Mouton Rothschild 1979, Pauillac,
Bordeaux, France
Ma dernière bouteille de Mouton Rothschild 79 - c'est toujours émouvant de
se dire qu'une page se tourne dans sa cave... Ouvert une heure
avant, pas décanté.
La robe est relativement claire avec des reflets légèrement tuilés.
Le nez peine un peu à s'exprimer de prime abord, puis devient moins
timide à mesure que passe le temps: sous-bois, pruneau, quelques
touches de truffe noire. La bouche pèche par son manque d'ampleur.
L'équilibre de ce Mouton Rothschild n'est pas parfait car si les
tannins sont effectivement
bien intégrés, le
fruit est quand même dominé par une petite
acidité
trop présente.
Finale pas excessivement longue. Un "petit" Mouton,
sans doute un peu fatigué. Devait être plus à son avantage il y a 5
ans. 85/100
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Mouton Rothschild 1986, Pauillac,
Bordeaux, France
Dégusté au printemps 2007 - Robe intense, brillante, d'un violacé
très juvénile. Nez expressif, dense, jeune, encore marqué par le
bois. Notes solaires, fruitées (cassis), épicées, mentholées. Le
verre vide dégage des notes de vanille encore prononcées. La bouche
partage les dégustateurs. Certains lui trouvent une densité et une
race incomparables, du potentiel et en même temps un charme
immédiat. Ils le situent clairement au niveau d'un premier cru
bordelais exceptionnel (rappelons la note de 100 chez Parker).
D'autres le trouvent certes imposant, massif, plein de potentiel,
mais également peu typé (on a pensé à des cabernets américains, du
style de ceux produits chez Ridge, voire italiens - supertoscans), à
la limite de l'exubérance aromatique par la maturité de son fruit.
On peut alors rétroactivement apprécier le classicisme et la retenue
plus orthodoxe du
Las-Cases 1986. 16.5/100 (Dégusté par Laurent Gibet pour Winemega) |
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Mouton Rothschild 1986, Pauillac,
Bordeaux, France
(Dégusté en 2007) Vin racé, corsé, puissant. Légère pointe
exotique et malencontreuse légère sécheresse intrusive. Le vin
possède du cachet et il faudra surveiller son évolution (les avis
sont partagés). 17/20 (Dégusté par Laurent Gibet pour Winemega) |
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Mouton Rothschild 1988, Pauillac,
Bordeaux, France
L'aération de 3h aura fait du bien à ce Mouton Rothschild 88. Robe rubis sans véritable
trace d'évolution. Plus profonde que celle de
Las Cases 88 bu en parallèle. Le nez est devenu beaucoup plus
complexe après
aération, intégrant de divins
arômes
de raisins de
Corinthe, moka, havane, et d'épices douces. Une petite pointe de
vanille vient amener une note juvénile à la
texture de ce Mouton
Rothschild 88. La
structure
en bouche n'est pas d'une puissance énorme, mais d'une belle
densité, persistante tout au long de la bouche, plutôt sphérique aux
tannins bien intégrés et veloutés. Fin de bouche équilibrée et un
peu plus intense que celle de
Léoville las Cases, avec encore une
belle définition de
fruit en rétro. Excellent aujourd'hui mais
probablement tout aussi remarquable dans 5 ans. Intéressant de
remarquer le léger avantage qualitatif de Mouton Rothschild face au prétendant
officieux au grade de
1er Grand Cru Classé qu'est
Las Cases. Sur cette paire en tout cas, le classement
"historique" 1855/1973 semble se justifier. J'ai l'impression que
les Bordeaux 2002, de par leur classicisme, pourraient fort
ressembler à ceux-ci dans une quinzaine d'années..
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Mouton Rothschild 1993, Pauillac,
Bordeaux, France
Novembre 2006 - Robe très jeune, intensité colorée importante.
Nez plutôt ingrat, simple, dominé par le bois (café grillé). Bouche
jeune mais sans subtilité et surtout sans race, monocorde, boisée.
13.5/20 (Dégusté par Laurent Gibet pour Winemega) |
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Mouton Rothschild 1994, Pauillac,
Bordeaux, France
Comme pour la
Mission Haut-Brion, la truffe noire et la mûre dominent nettement le nez. La bouche est équilibrée et
soyeuse avec des
tannins fondus et des fruits noirs. Malheureusement la
finale
de ce Mouton Rothschild manque d'ampleur. Il serait exagéré dans ce
cas de parler de problèmes de dilution, mais en considérant
Pichon Longueville Baron, il faut peut-être supposer que
Pauillac
a davantage souffert de la pluie que d'autres régions. Mouton
Rothschild 94.. A boire entre 2004 et 2010. 87/100
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Mouton Rothschild 1997, Pauillac,
Bordeaux, France
Première bouteille de Mouton Rothschild 97 dégustée depuis la mise il y a bientôt 5 ans.
