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Château Palmer
- Philippe
Delfaut

Les vendanges 2004 à
Château Palmer
-
Margaux
Château
Palmer: 5 octobre 2004 - Derniers Merlots, premiers Cabernets
La première partie des vendanges s’achève, à
Palmer avec les derniers
Merlots situés à l’ouest de la route des châteaux. Les conditions estivales des 3 jours passés ont permis l’achèvement de la maturation de ces parcelles. Plus les jours avancent et plus il apparaît que 2004 est une récolte homogène, tant au niveau des grappes d’un même cep que parmi les ceps d’une même parcelle. Seule la précocité du
terroir semble agir sur la maturité à
Palmer, et nous guide donc dans notre plan de cueillette. Il en résulte que le ramassage des
Merlots
s’est effectué sans hâte, pendant 9 jours entrecoupés de quelques pauses.
Le bénéfice de ces quelques journées estivales est double à
Palmer, car le
Cabernet avait encore besoin de temps pour mûrir les
tanins de ses pellicules, même si les
tanins
de pépins sont mûrs depuis déjà 2 semaines. Nos dégustations de baies nous indiquent depuis ce matin que les premiers
cabernets sur la croupe qui borde le
Château ont fait un bond en avant et qu’ils sont proches de l’optimum. Les peaux sont devenues souples et douces, leurs
tanins
sont veloutés et consistants. Nous prévoyons de les cueillir dès jeudi.
Pendant que l’on cueille les raisins en toute tranquillité, l’équipe du cuvier
de
Palmer
s’active et conduit toutes les opérations de vinification, selon les orientations prises pour chaque parcelle. Température,
remontage,
extraction, tous ses paramètres sont quotidiennement vérifiés et ajustés après
dégustation de chaque cuve. L’odeur dans le cuvier qui fermente est envoûtante, et comme dans le vignoble
de
Palmer, il règne une bonne humeur qui décrit bien le sentiment d’optimisme que nous portons à ce
millésime 2004.
Château
Palmer:
12 octobre 2004 - Les Vendanges s’achèvent !
Débutées le 27 septembre, nos vendanges se seront déroulées sur 3 semaines ! Ce mercredi marque la fin de nos vendanges
à
Palmer
avec nos 2 équipes extérieures. Seule subsiste une parcelle tardive que nous cueillerons avec notre personnel, quand elle aura atteint son optimum de maturité. Une caractéristique importante de ce
millésime, à
Palmer est que, malgré les dates très proches de
véraison entre le
Merlot et le Cabernet-Sauvignon, les maturités ont beaucoup différé. Je pense que 2004,
à
Palmer
sera un millésime de
terroir avant tout et qu’il deviendra un
millésime de vigneron si celui ci est parvenu à comprendre les multiples expressions de son parcellaire.
A Château
Palmer, l’importance des travaux en vert opérés en juillet pour contrôler la surface foliaire et réguler le nombre de grappes par pied, donc le
rendement, aura permis à chaque parcelle d’exprimer
son potentiel dans les meilleures conditions. Cette année plus
que les précédentes, nous avons, à
Palmer,
individualisé les vinifications de nos parcelles
parce que le sol, le sous-sol, la topographie ont joué un rôle
majeur, que nous avons bien mis en évidence lors de nos
dégustations de baies au vignoble. C’est à ce moment-là dans la
vigne, que le vigneron ou l’œnologue commencent à faire leur
vin. Dans le cuvier de
Palmer,
les fermentations vont bon train. A ce jour, la plus grande
partie des
Merlots a fini de
fermenter, et poursuit une
macération douce et contrôlée. Leur constitution me fait de plus en plus penser à celle de 2002 : des vins concentrés qui ont du corps, à la fois charnus et puissants. Des vins assez classiques parce que très bien équilibrés.
Les cabernet
commencent juste leur fermentation et on en attend beaucoup tant
les peaux paraissent mûres, comme les pépins d’ailleurs. Ces
pépins qui ont parfois du mal à mûrir dans les millésimes tardifs étaient curieusement mûrs avant les peaux cette année, ce qui est assez rare.
A
Palmer
alors que l’année s’achève pour le vigneron, le nouveau
millésime naît dans nos chais et toutes nos attentions se portent désormais sur lui. Une fois encore, les vendanges,
à
Palmer
se terminent dans la bonne humeur. Nous n’avons connu qu’un seul jour de pluie hier, et nous finissons le 13 octobre comme en 1983 (nous avons commencé un jour plus tôt), autre
millésime tardif et très réussi à
Palmer!
Philippe Delfaut ,
Château Palmer
chateau-palmer.com/fr1
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