Margaux, Margaux, Pavillon Rouge de Château Margaux, Vin de Bordeaux France, Commentaires de dégustations

Dégustation Château Margaux

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> Margaux 1961, Magnum, Margaux, Bordeaux, France

La robe est encore tellement jeune et profonde. Le nez de ce Margaux 61 est absolument inouï, encore sur le fruit rouge (cassis) et pruneau, ainsi que de merveilleuses expressions de vieux cuir, ambre et des notes tertiaires d'une très belle définition. La bouche est un véritable oeuvre d'art, parfaite, avec une matière totalement intégrée, imposante d'ampleur maîtrisée. C'est tellement beau et velouté que mon fond de verre de Margaux 1989 en devient (presque) ingrat..! Le genre de vin dont on rêve tous goûter une fois dans sa vie! Margaux 61.. Du pur bonheur! A noter qu'un second magnum de Margaux 1961 servi aux convives de la table d'à côté, bien que magnifique, paraissait plus évolué et n'offrait pas autant de complexité que le notre. 100 !!

> Margaux 1983, Margaux, Bordeaux, France

Ouvert trois heures avant, pas décanté.

La robe est superbe: rubis profond, lumineuse. Le nez est un carrousel de produits rares: truffe noire, cuir de Russie, ambre, fruit rouge, violette, grand cigare cubain, bois de cèdre fumé, fauve/animal, gousse de vanille... on peine a relever le nez du verre de ce Margaux 83 tellement c'est riche en impressions! Enfin on porte le nectar en bouche. Immédiatement on est submergé par des sensations soyeuses, une rondeur magnifique qui emplit chaque pore du palais. Aucune agressivité, une ampleur qui roule et roule dans la bouche en vagues successives. Margaux 1983.. La définition parfaite de l'élégance et de l'équilibre. La longueur est exceptionnelle pour un vin rouge. Plusieurs minutes après, on le sent encore en rétro-olfaction. Réellement incroyable... Margaux 83.. N'importe quelle note entre 95 et 100!

> Margaux 1985, Margaux, Bordeaux, France

Juillet 2007 - Belle couleur rubis lumineuse avec des reflets légèrement tuilés.
Magnifique palette aromatique, à la fois complexe et élégante, combinant le bois de cèdre, le cachou, des notes cacaotées, la cerise, ainsi qu'une merveilleuse note florale. Quelques discrets arômes tertiaires (mine de crayon) complètent le tableau. L'attaque est très douce, ronde et expressive, avec des tannins finement perceptibles. Remarquable tension sur toute la bouche qui prend une forme longiligne avec une extraordinaire minéralité rappelant le graphite. Quelle expression inspirée! Sans être d'une ampleur énorme, je constate que les différents éléments ne sont pas totalement intégrés, laissant croire encore à un certain potentiel de garde. Un pur moment de plaisir! 91/100.

> Margaux 1985, Margaux, Bordeaux, France

7/4/07 Nez racé mais un peu fané évoquant Pauillac : cassis, minéral, havane, épices, vieux cuir, champignon. Bouche un peu avachie, qui fait plus vieille que son âge, austère, avec de plus un poil de verdeur. Pas vraiment satisfaisant à ce niveau de cru !  15/20

(Dégusté par Laurent Gibet pour Winemega)