J'admire d'abord l'étiquette de Nikki de Saint-Phalle; à la fois
sobre et excentrique, classique et baroque, aux couleurs chaudes
mais gardant beaucoup de fraîcheur. Elle me semble préfigurer des
caractéristiques du
millésime 1997.
La robe a gardé une couleur pourpre, lumineuse bien que d'une
profondeur
moyenne. A l'ouverture, le nez est relativement
fermé,
principalement sur le bois. Après aération en carafe durant 2h,
c'est beaucoup plus aimable. Les
arômes
de bois se sont fondus et
ressortent maintenant de la vanille, des fruits rouges (groseille,
fraise des bois) et des épices (muscade). La
texture en bouche de ce
Mouton Rothschild est
davantage basée sur des
tannins encore un peu verts, que sur le
fruit. Légère
amertume en fin de bouche et bonne
longueur d'une
vingtaine de caudalies. Rebouché et gardé au frais 24h, ce Mouton
Rothschild 97
se présentait sous de meilleurs atours le lendemain.
Nez plus
complexe et
ouvert, où le
boisé initial avait laissé place à un beau
fruit (cassis). Petit rappel de clou de girofle. En bouche
également, c'est plus aimable. Le vin a gagné en
rondeur, la qualité
de la matière ressort mieux, les
tannins sont plus fins et
l'amertume de la veille a quasi disparu. Légère touche lactée sur le
palais. La
finale est régulière et termine sur une très légère note
oxydative. Ce Mouton Rothschild devrait se bonifier dans les années à venir et on
peut estimer qu'il n'atteindra pas son plateau de maturité avant 5 -
8 ans. 89/100.
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Mouton Rothschild 1999, Pauillac,
Bordeaux, France
60% de la récolte utilisée.
Nez toasté de
barrique
"brûlée". Style égal à lui-même
pour ce Mouton Rothschild 99. Très mûr, généreux, solaire, crémeux, un peu sucré. Touches animales.
Un grand vin, cependant un ton au-dessous de ses pairs
Lafite et
Latour. Serait-ce à cause d'une rigueur moindre par rapport
au pourcentage relativement faible de récolte déclassée? 90/100
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Mouton Rothschild 2001, Pauillac,
Bordeaux, France
Arômes riches et variés de poivron rouge, tabac, cèdre,
groseille. Encore marqué par le bois (toasté). L'attaque peine à
s'exprimer, mais ensuite, la bouche se développe agréablement.
Structure droite mettant en avant un très beau fruit. Bel équilibre.
Finale longue, à laquelle je ne reproche qu'une petite pointe
d'astringence. Très belle bouteille "aristocratique" au potentiel
certain. |
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Mouton Rothschild 2001, Pauillac,
Bordeaux, France
Robe rubis foncé.
Nez épicé, bois de
cèdre, fruits presque confits et tabac blond. Impressionnant développement en bouche
de ce Mouton Rothschild 2001 tout en conservant une grande fraîcheur
et une trame
serrée, caractérisée par des
tannins savoureux. Finale complexe, longue
et opulente. Mouton Rothschild 2001.. Une réelle réussite! 91/100
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Mouton Rothschild 2002, Pauillac,
Bordeaux, France
Juillet 2002 - Dégusté après
un double carafage et trois heures debout à température cave.
L'aspect de Mouton 2002 est très profond,
dense et foncé. A l'ouverture, je suis un peu inquiet par un nez
quelque peu réticent, poivré avec des arômes assez végétaux. Après
décision de procéder à un double carafage "à la bordelaise", Mouton
Rothschild 2002 s'en trouve métamorphosé 3
heures plus tard. Les arômes sont assez typiques du Cabernet: fruits
rouges, violette et le cèdre. Plus traces d'odeurs herbacées.. ouf!
Mouton 2002 est élégant et harmonieux tout au
long de la bouche, tannins fins et excellente sapidité. Belle
profondeur.
Un Mouton de style assez strict mais remarquablement élégant,
préfigurant du style des prochains millésimes du Cru. En tout cas,
cette bouteille confirme son statut de vedette du millésime
2002 . Devrait donner son plein potentiel dans une
dizaine d'années. |
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Mouton Rothschild 2002, Pauillac,
Bordeaux, France
Arômes
absolument sensationnels de complexité, bois de
cèdre, épices, framboise,
floral. Superbe vinosité en bouche,
sapide
et friand. Tannins encore sèveux mais d'une très grande finesse d'expression. Tout est absolument calibré pour un faire
de Mouton Rothschild 2002 le
porte drapeau du
millésime. Mouton Rothschild 2002.. La classe! 95/100
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Mouton Rothschild 2004, Pauillac,
Bordeaux, France
Grande finesse au nez, épice, cèdre, floral et de fines notes de
gousse de vanille.. Superbe !
Très belle attaque en bouche, ciselée, racée, dense et tellement
fine, longue.. Le milieu de bouche est ascendant, prenant
progressivement de la puissance qu’il garde tout au long de la
finale.
Un Mouton Rothschild tout à fait remarquable, dont le style a
clairement gagné en finesse depuis quelques millésimes ! 95/100 |
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