Evangile Pomerol 14,6


Clos Fourtet St Emilion 14,4 - Non aéré


Branaire Ducru St Julien 14,1

 

Vins moyens

Pagodes de Cos St Estèphe 13,8  Non aéré


Brane Cantenac Margaux 13,8 - Aéré


Vin bouchonné
Branaire Ducru lors de la première série de dégustation

 

Remarque : la mention « Aéré » ou « Non aéré » précise le moment où le vin a été le mieux apprécié.


Quand rien n’est précisé, c’est que le vin s’est apprécié de la même façon dans les 2 cas.


Moyenne des 2 dégustations 15,8

 

 

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