> Margaux 1987, Margaux, Bordeaux, France

(Ouvert 3h auparavant - non décanté)
Toute chose ayant une fin, voici donc la dernière bouteille de mon stock initial de 12 Margaux 87 qu'on ouvre ce soir (Ah.. l'heureux temps où l'on pouvait encore acheter un 1GCC pour environ 200 Francs français!). Servi à l'aveugle, je m'amuse toujours (intérieurement) de la réaction de mes convives... et en effet, ce Margaux 87 en trompe plus d'un! La robe est encore sombre, plus profonde que celle de Larcis-Ducasse 89. Le nez est très ouvert, bien qu'encore marqué par le bois, et exhale des arômes vanillés, de cuir et de fruit rouge. Petit rappel d'amande amère à l'aération. La structure de ce Margaux 87 est fine, soyeuse, et seule une légère verdeur des tannins trahit un millésime de petite réputation. La finale, sans être monumentale, se déroule harmonieusement et sans faux-pas. Mes invités se grattent la tête - on penche pour un vin de la rive gauche.. Bravo! Certains, sur la pointe des pieds osent un millésime.. 1995..? Stupéfaction! C'est Margaux 87! Eh ben dis donc.. totalement bluffés! Ce Margaux 87 est un vin généreux qui se donne entièrement et très vite. En effet, en fin de repas, le fond de verre se déglingue. Le nez vire sur de curieuses notes mycosées alors que les tannins s'assèchent quelque peu, faisant ressortir une acidité que ne contrebalance plus le fruit initial. Je pense qu'il est temps aujourd'hui de terminer ces bouteilles si on ne souhaite pas risquer de désagréables surprises d'ici quelques années. 87/100

> Margaux 1989, Margaux, Bordeaux, France

Robe pas du tout évoluée, rubis foncé. La classe de ce Margaux 89 saute littéralement au nez. C'est complexe et élégant avec des notes d'ambre, de cuir, de framboises et de truffe noire. Sur le palais, le fruit paraît très solaire, avec des tannins délicats qui rehaussent une trame dense. Grande précision. Magnifique finale, peut-être plus courte qu'attendue. Selon Paul Pontallier, le Margaux 2003 risque fort de lui ressembler. Avec ce Margaux 1989, il s'agit de la vendange la plus précoce du XXème siècle, qui commença d'ailleurs à la même date qu'en 2003! 95/100

> Margaux 1993, Margaux, Bordeaux, France

Novembre 2006 - Robe impressionnante, presque noire. Nez boisé, minéral, renfrogné en l’état, dans un registre opaque, avec une pointe de menthol. Bouche mastoc, vertébrée par une acidité importante. L’élevage semble résulter d’une conduite ambitieuse mais il reste un peu de brutalité dans cette silhouette pourtant margalaise. On peut ainsi lui reprocher d’être trop extraite, anguleuse et de manquer de charme (à suivre). 14.5/20

(Dégusté par Laurent Gibet pour Winemega)

> Margaux 1993, Margaux, Bordeaux, France

Janvier 2007 - non carafé
Robe soutenue, à peine évoluée. Aromes de fruits mûrs, cassis, framboise avec de discrètes nuances de cèdre légèrement fumé. Château Margaux 1993 est un vin très fin et complexe, ne souffrant que d'un manque de profondeur en comparaison des grands millésimes.
J'ai pris beaucoup de plaisir avec ce Château Margaux 1993, vraiment très réussi dans un millésime souvent ingrat.
(dégusté par Fred Godin pour Winemega)

> Margaux 1995, Margaux, Bordeaux, France

Apparence grenat profond. Nez charmant et un peu confit de raisin de Corinthe et de bois de cèdre merveilleusement bien intégré. Structure puissante, dense, gardant un magnifique raffinement tout au long de la bouche. Tannins un peu marqués en finale. Margaux 95.. Très beau, mais il faut impérativement attendre une dizaine d'années pour profiter de tous ses charmes. 95/100

> Margaux 1999, Margaux, Bordeaux, France

Nez ample, touches herbacées et épicées. Bouche fruitée, un peu herbacée (mentholée, poivrée) qui emplit totalement le palais. Belle structure avec un certain caractère féminin. Facile à apprécier. Là encore, l'envie nous vient de boire ce Margaux 99 dès maintenant... 92/100

> Margaux 2000, Margaux, Bordeaux, France

Robe encore pourpre, très dense. Le nez est actuellement très ouvert avec des arômes fruités de cassis, réglisse, floral et vanille.. Puis après quelques minutes on a des notes envoûtantes de Havane et de truffe noire. Margaux 2000.. Un régal! La bouche est moins expansive que pour le 2003, mais d'une extraordinaire élégance. Structure serrée, succulent, parfaitement équilibré et long. Beaucoup de gras et tannins parfaitement intégrés à la richesse du fruit. Margaux 2000 est un vin qui semble bien parti pour entrer au Panthéon du domaine. 98/100

