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Château
Gazin
- Nicolas & Christophe de Bailliencourt dit Courcol

Les vendanges 2005 à Château
Gazin -
Pomerol
Vendanges 2005 à
Gazin
mardi 27 septembre 2005
Les vendanges 2005 sont aujourd’hui terminées, à
Gazin, comme dans la majorité des vignobles de l’appellation
Pomerol. Elles commencent à peine à
Saint Emilion et dans le
Médoc.
Comme chaque année, je vais vous dire que ce
millésime est superbe, supérieur au 2004, lui-même bien meilleur que le surfait 2003, et le 2002. En fait, ce 2005 pourrait être,
à
Gazin
ce qu’il y a de mieux depuis 1982. Certains pensent aussi au 1989… A voir. Mais il est sûr que ce
millésime est bien parti pour être un succès. (Rassurez-vous le 2004 se confirme, lui aussi, comme un grand
millésime).
Pourquoi ? A Château
Gazin,
nous avons fait des vendanges en vert au début du mois de juillet. Les
rendements sont assez faibles, inférieurs à 40 hl (pour un
rendement qui ne devait pas dépasser 47hl, à Pomerol). Il faudra cependant attendre la fin des écoulages pour en avoir le cœur net. Les conditions météo,
à Château
Gazin,
ont été excellentes, cet été, avec une
floraison précoce (première fleur le 23 mai !) suivie d’une
véraison presque achevée début août. Pendant toute cette période la pluie est venue rafraîchir la vigne aux bons moments, sans exagération. L’année a été sèche, dans son ensemble, au grand dam des maïsiculteurs, et pour le plaisir des vignerons.
Le début de septembre (le 9 et le 10) a connu deux épisodes pluvieux très abondants, et très préoccupants. Mais le déluge s’est arrêté. Les vendanges ont commencé,
à Château
Gazin,
sous une petite pluie fine, le 12 septembre. Puis le beau temps s’est remis de la partie, le 13, et ne nous a pas quitté depuis… Les
Merlots étaient tous ramassés le 20 septembre, ainsi que les
Cabernets-Francs. Les
Cabernet-Sauvignon l’ont été le 26. La vendange est mûre à point, (c’est-à-dire sans sur maturité) et avec un excellent niveau d’acidité. Tout est
équilibré à Château
Gazin, ce qui est indispensable si l’on veut faire des grands vins avec un degré naturel de 13,5°. (Nos vins,
à
Gazin se contentent généralement de 12,5°, ce qui est largement suffisant).
Les tables de
trie n’ont pas servi, autrement que pour retirer
quelques feuilles ou quelques cailloux collés aux paniers des
vendangeurs et tombés dans les hottes. A l’heure actuelle, à
Gazin
les cuves dégagent des parfums à la fois de fruits mûrs et
frais. La couleur est superbe et, après quelques remontages,
déjà très noire.
Ce qu’il faut maintenant, à Château
Gazin
c’est garder à ce vin sa fraîcheur, préserver sa complexité pour
l’avenir et surtout éviter de faire des vins « confiturés », à
la cerise noire ou au cassis. Certes, ils plaisent beaucoup aux
dégustateurs amateurs lors des primeurs, mais, on le sait
aujourd’hui, ne tiennent pas dans le temps, ne se bonifient pas
au vieillissement, se ressemblent tous, pommadés qu’ils sont et
maquillés de bois neuf.
Nicolas & Christophe de Bailliencourt dit Courcol, Chateau Gazin
http://www.chateau-gazin.com/
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