> Margaux 2001, Margaux, Bordeaux, France

Par rapport aux autres Premiers Grand Crus, Margaux 2001 offre la palette d'arômes la plus aboutie. Fruit mûr magnifique, épices doux, un doux boisé vanillé... Margaux 2001.. un régal! Par contre, la structure semble plus souple que les Pauillac de son rang, mais cependant charnue et d'une belle ampleur. Impression fugace de verdeur en fin de bouche, mais rassurez-vous: l'ensemble reste remarquablement goûteux. 91/100

> Margaux 2002, Margaux, Bordeaux, France

Beaucoup de finesse au nez, cerise, pivoine, fraise des bois, graphite. Attaque en bouche pleine de suavité, satinée, puis la trame se resserre avec l'apparition de tannins de grande classe qui persistent jusqu'en fin de bouche. Encore marqué par le bois. Margaux 2002.. Quelle finesse! 92/100 

> Margaux 2003, Margaux, Bordeaux, France

Bouquet admirablement expressif, principalement floral, fruit mûr avec un petit côté vanillé. Léger réglisse au second nez. Structure puissante, mais gardant toujours ce côté aérien propre au style de Château Margaux grâce à la finesse de ses tannins. Belle persistance dont la finale semble, à ce stade, quelque peu dissociée par le retour du bois. Patience.. Ce Château Margaux sera un très grand vin dans quelques décennies. Probablement la bouteille la moins atypique de la soirée, dans le sens qu'elle exprime bien son terroir d'origine, ce qui est loin d'être le cas avec d'autres crus dégustés vu les conditions très particulières de ce millésime. Margaux 2003.. 92/100 aujourd'hui.

> Margaux 2003, Margaux, Bordeaux, France

Couleur très profonde. Arômes complexes de boite à cigares, cèdre, cassis, anis. Boisé finement toasté. L'attaque de ce Margaux 2003 est très franche sur un fruit opulent. Tannins serrés mais pas dominants. Grande richesse de fruit, très profond et luxuriant. La persistance en bouche est époustouflante. Un très grand Margaux! 97/100

> Margaux 2004, Margaux, Bordeaux, France

Avril 2007 - Beau pourpre soutenu. Nez subtil de baies rouges, groseilles, vanille, réglisse. Élégante touche florale (violette). Dès l'entrée en bouche, on perçoit toute l'élégance du cru. Trame aérienne et dense avec des tannins de grande finesse. Finale gardant une magnifique fraîcheur de fruit. Margaux 2004.. Très prometteur. 92/100

> Margaux 2004, Margaux, Bordeaux, France

Juin 2007 - Nez original et complexe de cacao, un peu boisé, réglisse, épicé et pruneau. Finesse de grain en bouche, équilibré et corps sphérique présentant une bonne tenue. Finale élégante mais que j’aurais pu imaginer un peu plus complexe. Un beau Château Margaux qui manque juste de volume et de densité pour faire partie des très grands du millésime. 91/100

> Pavillon Rouge de Château Margaux 1997, Margaux, Bordeaux, France

La robe est rubis intense. Le nez de ce Pavillon rouge de Margaux est de prime abord plutôt inexpressif (un comble quand on connaît le arômes généralement charmeurs des 97 actuellement!), assez boisé. Une heure plus tard, après aération, on trouve (enfin) quelques senteurs de fruit mûr. Bouche avec un petit côté de fruit sur mûri. Tanins un peu asséchants en fin de bouche. Légèrement dissociés. Ce Pavillon Rouge manque clairement de la densité et de la matière propre données par des vignes plus anciennes. C'est particulièrement évident sur un millésime comme celui-ci.

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